Guide des Vins du Monde

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samedi 26 avril 2008

Coups de cœur en Savoie

Maison ANGELOT 01300 Marignieu Tél. 04 79 42 18 84 Fax. 04 79 42 13 61 e-mail : maison.angelot@proveis.com www.maison-angelot.com Domaine familial de 23 ha. Excellent Bugey Reflet de Terroir 2006, assemblage du Gamay et d’un soupçon de Mondeuse, charnu et parfumé (fruits rouges surmûris, cuir, épices), de belle robe, à déguster sur un rôti de porc, par exemple. Le Bugey Pinot noir rouge 2005, où dominent des notes de cassis et de griotte, est riche et long en bouche, de bonne évolution. Excellente Roussette de Bugey blanc 2005, au nez de tilleul, bien fruitée, de jolie bouche, souple et ferme à la fois, tout en rondeur. Goûtez le Bugey Extra brut, méthode traditionnelle, de bouche distinguée où dominent les fruits secs, de robe dorée, savoureux, tout en subtilité aromatique, d’une belle longueur, tout en fraîcheur, parfait à l’apéritif comme sur un saumon grillé. Goûtez aussi le Marc et la Fine du Bugey.

Alain BOSSON Domaine du Véronnet 73310 Serrières-en-Chautagne Tél. et Fax. 04 79 63 73 11 e-mail : alain.bosson@wanadoo.fr www.veronnet.com Un vignoble de 8 ha (3e génération) situé sur des coteaux à fortes pentes exposés sud-ouest, avec des sols pauvres et peu profonds constitués de sable de molasse. Excellente Roussette de Savoie (Altesse), un beau vin très parfumé (fruits secs, fruits blancs), très harmonieux, ample, très distingué, une nouvelle fois très élégant. Le Chautagne rouge Mondeuse 2006, au nez où dominent le pruneau et la framboise, est un vin de bouche flatteuse et riche à la fois, suave, avec des tanins veloutés, tout en bouche. Le Chautagne blanc 2006, bien typé Jacquère, est tout en nuances et fraîcheur, de belle robe, au nez de petits fruits et de fumé.

Denis FORTIN 152, Chemin de la Mairie 73190 Saint-Baldoph Tél. 04 79 28 25 58 Fax. 04 79 28 21 63 Domaine de 6 ha qui s’étend principalement sur les bas coteaux du Granier. Culture raisonnée. On y élève ce savoureux Apremont Prestige 2006, issu de vieilles vignes puis fort bien élevé sur lies fines, légèrement perlant comme il se doit, avec ces nuances subtiles et bien caractéristiques où l’on retrouve la noisette et de petites fleurs fraîches, de belle robe, un vin léger, plaisant, vif mais ferme et suave en bouche, très persistant, tout en harmonie, d’une jolie finesse, parfait à l’apéritif, comme sur une raclette ou une fondue savoyarde. 

Château de LUCEY Michaël Grosjean 73170 Lucey Tél. et Fax. 04 79 44 01 00 Remarquable Roussette-de-Savoie Altesse, un vin très bien vinifié et élevé en fûts de chêne, de robe d’un bel aspect jaune et or, typé, au nez minéral et subtil, un joli vin par sa fraîcheur en bouche et sa persistance aromatique, tout en finesse, parfait sur les poissons de lac. Jolie Mondeuse 2004, Médaille d’Or à Mâcon de bouche ronde et persistante, de jolie robe, tout en arômes (cerise, violette), à la fois fruité, souple et riche, à ouvrir sur un jambon de montagne comme avec un lapin à la broche. Le Pinot élevé et vinifié en Fût de chêne est bien corsé, de bonne bouche avec ces notes très caractéristiques et persistantes de fumé et de fruits rouges (griotte, mûre), aux tanins harmonieux. Très beau rapport qualité-prix-plaisir.

Jean PERRIER et Fils Gilbert Perrier BP 3 73800 Saint-André-Les-Marches Tél. 04 79 28 11 45 Fax. 04 79 28 09 91 e-mail : vperrier@vins-perrier.com www.vins-perrier.com Au sommet. Belle maison dirigée par le chaleureux Gilbert Perrier, chevalier de l’ordre du Mérite agricole. Superbe Chignin-Bergeron Fleur de Roussane 2006, de belle robe, au parfum d’amande fraîche et d’agrumes mûrs, très frais, intense et ample, au nez complexe, ferme et suave en bouche, très persistant. L’Apremont cuvée Gastronomie 2006, alliant rondeur et fraîcheur, au nez envoûtant, est un vin riche au nez comme en bouche. La Roussette de Savoie Château de Monterminod 2005, d’une grande typicité grâce à son terroir et son cépage Altesse, est d’une belle harmonie, tout en finesse, ample, aux nuances subtiles de pomme et de fruits secs. Belle Mondeuse d’Arbin Graine de Terroir 2005, un vin élevé en fûts de chêne, au nez de cerise confite, riche en bouche, aux tanins bien souples et savoureux, toujours très abordable. Le Gamay Chautagne cuvée Réserve 2006 est très agréable, friand comme il se doit. La Roussette-de-Savoie Cru Monthoux cuvée Prestige 2006, médaille d’Argent au Concours des Grands Vins de France Mâcon 2007, est de belle robe brillante et limpide, de bouche savoureuse et intense, au nez délicat de noisette et de fruits frais. Goûtez la Méthode Traditionnelle Brut, bien équilibrée, de mousse fine et persistante, d’une belle harmonie au nez comme en bouche, aux arômes de fleurs blanches, alliant saveur et distinction. Très nombreuses récompenses obtenues et largement méritées.

jeudi 6 mars 2008

La France a du talent : les meilleurs vignerons de l'année

Cette année, avec ce millésime 2007, nous allons avoir l’occasion de voir l’art des vignerons, la force des terroirs et de revenir vers des vins plus classiques, mieux équilibrés, plus élégants. Il faut comprendre que la force de nos vins, c’est justement d’apporter une finesse qu’un bon nombre de concurrents ne peuvent s’offrir. Qu’est-ce qui différencie en effet un vin français d’un autre ? On a les mêmes cépages, les mêmes techniques de viticulture et d’œnologie... Il y a trois paramètres qui font la différence :

- les sols. À l’exception de l’Italie, aucun autre pays ne possède une aussi grande palette de terroirs, dans lesquels on a su planter -c’étaient souvent des moines- les cépages adéquats. Les exemples pullulent, partout : à Chablis (sols kimméridgiens), en Champagne (la craie, le calcaire), en Bourgogne (pierrosité, marnes rouges ferrugineuses, marnes blanches, sols bruns calcaires...), dans la Vallée du Rhône (molasses, quartz roulés, argiles rouges...), dans la Loire (terres argilo-siliceuses -les fameux”silex”, schistes, plateau calcaire -le “‘tuffeau”, craie marneuse...), à Bordeaux (sols graveleux, graviers, croupe de graves garonnaises...), etc.

- les climats. Quels sont les autres vignobles qui possèdent autant de variations climatiques ? Faut-il rappeler l’influence du mistral en Provence et dans le Rhône, de la forêt en Champagne, de l’océan ou des fleuves à Bordeaux, des positions des vignes sur les versants en Bourgogne comme leur altitude en Alsace, de la méditerranée et du vent en Languedoc, etc.

- les hommes. On a des vignerons dont les ancêtres faisaient du vin il y a plus de 500 ans ! On a des hommes et des femmes qui parviennent -malgré les modes et les appels des “sirènes”- à rester au plus haut niveau depuis des décennies, bien avant que l’on imagine même de pouvoir planter des vignes en Australie ou en Californie, bien avant que l’on nous chante les louanges des vignobles de Nouvelle-Zélande, d’Argentine ou de Roumanie.

Bref, on sait non seulement faire du bon vin, ce que tout le monde peut faire, je vous l’accorde, mais on sait surtout faire des vins racés, reconnaissables entre mille, qui sentent ce “fumé” bourguignon, déploient ce “velours” libournais, cette “chair” en Médoc ou à Châteauneuf, cette “minéralité” à Pouilly ou à Meursault, cette fraîcheur en Champagne comme dans nos grands liquoreux. C’est cela notre force : la différence, la variété, l’originalité... La typicité, ce n’est rien d’autre que l’association d’un sol, d’un micro-climat, d’une plante et d’un homme.

Vous comprendrez que l’on est loin des producteurs qui se disent “modernes”, “révolutionnaires”, “découvreurs”, trop imbus d’eux-mêmes... et nous abreuvent de produits standardisés, au goût régulier chaque année, confondant le principe de se servir des techniques modernes pour “coller” à la nature et celui de les utiliser à outrance (surmaturation, surconcentration...). Nous, on aime les vins qui ont une âme, qu’ils valent 7 € ou 100 fois plus, élevés par des vignerons conviviaux, passionnés et humbles face à la nature. Ces vignerons ont du talent et sont dans ce numéro.

Merci de votre fidélité.

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dimanche 2 mars 2008

Nos coups de cœur à Châteauneuf-du-Pape

Domaine Juliette AVRIL Marie-Lucile et Stéphan Brun 8, avenue Pasteur 84230 Châteauneuf-du-Pape Tél. 04 90 83 72 69 Fax. 04 90 83 53 08 e-mail : domainejulietteavril@vinsdusiecle.com www.vinsdusiecle.com/domainejulietteavril Un vignoble de 22 ha, dont la moitié des vignes a plus de 50 ans. Très beau Châteauneuf-du-Pape rouge 2004 (75% Grenache, 10% Syrah et 15% Cinsault, Mourvèdre, Counoise et Vaccarèse, vendanges manuelles, cuvaison longue et vieillissement en fûts de chêne), riche, coloré et bouqueté, aux notes de cerise confite et d’humus, avec cette bouche chaleureuse et puissante, un vin ferme et fruité, finement épicé. Le Châteauneuf blanc (45% Grenache blanc, 25% Roussane, 15% Clairette et 15% Bourboulenc sur sol de marne, vendanges manuelles avec tris), de jolie robe dorée, est de bouche parfumée et persistante, avec ces notes de fruits frais, de tilleul et de miel, un grand vin dense et savoureux. Goûtez le Côtes-du-Ventoux rouge 2004, 60% Grenache, 30% Syrah et 10% Carignan sur sols argilo-calcaires, aux notes de mûre et d’humus, coloré et ferme, un vin de bouche bien charnue. 

Cuvée du VATICAN Sarl Vignobles Diffonty Jean-Marc Diffonty Route de Courthézon BP 33 84230 Châteauneuf-du-Pape Tél. 04 90 83 70 51 Fax. 04 90 83 50 36 e-mail : vignoblesdiffonty@free.fr Monte en grade dans le Classement. Le vignoble s’étend sur 28,5 ha (terroir de terres graveleuses, de sols sablonneux ou argilo-calcaires). Beau Châteauneuf-du-Pape rouge cuvée du Vatican 2005, de robe pourpre, un vin volumineux, au nez dense avec des notes de violette, de réglisse et de pruneau, classique et concentré, alliant finesse et structure.  Le Châteauneuf-du-Pape rouge Réserve Sixtine 2006 est encore jeune, de jolie robe intense, puissant en bouche, aux tanins fermes et bien équilibrés, aux notes de fruits rouges mûrs caractéristiques (pruneau, myrtille), un vin parfait sur un canard. Le Châteauneuf-du-Pape cuvée du Vatican blanc 2005 est très bien élevé, alliant nervosité et gras, au nez envoûtant et persistant, marqué par ces notes de fleurs blanches et de pain grillé, à déboucher sur une volaille rôtie ou un sandre.

Château FORTIA MM. Pastre et Le Roy de Boiseaumarié BP 13 84230 Châteauneuf-du-Pape Tél. 04 90 83 72 25 Fax. 04 90 83 51 03 e-mail : chateaufortia@vinsdusiecle.com www.vinsdusiecle.com/chateaufortia À la tête des Premiers Grands Vins Classés. “Les vendanges 2007 ont commencé avec une semaine d’avance, nous prtécise Pierre Pastre. Nous avons eu un été très sec contrairement à certaines autres régions et avons donc vendangé des raisins très sains. Les teneurs en sucre étaient élevées et les vins s’annoncent puissants, la couleur rouge foncé est profonde, cela est dû à la maturité parfaite. Nous nous situons encore entre une très bonne année et une année exceptionnelle dans la lignée des 2006 et 2005. Les blancs sont d’une belle fraîcheur, nous les avons récoltés assez tôt pour préserver leur délicatesse aromatique. Pour les rouges, les fermentations ont été vigoureuses, ce qui est très bon signe. Les rendements sont excessivement bas, volontairement limités à 35 hl/ha.” On se fait plaisir avec ce Châteauneuf-du-Pape rouge cuvée du Baron 2005 (45% Grenache, 40% Syrah, 15% Mourvèdre), un grand vin charnu et très parfumé, de robe pourpre sombre, aux arômes de fruits noirs avec des notes de grillé et charpenté, de belle garde. Le 2004 est très riche au nez comme en bouche, de grande structure, de couleur intense, au nez complexe où dominent les épices et la vanille. Le Châteauneuf-du-Pape rouge Tradition 2005 (95% Grenache, 5% Syrah) est typé, au nez de griotte et de cassis mûrs, un vin dense et complexe, très parfumé, dominé par les fruits macérés, de robe pourpre soutenu, un vin riche et bien en bouche, à apprécier sur un filet de bœuf en croûte. Le 2004 associe couleur et matière, au nez à dominante de fruits frais et d’humus, riche et subtil, de bouche dense. Remarquable Châteauneuf-du-Pape blanc 2005, de belle robe dorée, gras et suave, un vin d’une grande séduction, aux arômes de fruits blancs mûrs, d’une grande richesse aromatique en finale. Le 2004 se goûte aussi très bien, aux nuances de coing et de pain grillé, , riche en arômes comme en charpente. 

Château de HUSSON Bernard et Jérôme Granget 2031, Chemin des Saintes Vierges BP 56 84350 Courthezon Tél. 04 90 33 02 96 Fax. 04 90 33 16 82 e-mail : granget.bernard@wanadoo.fr La cinquième génération est aux commandes. Savoureux Châteauneuf-du-Pape rouge cuvée Melchior de Joanis 2003, un vin de bouche charnue, coloré, au nez concentré (violette et cassis), aux tanins bien fondus mais bien présents. Le Châteauneuf-du-Pape blanc 2005, au nez fleuri, suave et puissant, d’une très belle persistance aromatique en bouche, avec des nuances de pêche et de tilleul, très bien équilibré en finale, est tout en bouche.

Domaine MATHIEU Scea André et Jérôme Mathieu Route de Courthézon BP 32 84231 Châteauneuf-du-Pape Cedex Tél. 04 90 83 72 09 Fax. 04 90 83 50 55 e-mail : dnemathieu@aol.com Au sommet. Exploitation familiale de 22 ha, transmise de père en fils depuis 4 siècles. Superbe Châteauneuf-du-Pape rouge Marquis d’Anselme 2005, issu de vignes centenaires, goûté brut de foudre, ni collé, ni filtré, aux notes de pruneau et de sous-bois, de bouche pleine et généreuse, aux tanins fermes, de garde. Beau Châteauneuf rouge Tradition 2005, issu de vieilles vignes et d’une longue macération, coloré, de belle charpente, alliant finesse et concentration, avec ces nuances de groseille, finement tannique. Remarquable Châteauneuf blanc 2006, aux arômes de fruits et de fleurs, avec des notes subtiles de miel, d’une grande persistance aromatique, associant charme et puissance, de belle évolution. Le 2005, de robe jaune aux reflets verts, dense et floral en bouche, harmonieux, est complexe avec ces notes de citron et de tilleul, tout en arômes, d’une finale persistante. Goûtez leur Côtes-du-Rhône rouge 2005, de robe rubis, au nez de petits fruits rouges mûrs, très parfumé, ample, de bonne charpente, généreux et persistant, et le très joli CDR rosé 2006, tout en fruits.

Château MONT-REDON Jean Abeille et Didier Fabre 84230 Châteauneuf-du-Pape Tél. 04 90 83 72 75 Fax. 04 90 83 77 20 e-mail : montredon@vinsdusiecle.com www.vinsdusiecle.com/montredon Incontestablement à la tête des Premiers Grands Vins Classés avec ce Châteauneuf-du-Pape rouge 2005, issu majoritairement du Grenache (60 %), de la Syrah (19 %) et du Cinsault (15 %), dense en bouche, charpenté, un vin de couleur pourpre intense, au nez puissant et subtil à la fois, aux notes de fruits mûrs (cassis, griotte) et de truffe. Chaleureux 2004, où dominent des notes de groseille et de garrigue, de couleur pourpre, aux nuances de fruits surmûris (framboise, griotte) et d’humus en bouche, un grand vin typé comme nous les aimons. Superbe 2003, de charpente à la fois puissante et souple, avec beaucoup de matière, des arômes de fruits rouges complexes (cassis, mûre), des nuances de griotte, de cannelle et de fumé, un vin dense. Le 2001 est vraiment remarquable, un vin de bouche puissante et dense, aux tanins bien fondus, au bouquet complexe où s’entremêlent des notes de petits fruits rouges bien mûrs et de réglisse, de grande évolution comme le 2000. Remarquable Châteauneuf blanc 2005, d’une couleur aux reflets verts, au nez très aromatique, onctueux avec beaucoup de fraîcheur et de vivacité, très bien élevé, dense et parfumé, tout en bouche, fleurant bon les amandes, la pêche et les fleurs, très classique, puissant et subtil à la fois. Beau Lirac Mont-Redon blanc 2005, de bouche soyeuse, un vin ample, gras et vif à la fois, parfait sur des gambas grillées. de bouche florale et subtile, aux arômes de noisette et d’amande grillée, une belle réussite. Le blanc 2004 sent les fruits frais et l’amande, de bouche onctueuse et vive, avec des notes subtiles de coing et de noisette, un joli vin, fin et dense à la fois, tout en charme comme le Lirac rouge 2004, de belle couleur grenat, au nez de sous-bois et de griotte, associant finesse et charpente. Goûtez le CDR rouge 2005, de couleur profonde, bien corsé, où dominent les fruits mûrs, aux tanins fondus, bien en bouche, vraiment très abordable, et l’excellent CDR blanc 2006 (cépage Viognier), très onctueux, de bouche subtile à dominante de fruits frais et de fleurs. Tout en fruité et finesse, le Côtes-de-Provence Château Rio-Tord rosé 2006, provenant de leur autre domaine familial, et le Marc de Châteauneuf-du-Pape blanc, un régal, à boire frais en digestif. Exceptionnel rapport qualité-prix-typicité.

SAINT-BENOÎT Gérard Jacumin Route de Sorgues 84230 Châteauneuf-du-Pape Tél. 04 90 83 51 36 Fax. 04 90 83 51 37 e-mail : saint.benoit@wanadoo.fr www.saintbenoitvins.com Un remarquable Châteauneuf-du-Pape cuvée XIII 2005, avec des notes intenses de petits fruits rouges surmûris et d'épices, charnu, coloré et parfumé, charpenté, aux tanins amples. Le Châteauneuf-du-Pape Soleil et Festins 2005 (80% Grenache, 10% Syrah et 10% Mourvèdre) a des arômes puissants de griotte, des tanins bien présents, un vin volumineux et persistant en bouche. Le Châteauneuf-du-Pape Saint-Benoît Grande Garde, avec des nuances de cassis et de violette, allie charpente et souplesse en bouche, un vin de garde. Vous aimerez aussi ce Châteauneuf blanc La Gardiole 2005, issu d’une des rares vieilles Roussane du terroir de Châteauneuf-du-Pape (parcelle de 25 ares qui date de 1949), très savoureux, aux nuances de coing et de pain grillé, un beau vin tout en bouche, riche en arômes comme en charpente.

Domaine du VIEUX-LAZARET Vignobles Jérôme Quiot Avenue Baron-le-Roy, BP 38 84230 Châteauneuf-du-Pape Tél. 04 90 83 73 55 Fax. 04 90 83 78 48 e-mail : vignobles@jeromequiot.com www.jeromequiot.com À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Exceptionnel Châteauneuf-du-Pape rouge Domaine du Vieux-Lazaret 2005 (67% Grenache noir, 22% Syrah, 5% Mourvèdre, 4% Cinsault et 2% autres cépages sur des sols de galets, de terrasses caillouteuses et des sols argileux, vignes de 40 ans en moyenne), tout en bouche, avec des nuances de fumé, parfumé (cassis, griotte), aux tanins très équilibrés, à la fois puissant et souple. Le 2004 est dense et complexe, dominé par les fruits macérés, de robe pourpre soutenu, un vin riche et bien en bouche. Le Châteauneuf blanc 2004 (45% Grenache blanc, 30% Clairette, 20% Bourboulenc et 5% Roussane, sur des sols argileux, vignes de 30 ans en moyenne) est tout en finesse d’arômes, un vin très équilibré en acidité, dense et floral, très harmonieux, un vin ample sentant bon les noisettes et la pêche, à ouvrir sur un poisson au four. Splendide Châteauneuf-du-Pape cuvée Exceptionnelle (60% Grenache et 40% Syrah), avec ce nez de kirsch très spécifique, de couleur profonde, un vin riche et parfumé, de bouche fondue et puissante à la fois, de grande évolution. Le Châteauneuf-du-Pape Domaine Duclaux rouge 2004 (cépages dominants 70% Grenache, 20% Mourvèdre, sur des sols de galets roulés, d’alluvions, de sable, de cailloux et des sols argilo-calcaires, vignes de plus de 50 ans en moyenne) est de couleur intense, charnu, aux notes de pruneau, dense et puissant, coloré et parfumé, alliant charpente et rondeur, de garde. Goûtez aussi le Côtes-du-Ventoux Domaine du Vieux-Lazaret (65% Grenache noir, 30% Syrah et 5% de Cinsault et de Carignan, vignes de 30 ans en moyenne), au nez dominé par les petits fruits rouges (cassis, framboise), aux tanins très équilibrés, et ce CDR rouge Château du Trignon 2005 Plan de Dieu. Le Plan de Dieu est un nouveau CDR Villages reconnu pour la typicité de sa terrasse alluviale riche en galets, cépages Grenache et Syrah élevé pour 20 % en fûts de chêne, dense au nez comme en bouche (cassis, garrigue), aux tanins enrobés, de couleur cerise soutenue, régulièrement réussi. Très beau rapport qualité-prix-typicité.

Voir le Classement 2008

vendredi 15 février 2008

La vérité sur la qualité du millésime 2007 en Médoc

Dans la presqu’île du Médoc, il y a de tout, et notamment des appellations très différentes, sur le plan de la géographie, de l’influence du fleuve, des sols, des croupes... cette différence s’exacerbant même dans une appellation comme Margaux où les terroirs ne sont pas du tout homogènes.

Prenons trois exemples de sols qui, à mon sens, ont très bien réagi aux conditions climatiques d’année 2007 :

- À Margaux prédominent les graves garonnaises, sur un plateau central de 6 km de long sur 2 km de large. Au sud-est, le vignoble domine les terres basses de l’estuaire. Son versant oriental est légèrement échancré par des vallons secs qui le festonnent en croupes successives. Les graves de Margaux ont été étalées en nappe par une ancienne Garonne au Quaternaire ancien. De belle taille, elles sont associées à des galets de dimension moyenne qui constituent le plus bel ensemble günzien du haut-Médoc. C’est sur cette nappe ancienne, qui repose sur un soubassement tertiaire calcaire ou argilo-marneux, que sont installés les meilleurs crus médocains. Beaucoup de graviers et de cailloux, des sols pauvres retenant mal l’eau, une vigne profondément enracinée, toutes les conditions de réussite sont réunies dans ces terroirs pour favoriser la qualité d’un millésime comme le 2007.

- À Saint-Julien, le terrain est pratiquement le même sur l’ensemble de la commune. Seule la proximité plus ou moins grande du fleuve peut entraîner quelques variations climatiques. En fait, la nappe de graves de Saint-Julien-Beychevelle prend la forme d’un grand rectangle de près de 5 km de longueur sur 3,5 km de largeur. Et la nappe alluviale est particulièrement bien disséquée en croupes de graves garonnaises du quaternaire ancien.

- À Saint-Estèphe, le sol est caractérisé par la diversité remarquable de la composition de ses couches, conséquence de son modelé accidenté, et un excellent drainage naturel. Partout il est semé de quartz et de cailloux roulés, mêlés à une terre légère et sableuse en surface qui confère aux vins une finesse toute particulière. Quant au sous-sol, il est constitué du fameux calcaire qui affleure à l’ouest de la commune.

Eh bien, ces sols ont parfaitement joué leur rôle cette année.

lundi 31 décembre 2007

VinoVox, c'est parti !

Le voilà, le résultat de notre force sur Internet. Le 1er vrai magazine du Vin sur le Web, alimenté par des centaines d'articles, de liens, de flux, de reportages, de présence sur le terrain... C'est -une nouvelle fois- du jamais vu, gratuit et unique ! Le mieux, c'est que vous alliez voir : Vinovox

samedi 29 décembre 2007

My Space

J'ai ouvert mon espace sur My Space en Novembre. Il est personnel, c'est-à-dire que j'y aborde mes passions, notamment l'art contemporain (mon épouse Brigitte et moi projettons l'ouverture d'un "espace" d'art moderne à Auros), la musique, le cinéma et la littérature. Plus d'une centaine d'ami(e)s (112, à ce jour) sont déjà venus me rejoindre, français, italiens, américains, canadiens, belges, artistes, compositeurs, peintres..., j'ai déjà réservé des tableaux, hésite sur une sculpture, ai promis d'aller voir un concert... On se doute que c'est un média exceptionnel pour tisser des liens et partager son expérience. Très agréable, très enrichissant. Le Net, c'est cela, avant tout.

jeudi 8 novembre 2007

Bordeaux : coups de cœur et de bluff...

Comme en Bourgogne, on ne peut que regretter que beaucoup de crus bordelais, réputés ou non, “classés” (en 1855..., merci pour l’actualisation) ou non, “classés” à Saint-Émilion ou en “Crus Bourgeois” du Médoc (les 2 classements étant juridiquement obsolètes, ce qui la fout bien) atteignent des prix qui ne sont plus conformes au plaisir qu’ils procurent. 

J’aime les vrais vins de Bordeaux, du plus grand au plus modeste, et les consommateurs comme les producteurs savent que je défends ce qui les intéresse, et les distingue : le rapport qualité-prix-typicité. Si l’on fait un grand Margaux ou un Pomerol racé à 40 ou 80 e, il les vaut bien. Idem pour une gamme plus abordable, en Graves, dans les Satellites, les Côtes ou en Bordeaux Supérieurs, où les progrès sont exceptionnels.

En-dehors de quelques crus mythiques pour lesquels le prix n’est plus un facteur estimatif (on entre alors dans le monde du luxe), ce qui n’est pas du tout justifié aujourd’hui, et on l’a vu -hélas- avec les augmentations de prix du millésime 2005, c’est un Saint-Émilion “fardé” comme un acteur du carnaval de Venise à 80 e (voire bien plus), un “simple” Médoc à 25 e, un “bon” machin à 20 e ou un Bordeaux Supérieur ultra-barriqué à 15 e. À force de prendre les consommateurs pour des gogos (demain, les Russes ou les Chinois le comprendront aussi), certains vont s’en mordre les doigts...

Pour mémoire, il existe deux “crises” actuellement, très différentes, voire opposées, dans beaucoup de vignobles : celle, désastreuse pour ceux qui la subissent, qui touche certains viticulteurs, la plupart étant dépendants des prix trop bas du tonneau, qui ont du mal à se faire rémunérer correctement. Les causes sont complexes (un certain négoce peu solidaire parfois, une politique de plantation trop importante, des barrières étatiques…). Ils méritent d’être soutenus, et l’on fera ce que nous pouvons pour les aider. C’est une crise sociale.

L’autre crise concerne un bon nombre de vins, à Bordeaux, notamment : trop chers ou trop sensibles à la mode (“vins de garage”), trop endormis sur leurs lauriers, trop imbus d’eux-mêmes, alors que le respect des consommateurs (proposer un vrai rapport qualité-prix cohérent) est impératif. Les acheteurs se sont sentis lésés. On parle beaucoup trop d’argent, de prix, de bonnes notes glanées chez un “gourou” quelconque, et c’est ce que le consommateur retient, alors que, bien sûr, ceci ne concerne qu’une petite minorité. C’est une crise de confiance, et, en même temps, une crise d’identité, tant un bon nombre de vins ont perdu leur spécificité.

Les “primeurs” (depuis 2000, et surtout 2005 où certains crus ont sorti des prix déments et incautionnables) font des vins bien trop chers, et cela commence à créer un sérieux malaise à Bordeaux, tant il y a de différence entre 2 vins d’une même appellation. Pourquoi payer une bouteille à 50 ou 200 e quand on peut trouver du plaisir dans une bouteille 4 à 10 fois moins chère (même si, et je le sais, que les vins ne sont pas “comparables”) ? Je n’ai jamais soutenu ces vins “parvenus” qui se moquent bien du marché français (et de ses consommateurs).

Je ne suis pas non plus intéressé par les vins “confiturés”, sans âme ni vertu, qui font tort à la grande spécificité bordelaise. Pour faire ces “vins”, on récolte des raisins surmaturés, on concentre à outrance (avec des concentrateurs) lors des vinifications, on met le tout dans des barriques où le bois peut, sur demande auprès des tonneliers, vous donner le goût que vous recherchez (de la vanille, du sirop, de la confiture…), et on vous sert un vin à la limite de l’écœurement, noir comme de l’encre, gras comme de l’huile et parfumé comme votre bureau en bois.

Si les vins du Médoc (le dernier Classement “Officiel” des Crus Bourgeois est passé à la trappe sur le plan juridique, comme celui de Saint-Émilion, et on le comprend) sont réputés, ce n’est pas pour être des vins intouchables à cause de leur prix ou “putassiers”, ces vins ou micro-cuvées qui n’existent que pour rafler de bonnes notes à des concours et ne correspondent plus à la grande tradition médocaine. Ces pratiques sont une honte pour la majorité des grands vins de la région, qui sont des vins fermés dans leur jeunesse, typés par leur terroir, et qui demandent d’évoluer dans le temps pour s’exprimer, en fonction de chaque millésime, respectant ainsi la nature. La force du terroir est la base de tout. Les autres sont sans intérêt, et les prix sont souvent déments.

À Pomerol, il y a des vins splendides, très typés par le Merlot qui se plaît à merveille dans ces territoires diversifiés. Il faut noter que, les exceptions et les excès confirmant la règle, les vins bénéficient d’un rapport qualité-prix-typicité justifié par la rareté comme par la convivialité et l’amour du vin.

À Saint-Émilion, on revient dans les histoires de clochers, et à beaucoup trop de frime. Outre un Classement “officiel” qui fait plutôt sourire, faisant “monter” certains crus pour le moins incongrument et discréditant d’autres (Guadet, Faurie, Cadet-Bon, Lamarzelle, Petit Faurie de Soutard, La Tour du Pin Figeac...) qui ne le méritent vraiment pas (le Classement est d’ailleurs annulé par un jugement actuellement), on ne peut aussi qu’être déçu par des vins totalement “fabriqués”, vinifiés par ceux qui croient avoir la “science infuse” et veulent nous faire croire qu’en mettant un vin “200 % en barriques neuves” ou en multipliant les manipulations œnologiques, les concentrations et des “essais”, on sait faire du vin ! Ceux-là se moquent des amateurs et des autres vignerons de l’appellation que nous défendons,qui savent très bien s’il faut mettre 10 %, 20 %, 30 %, 50 % de leurs vins en barriques neuves, ou moins, ou plus, selon la force du millésime et la structure du vin. On ne fait du bon vin, et a fortiori un grand cru, que sur des terroirs propices, de la “crasse de fer” aux argiles profondes, assortis de dépôts marins ou d’alios. Gare à certains prix, totalement injustifiés.

Les meilleurs vins de Montagne, Puisseguin, Lussac ou Saint-Georges se retrouvent dans le Classement des “Satellites” de Saint-Émilion, et proviennent de terroirs spécifiques, limitrophes ou rapprochables d’autres sols d’appellations plus prestigieuses, ce qui leur permet de devenir de grands vins à part entière.

Bien que certains tentent de les mélanger, les deux appellations Canon-Fronsac et Fronsac partagent à la fois des différences et des similitudes. Là aussi, des vins sont surcotés et beaucoup plus marqués par leurs vinifications que par un terroir.

Pour les Graves, il existe une variété importante de styles de vins. Cela va des crus réellement (et historiquement) exceptionnels, issus des territoires de Pessac, Martillac ou Léognan, mais aussi ceux de Podensac ou Portets, certains d’entre eux, dans les appellations Pessac-Léognan (quelques-unes des plus belles bouteilles de la région dans les millésimes 2005 et 2004) comme dans celle des Graves, bénéficiant d’un remarquable rapport qualité-prix-plaisir, d’autres crus atteignant des prix difficilement cautionnables. C’est évidemment le berceau des grands vins blancs de la région bordelaise.

Dans les appellations de Côtes, qui se cherchent toujours, il s’agit de choisir entre les vins typés comme nous les aimons, et d’autres cuvées très spéciales, dépersonnalisées (à ne pas confondre avec les cuvées de prestige retenues), faisant la part belle à des vinifications trop sophistiquées, peu propices à mettre un terroir en avant, s’il existe.

Dans les Bordeaux Supérieurs, les progrès sont constants depuis plus de dix ans, et, loin de la démence des prix de certains autres “cuvées Spéciales”, on savoure de nombreux vins remarquables pour leur rapport qualité-prix-plaisir. La plupart des propriétaires retenus élèvent aussi de jolis Bordeaux blancs qui ont du mal à se faire une image.

À Sauternes (et Barsac), l’équilibre géologique et climatique de la région en fait un milieu naturel idéal pour cette fascinante biologie qu’est le Botrytis cinerea. L’appellation a connu une série de millésimes très différents, du plus exceptionnel (2004, 2001, 99…) au plus difficile (2002). Attention au passerillage, qui n’a rien à voir avec le Botrytis...

En liquoreux, les appellations situées face à Sauternes, recèlent des vins onctueux, qui ont du mal à se faire un nom, pourtant d’un très bon rapport qualité-prix-plaisir.

Mes Classements 2008 sont la garantie de ne pas vous faire avoir. Gare au bluff, donc.

jeudi 18 octobre 2007

20 sur 20 ? mon blog perso qui note mes coups de cœur...

Je me fais plaisir, et j'y aborde pratiquement tous les sujets : la Boxe (regardez attentivement le jeu de jambes d'Ali, et Bretonnel), Sarkozy (je soutiens plus que jamais), Dido (et des vidéos superbes de Clapton, des Stones, de Dylan, Lou Reed, Brian Ferry, Amstrong, ou Callas), Rugby (de Bernard "Madrange" aux Blacks), ce qui nous met mal à l'aise (dont la précarité et cette pauvreté stagnante dans notre pays riche), Villepin (et sa rancœur), une rubrique houlala (de Catherine Breillat à Paris Hilton, du Japon à Jean-Claude Van Damme), le FMI (Strauss-Kahn, pas mal payé), Goldman (Là-bas), de quoi rire ou pleurer, mais aussi le génie des hommes avec les montres à complications (et un Planétarium époustouflant), les voitures à Paris, les vins Californiens, le scandale d'EADS (info ou intox ?), la Poste, mais encore Kouchner (j'aime bien), Lawrence d'Arabie, Rothko (et Soulages, et Warhol, et Tal-Coat, et Krémègne...), Ségolène Royal, BHL, Clearstream, la TVA des restaurateurs, les ministres, l'iPhone, Vuitton, les Echecs, quelques tacles à Fabius (mais aussi à Royal, Copé, Santini, Juppé, Bayrou ou Jospin), Ibiza, de quoi avoir honte, des conseils pour bien acheter (et éviter des vins à prix incautionnables), un peu de technique (du vin soda aux cavernes de Mars), de beaux vins..., des coups de chapeau (Google, Dominique Ferrandez, Cervantes, Imagine et My Sweet Lord en live...), les vins de Toscane, pas mal de coups de gueule ou tout comme (Toupie, Bollinger, les vins de cépages, Parker, Citadelles du Vin...), mes infos préférées (Europe 1, Guillaume Durand), les livres (Alamut, Vargas Llosa, Tourbillon...), bien sûr, puis la crise américaine, ce qui nous fait sourire (dont des articles sur le vin parus dans Le Figaro et Le Monde), les stocks-options (il est bien, Seguin), Brad Pitt, les copeaux de bois, le Champagne, l'astronomie, les grèves, voir et revoir Keyser Soze... le tout noté de 1 à 20, avec humour (quelques vidéos top de Nicolas Canteloup, Gad Elmaled, Florence Foresti), ironie ou conviction. De quoi se divertir mais surtout s'informer sur 20 sur 20 ?

mercredi 17 octobre 2007

Aromatique, cela veut dire quoi ?

Odeur intense, fraîche et franche, typique des vins jeunes. Plusieurs caractères d’arômes sont présents : floral (violette, œillet, rose, jasmin, pivoine, miel…), fruité (cassis, prune, coing, framboise, cerise, noix, figue sèche, châtaigne, amande douce ou amère…), végétal (fougère, sous-bois, myrte, foin frais ou sec, anis, réglisse, menthe, poivre vert, vanille, eucalyptus…), animal (musc, cuir, ambre, graisse, venaison…), minéral (pierre à fusil, silex, iode, craie, poussière…) et synthétique (bonbon anglais, esters, phénols, goudron, matière plastique…). Les vrais vins possèdent toutes les nuances, intimement liées : un vin ne sent pas la framboise ou la cerise, il doit sentir le vin et vous faire penser à des arômes de framboise ou de cerise, nuance…

Voir le vocabulaire du vin

samedi 13 octobre 2007

La force du terroir

Chaque semaine, les meilleurs vins de France, du plus grand au plus modeste.

Voir le site

La France a du talent

Pour Patrick Dussert-Gerber, depuis 28 ans, le vin est une entité à part entière qui associe l’inné et l’acquit, le talent et la passion, le ciel et la terre, l’homme et la science, le matériel et l’irrationnel, la poésie et le savoir, le plaisir et la mesure (si l’on a soif, on boit autre chose)… Il faut respecter à la fois une culture et une éthique. Il faut rester humble devant les dégustations, sincère face à ses convictions, défendre tous ceux qui s’attachent à élever un vin digne de ce nom avec passion et convivialité. Dans cette optique, il y a peu de place pour la frime ou l’arrogance. Le vin, c’est donc le reflet d’un état d’esprit, et d’une éthique, technique et morale. Le reste, l’osmose inverse à outrance, les concentrateurs, le surboisage… c’est du dopage, et du blabla.

Brigitte Dussert : vous aimez beaucoup l’Alsace et ses vignerons. Les vins ont-ils évolué ?

Patrick Dussert-Gerber : l’Alsace est une région toujours aussi forte qui ne rencontre pas de difficulté particulière. Il faut quand même dire que, depuis quelques années, on dégustait des vins plus douceatres avec beaucoup moins d’acidité. Deux paramètres pour l’expliquer : soit c’est l’évolution climatique qui donne des vins plus doux et moins acides et là c’est logique dans des millésimes comme 2003 ou 2005, soit c’est une volonté délibérée ou une mode. Si c’est le cas, attention au risque de dépersonnaliser ces crus. Un Riesling ne doit pas être suave mais, au contraire, bien sec, et l’acidité est nécessaire pour l’équilibre et la typicité de ces vins. J’affectionne particulièrement l’Alsace (quelques origines d’Andlau), la bonne humeur des vignerons, le plaisir de pousser la porte d’un winstub, bref, celui de partager l’amour du vin. Je connais parfaitement le vignoble et il y a un bon nombre de producteurs que j’estime et soutiens depuis mon premier Guide, ce qui ne nous rajeunit pas (Gresser, Schléret, Hauller, Berger, Klein, Jung, Schaeffer-Woerly, Haegi, Rolli, Dussourt, Reinhart, Materne Haegelin…) et d’autres, découverts il y a une dizaine d’années comme Odile Weber, Ruhlmann, Beck, Engel, l’exemplaire Cave de Hunawihr…

Lire le point sur les autres régions

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samedi 29 septembre 2007

Unique, le Champagne

Mon Classement 2008 est un vrai coup de cœur, entièrement actualisé, et vous montre le véritable visage de la Champagne, qui tient compte de la qualité, du prix, de la régularité, de l’accueil et de la passion des hommes. C’est ce qui fait tout son intérêt ; récompenser les meilleurs, les plus connus comme les autres, ceux qui respectent les consommateurs. L’image de marque n’est plus suffisante, c’est la régularité qualitative et des prix justifiés (ou pas) qui comptent.

Il faut considérer le Champagne comme un vin à part entière : les très grandes cuvées de prestige (celles que l’on retrouve dans le Classement dans la catégorie des Premiers Grands Vins Classés, puis dans une bonne partie des Deuxièmes Grands Vins Classés) sont des cuvées de Champagne que l’on boit comme un grand vin, en les associant à des moments du repas, sur des plats appropriés. On a la chance d’accéder ainsi aussi bien au summum de la finesse qu’à celui de la complexité et de la vinosité. Bien que l’on en parle moins (à tort), le terroir, les sols ont toute leur importance en Champagne, apportant une spécificité réelle et différente selon que l’on se trouve à Cramant ou à Épernay, à Ay ou à Bouzy, dans l’Aube ou la Marne. À cela s’ajoute la proportion des cépages, et chaque maison, cave ou vigneron, possède alors les facultés de créer véritablement une cuvée légère ou puissante. Et puis, ce qu’il ne faut pas occulter pour comprendre la différence entre une grande cuvée et une autre, ce sont, outre l’art fondamental de l’assemblage que signe la main de l’homme, les incontournables vins de réserve, que l’on ajoute à des vins plus jeunes. On ne fait un grand vin que si l’on a du stock, l’exception confirmant la règle.

Comme partout également, on trouve aussi des cuvées bas de gamme, qui changent de nom et d’étiquette selon leurs distributeurs, et des cuvées de concours qui masquent l’ensemble de la production, faute de savoir-faire ou d’approvisionnements adéquats. Certaines négociants sont dans ce cas, de plus en plus de producteurs se réservant leurs meilleures cuves ou raisins pour vendre en direct (on les comprend). Il y a aussi des cuvées bien trop chères, difficilement cautionnables, donc.

Attention aussi aux nombreuses marques qui appartiennent à certains “faiseurs”. Ai-je besoin de souligner que, autant que je puisse le savoir (certaines marques – caves coopératives ou négociants – cachant bien leur véritable identité), ceux qui ne sont plus que des noms sur une étiquette ne font pas partie de cette hiérarchie, comme d’autres marques de négoce, dont la qualité n’est pas en cause, qui sont dirigées par des responsables de groupes qui vendent du Champagne aujourd’hui comme demain de la lessive… À quoi bon les soutenir ?

Voir :

dimanche 23 septembre 2007

Acheter Millésimes en direct

http://www.guidedesvins.com/acheter.php

http://www.millesimes.fr/images/couv.jpg

Et nos "concurrents", ils sont où...

Vous savez que je suis peu soucieux des critiques, mais, à des moments, il faut remettre les choses et certains à leur place. On est donc vraiment désolé pour les "concurrents", qui n'arrêtent pas de gloser et ne se gênent pas -eux- pour nous critiquer, même si, on le sait, on ne peut être jaloux que des réussites ou des "institutions".

Bref, sur le 1er et unique réseau mondial d'informations, Internet, il n'y en a que pour Patrick Dussert-Gerber et nos sites qui ramènent au Guide Dussert-Gerber des Vins de France (Albin Michel).

AUCUN AUTRE GUIDE REEL "PAPIER" est avant nous ! En plus, tous nos sites renvoient à MILLESIMES ou aux CLASSEMENTS, directement consultables sur le Net.

Quand un internaute veut acheter ou consulter un guide sur les vins, il tape instinctivement "guide des vins" ou "guide du vin". Pas de Hachette ni de Parker, ni de Bettane, ni de machin ou de truc. On a fait le test, et cela devrait calmer certains :

1/. Google (le 1er, de très loin, plus de 89% du marché, voir : http://barometre.secrets2moteurs.com) - Quand on tape "guide des vins", sur Google, c'est pire pour nos amis, on est en pole position sur 2,7 millions de liens - Avec "guide du vin", on est en 8e position sur plus de 4,2 millions de résultats

2/. Yahoo - Avec "guide des vins", on est en 2e, 3e et 7e positions, sur plus de 4,3 millions de liens - Quand on tape "guide du vin", nous sommes présents 4 fois sur la 1ère page devant plus de 7,1 millions de sites : 2e, 4e, 8e et 10e

3/. Live Search/msn (Microsoft) - Avec "guide des vins", on est en 1ère position sur près de 388.000 résultats - Quand on tape "guide du vin", on est en 2e, 7e et 8e positions sur plus de 540 000 résultats

4/.Vo ila (Orange) - Avec "guide des vins", on est en 1ère, 4e et 7e positions sur près de 1,3 millions de résultats - Quand on tape "guide du vin", on est en 7e et 8e positions sur plus de 1 million de liens

5/. Altavista - Avec "guide des vins", on est en 1ère, 4e et 6e positions sur plus de 4.3 millions de liens - Quand on tape "guide du vin", on est en 2, 3e, et 3e positions sur plus de 7,3 millions de résultats

Evidemment, je ne me suis contenté que des résultats de la 1ère page des moteurs de recherche, mais qui va consulter la 3e ou la 1500e ?

Au top sur le Net

Vous savez que je suis peu soucieux des critiques, mais, à des moments, il faut remettre les choses et certains à leur place. On est donc vraiment désolé pour les "concurrents", qui n'arrêtent pas de gloser et ne se gênent pas -eux- pour nous critiquer, même si, on le sait, on ne peut être jaloux que des réussites ou des "institutions".

Bref, sur le 1er et unique réseau mondial d'informations, Internet, il n'y en a que pour Patrick Dussert-Gerber et nos sites qui ramènent au Guide Dussert-Gerber des Vins de France (Albin Michel).

AUCUN AUTRE GUIDE REEL "PAPIER" est avant nous ! En plus, tous nos sites renvoient à MILLESIMES ou aux CLASSEMENTS, directement consultables sur le Net.

Quand un internaute veut acheter ou consulter un guide sur les vins, il tape instinctivement "guide des vins" ou "guide du vin". Pas de Hachette ni de Parker, ni de Bettane, ni de machin ou de truc. On a fait le test, et cela devrait calmer certains :

1/. Google (le 1er, de très loin, plus de 89% du marché, voir : http://barometre.secrets2moteurs.com) - Quand on tape "guide des vins", sur Google, c'est pire pour nos amis, on est en pole position sur 2,7 millions de liens - Avec "guide du vin", on est en 8e position sur plus de 4,2 millions de résultats

2/. Yahoo - Avec "guide des vins", on est en 2e, 3e et 7e positions, sur plus de 4,3 millions de liens - Quand on tape "guide du vin", nous sommes présents 4 fois sur la 1ère page devant plus de 7,1 millions de sites : 2e, 4e, 8e et 10e

3/. Live Search/msn (Microsoft) - Avec "guide des vins", on est en 1ère position sur près de 388.000 résultats - Quand on tape "guide du vin", on est en 2e, 7e et 8e positions sur plus de 540 000 résultats

4/.Vo ila (Orange) - Avec "guide des vins", on est en 1ère, 4e et 7e positions sur près de 1,3 millions de résultats - Quand on tape "guide du vin", on est en 7e et 8e positions sur plus de 1 million de liens

5/. Altavista - Avec "guide des vins", on est en 1ère, 4e et 6e positions sur plus de 4.3 millions de liens - Quand on tape "guide du vin", on est en 2, 3e, et 3e positions sur plus de 7,3 millions de résultats

Evidemment, je ne me suis contenté que des résultats de la 1ère page des moteurs de recherche, mais qui va consulter la 3e ou la 1500e ?

samedi 22 septembre 2007

Dans Millésimes, les 1000 vins de l'année !

Acheter en direct : http://www.guidedesvins.com/acheter.php

Les Vins du Siècle

Notre site Les vins du Siècle : http://www.vinsdusiecle.com/, qui existe aussi en américain : Top French Wines (http://www.topfrenchwine.com/) va se développer cette année.

Appellation par appellation, une sélection des meilleurs propriétaires de France pour la typicité des vins, leur rapport qualité-prix-plaisir, l'expression de leur terroir et leur passion de vignerons. Une présentation attractive de leur propriété, de la qualité des millésimes, de leurs prix... et surtout la possibilité d'entrer directement en contact avec eux.

vendredi 14 septembre 2007

L'exemplaire Pavillon Bel-Air

Voir son Classement : http://www.guidedesvins.com/pomerol.php

Une réussite avec ce Lalande-de-Pomerol 2004, fort bien élevé, un beau vin classique et très représentatif de ce millésime, élégant, au nez de violette et de sous-bois très caractéristique, franc, ample, corsé et souple à la fois, aux tanins fermes, de bouche savoureuse. Le 2003 est d’un beau rouge sombre, charpenté, avec des tanins mûrs bien présents, très aromatique et ample, avec de la persistance. À ses côtés, il y a bien sûr, le Pomerol Château Beauregard, qui est au sommet. Cette superbe propriété de 13 ha d’un seul tenant bénéficie d’un emplacement privilégié sur le versant sud du célèbre plateau de Pomerol, sur un sol de graves argileuses, de sables, de graviers et de crasse de fer en sous-sol, qui sont les caractéristiques des meilleurs terroirs de l’appellation. On s’en rend vite compte en débouchant ce 2004 (80% Merlot et 20% Cabernet franc, vignes de 35 ans en moyenne), de couleur grenat, aux tanins savoureux, très bien élevé, tout en nuances aromatiques, avec des notes de cerise confite et d’épices, de belle amplitude en bouche, un vin dense, poursuivant son évolution. Superbe 2003, de belle attaque ronde et charnue, aux arômes prononcés de fruits (fraise, cerise, myrtille), un vin suave et harmonieux, très séduisant, d’un beau volume en bouche souligné par des tanins fins, d’une grande persistance. Le 2002 est généreux et persistant, très bien élevé, de belle robe soutenue, aux tanins enrobés, et développe des arômes de truffe et de griotte. Superbe 2001, de couleur intense, avec ce nez puissant et subtil à la fois, typé, parfumé, fondu, d’une grande harmonie en bouche, de garde comme le prouve ce grand 98, très riche, très complet, avec une belle matière présente et savoureuse, de robe sombre, au nez dominé par les petits fruits noirs (cassis), le cuir et la truffe. Remarquable, le second vin, Le Benjamin de Beauregard (60% Merlot et 40% Cabernet franc), dans les mêmes millésimes. Voir aussi le Sauternes Château Bastor-Lamontagne.

Le Guide 2008 est paru

Ce que vous devez absolument retenir cette année

Alsace

Il existe une réelle convivialité des hommes de la région et leurs vins atteignent une typicité rare, procurant la joie du vin, à des prix qui ont tendance à monter. Attention à la complexité des terroirs, voire à l’amalgame entre des crus et des lieux-dits. Il faut rechercher la fraîcheur et la vivacité, au détriment de vins parfois trop souples, qui deviennent de plus en plus “douceâtres”. Les millésimes 2005, 2004, 2002 et 2001 sont savoureux, le 2003 a été plus délicat à vinifier (en Vendanges Tardives, misez sur les 2004, 2001, 2000, 97 ou 89).

Beaujolais

La force du terroir donne une réelle typicité à chaque cru, et les meilleurs vignerons s’évertuent à sortir de beaux vins, chacun représentatif du style de son appellation. Pour s’en apercevoir, il suffit d’objectivité, d’un minimum de connaissance du terrain, de modestie et de partager l’amour du vin comme le font les producteurs du Guide. Le 2006 est réussi mais délicat à maîtriser, le 2005 est très typé, le 2004 est un millésime dense et très aromatique, et le 2003, trop mûr, beaucoup moins intéressant. En Jura et Savoie, de nombreux coups de cœur, avec une gamme qui va de la plus grande fraîcheur à la plus grande complexité.

Bordeaux

Attention aux prix des grands crus 2005, il faut savoir choisir et ne pas se faire avoir.

- Dans le Médoc, la priorité, c’est de laisser s’exprimer son terroir, en respectant la vigne, en limitant les rendements, en pratiquant la lutte raisonnée, en laissant faire la nature… Il y a une dizaine d’années, le travail des vignes avait été délaissé dans certains grands crus, au profit de la vinification et d’expériences à outrance. Si les techniques modernes sont souvent remarquables, les propriétaires traditionnels continuent de faire ce qu’ils savent faire, en se servant des progrès mais sans masquer leur typicité. De Pauillac à Saint-Estèphe, de Moulis à Margaux, à Listrac comme à Saint-Julien, en Haut-Médoc et en Médoc, les coups de cœur sont nombreux. En parallèle, les prix très exagérés de certains vins renommés sont difficilement cautionnables, surtout pour le 2005. Misez sur les 2004 et 2002, voire 2001, très classiques, encore trop jeunes à boire, et faites-vous plaisir avec les 99, 97, 96 ou 90.

- Structure, charme, intensité, distinction, les plus grands vins de Pomerol sont particulièrement sensibles et marqués par leurs sols, très diversifiés. Ici, nul besoin de s’escrimer à vouloir abuser de la barrique neuve ou d’une surconcentration pour faire un grand vin, c’est le terroir qui prime, et signe la distinction. Les 2004, 2003 et 2002 sont très savoureux (le 2002 peut-être même supérieur), le 2001 remarquable, plus fin, le 2000, superbe.

- À Saint-Émilion, si certains se flattent ici d’élever des cuvées très “spéciales”, il faut plus que jamais tirer un coup de chapeau aux propriétaires de talent qui élèvent les véritables grands vins de Saint-Émilion, satellites compris, du plus grand des grands crus au plus modeste rapport qualité-prix. On partage avec les propriétaires retenus dans le Guide le plaisir du vin, la modestie face à la force de la Nature, et cette convivialité propre à la région. Beaux millésimes 2004 et 2001, éclipsés à tort par les 2003 et 2000. Quelques crus ont remarquablement réussi le 2003, d’autres beaucoup moins, notamment ceux qui sont trop “confiturés”. Un certain nombre de crus pratiquent des prix qui ne sont pas justifiés. Comme dans l’ensemble du bordelais, débouchez les millésimes 2000 à 90 en ce moment.

- Du plus grand vin au plus abordable, on savoure, du nord au sud de cette “entité” des Graves, une variété importante de styles de vins. Des crus réellement exceptionnels, issus des territoires de Pessac, Martillac, Léognan, mais aussi ceux de Podensac, Portets ou Saint-Morillon, certains d’entre eux, dans les appellations Pessac-Léognan comme dans celle des Graves, bénéficiant d’un remarquable rapport qualité-prix-plaisir. C’est le berceau des grands vins blancs de la région bordelaise, aux côtés de rouges puissants et typés. Mes dégustations en Pessac-Léognan comme en Graves, des millésimes 2005 à 2001, confirment mon Classement des valeurs sûres, celles où le talent des hommes s’associe à la race du terroir. Gare à certains prix néanmoins, comme à une concentration outrancière chez certains, au détriment de la typicité. Les blancs 2004, 2001, 2000, 98 ou 97 sont excellents.

- Il y a de tout dans ces appellations de Côtes, de grands vins racés et typés comme nous les aimons et d’autres cuvées qui font la part belle à des vinifications trop sophistiquées, peu propices à mettre un véritable terroir en avant. Il s’agit donc de savoir miser sur les hommes et les femmes qui le méritent, assumant la grande tradition bordelaise depuis des années. Misez sur les millésimes 2005 à 2000, avec l’opportunité du 2004.

- Mon soutien à l’appellation des Bordeaux Supérieur ne date pas d’hier. Mes dégustations des millésimes 2005 à 2000 confirment l’exceptionnel plaisir que procurent aujourd’hui ces vins, même si, comme ailleurs, la différence des terroirs et l’élevage sont toujours prépondérants. Attention également aux cuvées trop boisées ou trop concentrées (et bien trop chères), qui n’ont aucun intérêt. Les meilleurs tiennent la distance avec des millésimes 98 ou 96, excellents actuellement.

- A Sauternes, l’équilibre géologique et climatique de la région en fait un milieu naturel idéal pour cette fascinante biologie qu’est le Botrytis cinerea, ce minuscule champignon qui a le pouvoir d’augmenter la teneur en sucre des raisins, aidé par les brumes matinales des automnes qui précèdent un soleil chaud à midi, favorisant sa prolifération. Terroir oblige, les crus développent leur propre spécificité, certains très liquoreux, d’autres tout en finesse, et les prix sont largement justifiés quand on connaît les efforts et la patience des propriétaires. Plusieurs millésimes, en dehors du 2002 (où le plaisir est bien rare), comme les 2001, 99 ou 98 sont de toute beauté. Le 2003 est réussi, certainement moins typé, et le 2004 particulièrement savoureux et classique. Les plus grandes bouteilles à leur apogée sont aujourd’hui celles des millésimes 96, 95 ou 89, où l’on atteint le grand art.

Bourgogne

Ici, on ne s’excite pas à faire des vins “putassiers”, privilégiant ce qui doit l’être : le terroir et le fruit. L’altitude des vignes, l’inclinaison des pentes, la richesse des sous-sols en ressources minérales… Tout concourt donc ici, à faire la différence entre un bon vin et un vin sublime, et cela explique l’extrême diversité des grands vins bourguignons, qui leur donne cette typicité unique, où l’élégance prédomine toujours, en rouge comme en blanc. Élever un grand vin, en effet, c’est être aussi capable de le partager avec passion et humilité, et cela ne s’apprend pas. Voici donc ces vignerons talentueux et passionnés que je soutiens, pour lesquels il n’y a nul besoin de fioritures ni de vinifications “gonflées”, et dont les prix sont bien souvent largement justifiés, d’autant que les millésimes 2004, 2003, 2002, 2001, 2000 et 99 sont très savoureux. Exceptionnel 2004, en blanc comme en rouge, qui côtoie donc un 2003 atypique. Le grand 2005 suit le 2004, dans les 2 couleurs, et demande de la patience. Superbes bouteilles en blancs dans les millésimes 2000, 99, 95 ou 89, alors que les meilleurs rouges développent leur attrait dans les millésimes 99, 97, 89 ou 85. Attention, les prix remontent, et certains en profitent trop, ce quyi explique ma sévérité cette année.

Champagne

On est vraiment au sommet dans la région. Mon Classement est encore remanié cette année, avec des producteurs qui montent en grade… Cette hiérarchie vient toujours, et avant tout, récompenser les efforts accomplis, le talent des hommes et leur volonté qualitative. Un bon Champagne c’est charmeur, un grand Champagne, c’est toujours un plaisir exceptionnel, que l’on n’a d’ailleurs jamais pu copier ailleurs. Les hommes et les femmes, les assemblages et les terroirs font, là comme partout, toujours la différence. Certains “vieux” millésimes sont remarquables de fraîcheur et prouvent le potentiel d’évolution des meilleures cuvées. On trouve de remarquables cuvées à des prix très justifiés, dans toute la gamme, comparativement à d’autres appellations, et on comprend le sucès de la région.

Languedoc

Je soutiens les hommes et les femmes qui s’attachent à élever des vins typés par ces terroirs de garrigues, maîtrisant les rendements, respectant leur spécificité. Les terroirs ont le potentiel pour que l’on y élève tout naturellement de grands vins racés, sans vouloir copier telle ou telle appellation plus connue avec des cépages inappropriés. Pour certains, l’exagération des prix et certaines “renommées” bien trop récentes commencent à se dégonfler comme des baudruches. Les millésimes 2004 et 2003 sont réussis, les 2002 et 2000 savoureux.

Provence

Il faut savoir choisir la bonne adresse ici, se méfier des vins et des prix de “touristes”, et de la grande cavalerie des rouges et rosés de bas de gamme que l’on débouche parfois. Ceux qui comptent sont ceux de ces propriétaires qui laissent s’exprimer au mieux les grands cépages de la région (Grenache, Mourvèdre, Cinsault, Rolle, Ugni blanc…), dans ces terroirs complexes, argilo-calcaires, caillouteux, graveleux ou sableux. Eux élèvent des vins formidables dans toutes les appellations, en rouge, en blanc et en rosé. Idem pour la Corse. L’influence des millésimes est beaucoup moins marquée ici, et l’on peut estimer une très bonne série 2004, 2003, 2002 (un ton en-dessous) et 2001. Les blancs sont souvent remarquables, et les rosés reviennent à la tête de ce type de vin (2005 superbe).

Sud-Ouest

S’il s’agit de faire attention aux “microcuvées” qui apparaissent, pas typées et à des prix incautionnables, les meilleurs vignerons s’attachent ici à élever des vins racés comme nous les aimons. Les vins ont une réelle typicité, un potentiel de garde (beaux 99, 95 ou 86) où les cépages et les sols ont leur influence et une véritable présence historique. Les millésimes 2004, 2003 et 2001 sont des réussites. Quelques rapports qualité-prix-plaisir exceptionnels, en rouges, en blancs secs et en liquoreux (millésimes 2004, 2000, 95 ou 90).

Val de Loire

De la Touraine au Pays Nivernais, du Pays Nantais à l’Anjou-Saumur, la typicité s’allie à un rapport qualité-prix régulièrement remarquable et tout concourt au plaisir du vin. Les hommes élèvent des vins à leur image. Pour les blancs secs, de très grandes bouteilles en Pouilly-Fumé comme à Vouvray, à Sancerre comme à Savennières ou à Saumur. Les liquoreux sont exceptionnels, notamment en Coteaux-du-Layon ou Vouvray, et les rouges associent charpente et fraîcheur, du plus souple (Touraine, Bourgueil, Sancerre…) au plus charnu (Chinon, Saumur-Champigny…), des vins qui s’apprécient jeunes mais savent aussi garder la distance (remarquables 2000, 98 ou 95). Le millésime 2002 est très réussi en blancs, difficile en rouges, et les 2004, 2003 et 2001 sont savoureux. Beaux liquoreux en 2004, 2003 et 2001, et un millésime 2005 très typé, très prometteur.

Vallée du Rhône

De Vienne en Avignon, les vins rouges et les blancs, du plus prestigieux au plus méconnu, sont denses, racés et chaleureux, et, pour la plupart, bénéficient d’un très beau rapport qualité-prix-typicité. Viennent alors se rejoindre la convivialité, le terroir, et la main de l’homme, qui font toujours la différence. Le millésime 2003 est parfois très mûr, le 2002 a été très difficile à maîtriser, et le 2004 très classique, très réussi. Il faut aussi prendre le temps de conserver ces vins, car on débouche de grandes bouteilles actuellement dans des millésimes comme 98, 95, 90 ou 85, voir la Vintage Code ©, page 37.

© Voir le GUIDE DUSSERT-GERBER DES VINS DE FRANCE 2008 (Editions Albin Michel).

Voir aussi : www.patrick.dussert-gerber.com Et : www.guidedesvins.com