Guide des Vins du Monde

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samedi 28 août 2010

Tout savoir sur les meilleurs vins de Jura et de Savoie

JURA-SAVOIE
Les vins du Jura possèdent une palette unique : les blancs et les rouges méritent une dégustation, les rosés sont souvent superbes et s’associent à ces rares et complexes vins jaunes aux arômes de noix qui atteignent leur apogée au bout de 20 à 25 ans, et ... Lire la suite

Actualité des vignoble
Tout savoir sur le vignoble
Vignerons sélectionnés dans le Jura 
Vignerons sélectionnés en Savoie

samedi 27 mars 2010

Corbières Domaine de Fontsainte


Domaine de FONTSAINTECORBIÈRES Domaine de FONTSAINTE

Domaine de FONTSAINTE

(CORBIÈRES)
Yves et Bruno Laboucarié
Route de Ferrals
11200 Boutenac
Téléphone :04 68 27 07 63
Télécopie : 04 68 27 62 01
Email : sep.laboucarie@aliceadsl.fr
Site : www.fontsainte.com

À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Un domaine de 50 ha. Yves et Bruno Laboucarié produisent des Vins à l’image du climat méditerranéen et de leur terroir de Boutenac, en sachant conserver leur typicité tout en les marquant de leur personnalité dans les différentes étapes de la culture de la vigne, de la vendange manuelle et de la vinification. Remarquable Corbières Clos du Centurion 2005, provenant d’un vignoble de 4 ha, un vin très typé, d’un beau pourpre profond, avec des arômes de fruits noirs mûrs, de violette, légèrement épicé, de bouche mûre, de très bonne base tannique, à ouvrir sur un gibier. Le Corbières rouge Réserve La Demoiselle, bien coloré et charpenté, au nez dominé par les petits fruits rouges à noyau et des accents de fumé, est un vin riche, d’une belle finale.
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dimanche 14 mars 2010

Top Provence

Domaine du JAS D’ESCLANSCÔTES DE PROVENCE Domaine du JAS D’ESCLANS

Domaine du JAS D’ESCLANS 

(CÔTES DE PROVENCE)
Matthieu et Gwenaëlle De Wulf
Route de Callas
83920 La Motte
Téléphone :04 98 10 29 29 
Télécopie : 04 98 10 29 28 
Email : mdewulf@terre-net.fr 
Site : www.jasdesclans.fr 

Classé 1er Grand Vin. Le domaine (CruClassé depuis 1955), mentionné dans les archives au XIIIe siècle, figure sur les cartes de Cassini de 1740. Le mot jas est synonyme de mas et de bergerie. Le domaine était une bergerie de transhumance dont il reste des bâtiments, et s’étend aujourd’hui sur 50 ha de vignes, plantées sur un terroir argilo-calcaire, caillouteux, pauvre en humus. Agriculture biologique contrôle Écocert depuis 1992. Coup de cœur pour ce Côtes-de-Provence rougecuvée du Loup 2006, élevé en barriques, de très belle robe aux reflets grenats, aux nuances de cassis et de garrigue, de bouche charnue et chaleureuse, avec destanins denses et une finale complexe où l’on retrouve la mûre, le cuir et les épices, de belle structure, de garde bien sûr. Joli rosé Jas, d’une belle harmonie, un Vin au nezintense et complexe, riche et tout en finesse, à déboucher sur des gambas. Beaublanc cuvée du Loup 2007, de bouche friande, au fruité concentré, avec des nuances d’abricot et une note épicée, qui se débouche sur des poissons grillés comme sur un soufflé. Le rosé cuvée du Loup 2006, de belle teinte brillante, est un Vinbien équilibré, d’une belle harmonie, floral et fin, souple et vif à la fois aux arômes de fleurs et de fruits secs. Le Côtes-de-Provence blanc 2007 est d’une rondeur agréable, un Vin où s’entremêlent des notes d’amande, de fruits mûrs et de bruyère, très harmonieux.

les CELLIERS de RAMATUELLECÔTES DE PROVENCE les CELLIERS de RAMATUELLE

les CELLIERS de RAMATUELLE

(CÔTES DE PROVENCE)


83350 Ramatuelle
Téléphone :04 94 55 59 05 
Télécopie : 04 94 55 59 06 
Email : cellier-de-ramatuelle@wanadoo.fr 
Site :www.vinsdusiecle.com/cellierderamatuelle 
Site : www.cellierderamatuelle.com 

Une cave de premier ordre dont le vignoble couvre 440 ha dont 360 qui produisent desCôtes-de-Provence. On y propose ce beauCôtes-de-Provence rouge La Soyeuse de Ramatuelle 2005, très bien élevé en fûts dechêne, un vin riche en couleurcorsé,charpenté, qui sent bon les fruits mûrs et les sous-bois, très parfumé, à déboucher sur une pintade rôtie. Séduisant blancharmonieux et dense, où s’entremêlent des notes d’amande, de fruits mûrs et de chèvrefeuille, persistant et ample. Le Côtes-de-Provence rosé Domaine de Roumegou 2007, au fruité concentré, avec des nuances de pêche et de petits fruits secs, est un vin très agréable, sec et suave à la fois, qui associe la fraîcheur à la rondeur. Très joli La Soyeuse de Ramatuelle rosé 2007, de robe brillante, au nez délicat d’agrumes et de fruits frais, tout en souplesse et persistance, parfait sur une grillade de poissons. Excellent Côtes-de-Provence rosé Domaine de Jeanne 2007, l’un des meilleurs dégustés cette année, avec un bel équilibre entre la fraîcheur, la rondeur et le fruité, un vin très charmeur, de jolie teinte, très parfumé avec des nuances de pêche et de bruyère.

Château RASQUECÔTES DE PROVENCE Château RASQUE

Château RASQUE 

(CÔTES DE PROVENCE)
Gérard et Sophie Biancone
Route de Draguignan
83460 Taradeau
Téléphone :04 94 99 52 20 
Télécopie : 04 94 99 52 21 
Email : chateaurasque@vinsdusiecle.com 
Site : www.vinsdusiecle.com/chateaurasque 

À la tête des Premiers Grands Vins Classés, dans les 3 couleurs. Exceptionnel Côtes-de-Provence Blanc De Blancs 2007, marqué par son terroir et son cépage Rolle (sur sol argilo-calcaire très caillouteux,macération à froid pendant 4 à 6 heures, fermentation à basse températurependant 8 à 12 jours), présenté dans une bouteille très raffinée. C’est un vin épanoui, légèrement épicé, de robe limpide, avec ce nez de fleurs fraîches et d’agrumes, associant nervosité, suavité et belle finale au palais, une grande réussite et l’un des plus beaux Vins de la région. Le rosé cuvée Alexandra 2007 (50% Grenache sur solargilo-calcaire, très caillouteux et 50% Cinsault sur sol argilo-calcaire), est tout aussi superbe, d’une couleur limpide, tout en délicatesse, au nez franc et fleuri de rose et de garrigue, de bouche fruitée, subtilement épicée, un vin qui s’accorde aussi bien sur des rougets de roches qu’avec des terrines du pays. Le Côtes-de-Provencerouge Pièce Noble 2005, 60% de Syrah et 40% de Grenache (vinification traditionnelle et mise en foudres de chênedurant 13 mois), est un grand vin charmeur et volumineux, de belle robe soutenue, aux notes de fraise cuite et d’épices, alliant charpente et souplesse, aux tanins mûrs et puissants à la fois, un vin qui supporte une cuisine relevée. Le Côtes-de-Provence Clos de Madame rouge 2005, de robe pourpre et profonde, au nez de fruits rouges et de poivre aux accents de garrigue, de bouche très soyeuse et ample, est un vin très équilibré, qui poursuit sa belle évolution.

Domaine de la SAUVEUSECÔTES DE PROVENCE Domaine de la SAUVEUSE

Domaine de la SAUVEUSE 

(CÔTES DE PROVENCE)
José Salinas
Grand Chemin Vieux
83390 Puget-Ville
Téléphone :04 94 28 59 60 
Télécopie : 04 94 28 52 48 
Email : sauveuse@wanadoo.fr 
Site : www.sauveuse.com 

Toujours au sommet. Le domaine s’étend sur 90 ha, les vignes sont baignées de soleil mais toutefois tempérées par le ponant, vent du sud-ouest qui souffle pendant les fortes canicules, évitant au raisin de trop griller. Ici, leterroir est respecté comme le prouvent la culture raisonnée, le labour intégral et permanent de toutes les parcelles et l’absence de tout engrais chimique et désherbant. Les rendements sont volontairement réduits à 30 hl/ha pour les rouges, et 40 hl/ha pour les rosés. Pour cela, de mai à juin, on pratique l’épamprage manuel et des vendanges vertes début juillet. La cave de vinification est équipée de 2 pressoirs pneumatiques réfrigérés permettant de nombreuses macérations pelliculaires pour amplifier les arômes. Refroidissement de la vendange, maîtrise destempératures tout au long du processus de vinification… rien n’est laissé au hasard et tout apporte une garantie de qualité. Ce Côtes-de-Provence cuvée Carolle rouge 2006 a beaucoup de charme, dense et parfumé, dominé par les fruitsmacérés, allie rondeur et structure, un vin aux tanins soyeux, aux notes d’épices. Le rosé cuvée Carolle 2007 (Syrah,Cinsault et Grenache, issu d’une macération pelliculaire, vin de saignée), médaille d’Argent Vinalies Internationales 2008, est charmant, acidulé, fruité, aux arômes de fruits frais, un vin qui associe structure et finesse en bouche, vraiment agréable, à déboucher sur une ratatouille. Le blanc cuvée Carolle 2007 est issu de macération pelliculaire longue, unassemblage de Rolle et d’Ugni Blanc et d’un élevage sur lies en barriques neuves de chêne avec des bâtonnages fréquents, un vin bien fruité, au nez intense et subtil à la fois à dominante de poire et d’amande, d’une belle persistance. LeCôtes-de-Provence cuvée Philippine 2006 est riche, aux tanins puissants et mûrs à la fois, de couleur pourpre, au notes de fruits surmûris (framboise, griotte) et d’humus, tout en bouche et d’excellente évolution.

Châteaux ELIE SUMEIRECÔTES DE PROVENCE Châteaux ELIE SUMEIRE

Châteaux ELIE SUMEIRE 

(CÔTES DE PROVENCE)

Famille Sumeire Château Coussin Sainte-Victoire
13530 Trets
Téléphone :04 42 61 20 00 
Télécopie : 04 42 61 20 01 
Email : sumeire@sumeire.com 
Site : www.chateau-elie-sumeire.fr 

Les vignobles Sumeire s’étendent sur 300 ha, avec un âge moyen de 30 ans. Labourage et travail à l’ancienne, puis des vendanges manuelles expliquent ce très beau Côtes-de-Provence Coussin-Sainte-Victoire rouge 2004, aux notes de cassis surmûri et de cuir, de bouche très corsée, de très bonne garde. Savoureux Coussin-Sainte-Victoire blanc 2007, finement bouqueté, de robe jaune paille, avec ces notes de pomme et de noix fraîche, de bouche ronde et persistante. Leur autre Côtes-de-Provence Sainte-Victoire ChâteauMaupague 2006, issu d’un terroir d’éboulis et de colluvions d’argiles ou de grès, est un vin intense en couleur comme enarômes, qui fleure bon les fruits mûrs et les épices, aux tanins amples, de bouche pleine, aux nuances de fruits des bois et des notes giboyeuses. Le rosé est de belle teinte, à la fois souple et friand. Provenant de leur vignoble de Cuers, leChâteau L’Afrique rouge 2004, où dominent des senteurs de cassis, de griotte et d’épices, est de bouche corsée où l’on retrouve la fraise des bois, un vin coloré et parfumé, alliant rondeur et structure. Tout en arômes, le Château L’Afrique rosé2007 est de belle teinte, à la fois souple et friand, avec cette touche épicée persistante, d’une belle finesse aromatique, d’un bel équilibre. Le Château L’Afrique rouge cuvée César 2001, présenté dans un superbe carton concocté par l’artiste César, d’un beau grenat aux reflets violacés, est un vin charnu, très parfumé (cassishumus, épices), un vin puissant, mêlant charpente et rondeur en bouche, de garde. À ses côtés, le Château L’Afrique rosé cuvée César 2007, aux connotations de cassis et de poivre, réunit couleur et matière, avec une jolie finale épicée.

Domaine des TOURNELS

Domaine des TOURNELS 

(CÔTES DE PROVENCE)
Laurent Bologna

83550 Ramatuelle
Téléphone :04 94 55 90 93 et 04 94 55 90 80 
Télécopie : 04 94 55 90 99 
Email : tournels@wanadoo.fr 

Domaine de 60 ha de vignes. On comprend sa place dans le Classement 2009 avec ce remarquable Côtes-de-Provence cuvée Spéciale blanc 2007, au nez subtil (fleurs blanches, miel), tout en rondeur en bouche, avec une note de fraîcheur qui lui est caractéristique, une valeur sûre. Le 2006 est très aromatique, très charmeur, un vin bien équilibré comme le rosé cuvée Spéciale 2007, de très belle couleur pâle, tout en subtilité, de bouche fine, aux arômes de fruits frais et de rose, d’une longue finale parfumée, à déboucher sur un poisson au four. À noter, pour les amateurs, que le diomaine est un très beau camping, confortablement installé dans une pinède de 20 ha pour vous offrir calme, repos, détente, cela dans un environnement naturel respecté.

samedi 13 mars 2010

Les meilleurs vins du Sud-Ouest

SUD-OUEST : LA SELECTION

Domaine PICHARDMADIRAN Domaine PICHARD

Domaine PICHARD 

(MADIRAN)
Jean Sentille et Rod Cork

65700 Soublecause
Téléphone :05 62 96 35 73 
Télécopie : 05 62 96 96 72 
Email : pichard65@orange.fr 
Site : www.vinsdusiecle.com/domainepichard

À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Un domaine au sol maigre, silico-argileux, très caillouteux, où l’exposition plein sud à mi-coteau permet d’obtenir des Vins de très grande qualité. Beau Madiran 2005, très bien élevé en barriques, un vin remarquable, derobe soutenue, de bonne base tannique, riche, aux connotations caractéristiques de pruneau et de violette, tout en bouche, gras, biencorsé, avec ces nuances de fruits macérés et d’humus bien séduisantes, un vin qui poursuit sa belle évolution. La cuvée Tradition est plus ronde, bien corsée, un vin souple qui permet d’attendre l’évolution du grand vin. Remarquable 2004, puissant, fin, élégant, avec de la matière, aux arômes de petits fruits rouges intenses (cassis, cerise), d’une jolie finale.

Château BOVILA S.c.e.a P.O PIERON

Château BOVILA S.c.e.a P.O PIERON 

(CAHORS)
Pascal et Olivier Pieron
Rouffiac
46700 Duravel
Téléphone :05 65 36 54 27 
Télécopie : 05 65 36 44 14 
Email : scea.pieron@orange.fr 

Un vignoble de 19 ha. Superbe Cahors 2006, (sol argilo-calcaire, 80% Malbec et 20% Merlotvinification traditionnelle sans filtration ni collage systématique), un vinqui nous a particulièrement séduit, de belle charpente, riche en couleur comme en matière, au nez complexe de fruits rouges à noyau et d’épices, avec une belle basetannique, très typé. Goûtez leur Cahors Prieuré de Bovila 2004 (70% Malbec et 30%Tannat, élevage en fûts de chêne 12 mois) un vin où la finesse s’allie à un velouté exceptionnel, de couleur profonde, auxtanins riches et savoureux à la fois, gras, avec des senteurs de fruits cuits.

Les VIGNERONS de BUZETBUZET Les VIGNERONS de BUZET

Les VIGNERONS de BUZET 

(BUZET)
M.Bidegaray
BP 17
47160 Buzet-sur-Baïse
Téléphone :05 53 84 74 30 
Télécopie : 05 53 84 74 24 
Email : buzet@vignerons-buzet.fr 
Site : www.vinsdusiecle.com/buzet 
Site : www.vignerons-buzet.fr 

Cette cave exemplaire et dynamique est toujours au sommet dans le Classement 2009. Coup de cœur pour ce BuzetDomaine de la Croix Vignes 2003, qui allie une finesse tannique à une rondeur en bouche persistante, d’une très jolie finale avec ces notes de fumé et de fraise des bois cuite, de belle garde. Goûtez la cuvée Grande Réserve 2003, de bouche puissante et dense, aux tanins bien fondus, au bouquet complexe où s’entremêlent des notes de petits fruits rouges bien mûrs et de réglisse, leur Château de Gueyze 2005, est parfumé, aux notes de pruneau et d’épices (poivre), aux taninséquilibrés et mûrs, de bouche dense et persistante, à déboucher sur un rôti de porc. Beau Château de Padère, bien corsé, un vin de bouche puissante, avec des arômes de framboise mûre, très rond, bien charnu, très parfumé. Excellent ChâteauBouchet 2004, d’un beau rouge profond, aux connotations d’humus et de petits fruits noirs (griotte), un vin tout en finessetannique, ample et structuré. Le Baron d’Ardeuil Vieilles Vignes 2005, de robe grenat brillant, est très parfumé (mûre, épices...), charpenté, tout en bouche.

Cru du PARADIS

Cru du PARADIS 

(MADIRAN)
Jacques Maumus

65700 Saint-Lanne
Téléphone :05 62 31 98 23 
Télécopie : 05 62 31 93 23 
Email : cru.du.paradis@wanadoo.fr 
Site : www.madirancruduparadis.com 

Une propriété familiale sur des sols argilo-calcaires et gravettes. Superbe LeMadiran Réserve Royale 2000 (mis en bouteilles après un élevage de 3 ans, vieillesvignes à dominante Tannatmacération longue), est tout en charpente, riche et parfumé, et commence à s’ouvrir. Remarquable Madiran Paradilys 2005, très bien élevé, associant charpente, finesse et concentration, un vin parfumé (griotte, mûre, cannelle), bien charnu, d’une belle longueur en bouche, aux tanins très structurés. Très agréable Pacherenc-du-Vic-Bilh moelleux, aux connotations florales et fleuries (poire, rose, acacia), de bouche onctueuse avec ces notes de brioches, tout en harmonie.

Domaine du PIALENTOUGAILLAC Domaine du PIALENTOU

Domaine du PIALENTOU 

(GAILLAC)
Jean et Kai Gervais

81600 Brens
Téléphone :05 63 57 17 99 
Télécopie : 05 63 57 20 51 
Email : domainepialentou@vinsdusiecle.com 
Site :www.vinsdusiecle.com/domainepialentou 
Site : www.domainedepialentou.com 

À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Le domaine est situé sur les terrasses de la rive gauche du Tarn, à deux pas de la charmante cité Renaissance de Gaillac. Après un important programme de modernisation et avoir obtenu la certification Qualenvi des Vignerons Indépendants en 2002, le domaine a demandé en 2007 sa reconversion en bio. Beau Gaillac Les Gentilles Pierres rouge 2006 (SyrahMerlot, Cabernet-Sauvignon et Braucol), decouleur bien soutenue, aux tanins soyeux et fermes à la fois, au nez subtil dominé par les petits fruits noirs bien mûrs (cassis, cerise noire), développant une bouche harmonieuse. Le 2005 est puissant, fin, élégant, avec de la matière, de belle couleur soutenue et des arômes de petitsfruits rouges intenses (cassis, cerise), d’une jolie finale (le 2004 est parfait en ce moment). Excellent Gaillac Les Gentilles Pierres blanc sec 2007 (Sauvignon prédominant et Mauzac), de robe brillante, au nez de pomme et de tilleul, avec une bouche qui s’impose tout en finesse, des nuances de noix fraîche et une finale suave très agréable. À la suite, le GaillacNuances de Cocagne rouge 2005, parfumé, aux senteurs de griotte et d’épices, aux tanins équilibrés et mûrs, de bouche ample, à déboucher sur un rôti. Le Nuances de Cocagne blanc 2007 (50% Sauvignon et 50% Mauzac), issu d’unemacération pelliculaire, est un vin de belle robe, au nez de noisette. Très séduisant et vif, Nuances de Cocagne rosé 2007, issu d’une saignée des Syrah et Duras (et une pointe de Merlot ), parfumé, avec des connotations de rose et de bruyère, très agréable, rond et frais, un vin à déguster sur une terrine de lapin.

Château BARRÉJAT

Château BARRÉJAT 

(MADIRAN)
Denis Capmartin

32400 Maumusson
Téléphone :05 62 69 74 92 
Télécopie : 05 62 69 77 54 
Email : deniscapmartin@laposte.net 

Superbe Madiran cuvée des Vieux Ceps 2005, majorité de Tannat avec 20% deCabernets Franc et Sauvignon, coloré et charpenté, un très beau vin, puissant comme on les aime, aux tanins très riches et bien équilibrés, de jolie robe grenat, d'une belle harmonie avec ces notes de fruits rouges cuits et sa touche poivrée caractéristique, de garde. Excellent 2004, médaille d’Argent à Paris 2006, intense encouleur comme en arômestannique, très prometteur avec des notes de petits fruitsrouges surmûris et d'épices, charnu comme il le faut. Beau Pacherenc-du-Vic-Bilh 2006, pur Manseng, élevé en fûts de chêneonctueux et persistant, de bouche puissante où s’entremêlent des nuances de miel, de fruits confits et de brioche, de belle évolution. Goûtez aussi le Pacherenc-du-Vic-Bilh cuvée de la Passion 2005, élevé 14 mois en barriques, un vin gras, subtil et très aromatique, d’une belle finale.

Cru LAMOUROUXJURANÇON Cru LAMOUROUX

Cru LAMOUROUX 

(JURANÇON)
Richard, Monique et Pierre-Yves Ziemek-Chigé
La Chapelle-de-Rousse
64110 Jurançon
Téléphone :05 59 21 74 41 
Télécopie : 05 59 21 74 41 
Email : chige.jean@wanadoo.fr 
Site : www.vinsdusiecle.com/crulamouroux 
Site : www.crulamouroux.com 

À la tête des Premiers Grands Vins Classés. SuperbeJurançon moelleux cuvée Amélie-Jean 2003, en hommage à leurs parents, pur Petit Manseng, issu de vignes sans désherbage, sans foulage, élevé durant 1 année en fûts, d’une robe aux reflets or brillant, au nez complexe où s’entremêlent des nuances de petits fruits cuits et de fleurs blanches, une cuvée tout en suavité, de grande évolution, à déboucher sur une volaille ou une sole dieppoise. Le 2001 poursuit sa très belle évolution, avec des notes caractéristiques de fruits confits, très onctueux en bouche. Le Jurançon cuvée Nathalie 2001 (pur Petit Manseng), très bien élevé 2 ans en barriques, d’une belle couleur, aux nuances envoûtantes d’abricot confit, d’une grande persistance aromatique, allie charme et puissance. “Nous vendangeons la cuvéeNathalie très tardivement, précise Monique Ziemek-Chigé, en 2008, nous avons vendangé du 1er novembre au 15 décembre.” Le moelleux 2004 de jolie robe dorée intense, avec des arômes de petits fruits secs et de brioche, tout en persistance au palais, associe finesse et ampleur, très agréable sur un dessert aux fruits frais.

Domaine de LAVAUR

Domaine de LAVAUR 

(CAHORS)
Claude et Yves Delpech

46700 Soturac
Téléphone :05 65 36 56 30 
Télécopie : 05 65 36 57 67 
Email : domaine-de-lavaur@orange.fr 

Un vignoble de 15 ha de vignesTerroir argilo-calcaire en 2e et 3e terrasse, sol plusléger de graves en 1ère terrasse. L’encépagement est constitué de 90% de Malbec et 10% de Merlot. Beau Cahors Prestige 2005, élevé en fûts de chêne, ample, charmeur etcharnu, fort bien élevé, d’une grande subtilité, complet, avec des tanins mûrs, un bel exemple de la typicité de cette appellation, un vin de garde qui se marie parfaitement avec les viandes rouges et les fromages puissants. Le Cahors Tradition 2005 est tout en bouche, aux notes de fraise des bois, d’humus et d’épices, aux tanins enrobés, de très bonne garde.

Château LECUSSEGAILLAC Château LECUSSE

Château LECUSSE 

(GAILLAC)
Mogens N. Olesen

81600 Broze
Téléphone :05 63 33 90 09 
Télécopie : 05 63 33 94 36 
Email : post@chateaulecusse.fr 
Site : www.chateaulecusse.com 

Une propriété de 78 ha dont 47 ha devignes, sur sol argilo-calcaire. BeauGaillac Grappes d’Or 2005, suave, très parfumé, de bouche flatteuse et persistante, vraiment remarquable. À ses côtés, le Gaillac blanc sec 2007 (100%Sauvignonvignes de 15 ans sur solargileux et calcaire, élevage sur liesfines et en cuves), est l’un des meilleurs dégustés dans ce millésimetypé, au bouquet où s’entremêlent des notes defruits frais et de tilleul, harmonieux, de bouche dominée par la fougère et les fruits frais, fin et riche au palais, d’une belle finale. Le Gaillac rouge 2004, vieilli en fûts 12 mois (45% Merlot, 35% Syrah et 20% Cabernet-Sauvignonvignes de 25 ans sur sol argileux) est riche, coloré et bouqueté, aux notes de cerise confite et d’humus, avec cette bouche chaleureuse et puissante. Le Gaillac Vieilli en fûts de Chêne 2005 est tout en nuances d’arômes, bien charpenté, très équilibré au nezcomme en bouche (petits fruits rouges, épices), de très bonne évolution, un vin à ouvrir sur une cuisine relevée, comme un poulet mariné au piment d’Espelette. Goûtez aussi le Gaillac rouge cuvée Spéciale 2006, avec ce nez complexe où dominent les sous-bois et la prune, associant puissance et finesse, un vin charnu, aux tanins riches.

Château LA CAMINADE

Château LA CAMINADE 

(CAHORS)
L.Ressès et Fils

46140 Parnac
Téléphone :05 65 30 73 05 
Télécopie : 05 65 20 17 04 
Email : resses@wanadoo.fr 
Site : www.chateau-caminade.com 

Quatrième génération de vignerons pour ce domaine de 35 ha. Une réussite avec leur Cahors Esprit 2004, au nez complexe de groseille et d’humus, un vin puissant et persistant en bouche, aux tanins riches, très classique, charpenté, alliant structure etvelouté en bouche, de très bonne garde. Le Cahors La Commandery 2005, 97% Cot et 3 % Tannat, très bien élevé durant 12 mois en fûts de chêne dont 50% de neufs, est harmonieux, avec ces nuances se définissant par des arômes de framboise, defraise des bois, un vin de couleur profonde aux reflets violacés, aux tanins amples, tout en bouche et prometteur. Excellent Cahors 2005 (70% Cot, 25% Merlot, 5%Tannat) élevé 18 mois en cuves ciment et inox et pour 25% en barriques 12 mois, decouleur soutenue, alliant structure et bouquet, puissant au nez comme en bouche, très parfumé (fraise des bois, épices), bien corsé.

Château PÉROUDIER

Château PÉROUDIER 

(BERGERAC)
Loisy et Fils

24240 Monbazillac
Téléphone :05 53 58 30 04 
Télécopie : 05 53 24 55 20 
Email : chateauperoudier@wanadoo.fr 

Coup de cœur pour leur Bergerac blanc sec 2005, typé par la Muscadelle, avec ces notes caractéristiques de noisette et de tilleul, un vin aux saveurs subtiles où dominent les fruits confits, de bouche ample et persistante qu’il faut déboucher sur une côte de veau aux morilles. Le Bergerac rouge cuvée Louise Elisa 2005, élévé en fûts de chêne, est de robe grenat foncé, parfumé (fraise des bois, framboise...), riche en couleur comme en matière, aux tanins savoureux , de très bonne évolution. Superbe Monbazillac cuvée Louise Élisa 2003, riche, aux senteurs persistantes, avec des nuances caractéristiques de fruits confits et de rose, très onctueux, de garde.

Château PAILLAS

Château PAILLAS 

(CAHORS)
Germain Lescombes

46700 Floressas
Téléphone :05 65 36 58 28 
Télécopie : 05 65 24 61 30 
Email : info@paillas.com 
Site : www.paillas.com 

Une place enviable dans le Classement. Les vignes, plantées sur une parcelle de 27 ha, s’étendent en demi-cercle autour du chai (82% de Cot, 16% de Merlot et 2% de Tannat) et ont une moyenne d’âge de 25 ans. Cela donne ce Cahors 2005, bien charpenté, biencharnu, de teinte soutenue, ample en bouche, aux senteurs de cassis, au nez légèrement poivré sur des notes de framboise et de griotte, aux tanins fondus, c’est classique et bon. Le 2004, de bouche harmonieuse, est typé, bien corsé et gras, aux tanins fermes et savoureux, un vin intense qui associe puissance et distinction, où dominent les fruits cuits(framboisecassis), d’excellente évolution.

Château LADESVIGNES

Château LADESVIGNES 

(CÔTES-DE-BERGERAC)
Michel Monbouché

24240 Pomport
Téléphone :05 53 58 30 67 
Télécopie : 05 53 58 22 64 
Email : chateau.ladesvignes@wanadoo.fr 

Beau Côtes-de-Bergerac Velours rouge 2005, aux notes de mûre et de cannelle, riche en couleur, dense, qui allie finesse et structure, aux tanins savoureux et puissant, un vin qu’il faut laisser se fondre et déboucher sur une cuisine légèrement relevée (gigot ou rôti). Superbe Monbazillac cuvée Automne 2005, onctueux et persistant, aux notes de fruits jaunes très mûrs, fondu en bouche avec cette touche de brioche caractéristique, d’une longue persistance d’arômes, parfait sur une volaille à la crème. Le Bergerac blanc sec 2007, provenant du Sauvignon (50%), 35% de Sémillon et 15% de Muscadelle, issu d’une macération pelliculaire qui lui apporte cette persistance aromatique et cette rondeur en bouche, est un vin franc, aux connotations florales subtiles (fougère, acacia).

Château EUGÉNIECAHORS Château EUGÉNIE

Château EUGÉNIE 

(CAHORS)
Famille Couture
Rivière-Haute
46140 Albas
Téléphone :05 65 30 73 51 
Télécopie : 05 65 20 19 81 
Email : couture@chateaueugenie.com 
Site : www.chateaueugenie.com 

Une propriété transmise de père en fils depuis 5 siècles. Le vignoble de 25 ha s’étend sur des terrasses, demi-coteaux et coteaux. BeauCahors cuvée Réservée de l’Aïeul 2005 (85 à 90% Auxerrois et 10 à 15% Tannat,macérations longues de 20 à 25 jours en cuverie Inox, avec contrôle de latempérature et remontages programmés, puis élevage en fûts de chêne pendant 18 mois, dont 1/3 en fûts neufs, pas de collage), un vin très coloré, de belle charpente, riche en matière, au nez complexe defruits rouges macérés et de cannelle, fin et généreux à la fois, médaille d’Or au concours des Vignerons Indépendants à Angers. Beau Cahors Haute Collection 2004, pur Auxerrois, élevé en fûts de chêne neufs durant 18 mois, qui associe concentration aromatiquefinesse des tanins et puissance, avec des arômes de fruits mûrs, de bouche harmonieuse. LeCahors cuvée Pierre le Grand 2005, très parfumé avec ces nuances de petits fruits noirs délicatement épicées, aux taninsstructurés, ample et riche, est charnu comme on les aime, à savourer sur un caneton aux figues.

Château GAUTOULCAHORS Château GAUTOUL

Château GAUTOUL 

(CAHORS)
Eric Swenden

46700 Puy-L’Évêque
Téléphone :05 65 30 84 17 
Télécopie : 05 65 30 85 17 
Email : contact@achat-vins-chateau.com 
Site : www.achat-vins-chateau.com 

Un superbe Cahors cuvée Exception 2005, très bien élevé en fûtsde chêne, tout en nuances d’arômes délicatement épicées, derobe intense, avec des tanins puissants, un vin où dominent la mûre et le cassis, très riche au nez comme en bouche, à ouvrir sur une selle d’agneau. Le 2004 est un vin intense en couleur comme en arômes, qui fleure bon les fruits mûrs et les épices, tannique, auquel il faut laisser du temps pour s’exprimer au mieux. Le 2003, de robe grenat, est gras, aux notes d’épices et de sous-bois, auxtanins riches, de garde également. Beau 2001, au nez de cassiset de poivre, ample en bouche grâce à des tanins soyeux et puissants à la fois, d’excellente évolution.

Château de RHODES

Château de RHODES 

(GAILLAC)
Éric Lépine
Boissel
81600 Gaillac
Téléphone :05 63 57 06 02 
Télécopie : 05 63 57 66 63 
Email : info@chateau-de-rhodes.com 
Site : www.chateau-de-rhodes.com 

Classé 1er Grand Vin. Propriété de 22 ha de vignes sur des terrains argilo-calcairesde pente moyenne. “Toujours dans l’objectif d’améliorer la qualité de nos vins, nous précise-t-on, et pour mettre en valeur le terroir exceptionnel du domaine, nous nous engageons dans une démarche biologique : destruction des enherbements “artificiels” au profit de la flore locale, élimination des engrais, abandon du désherbage afin de rétablir la vie des sols et bien sûr utilisation de produits phytosanitaires respecteux de l’environnement, le premier millésime bio verra le jour en 2011”. Pour la bonne bouche, leur Gaillac blanc doux 2006, vignes de 60 ans (50% Muscadelle, 50% Lenc de l’El), avec des arômes de fruits confits (oranges) et de fleurs blanches, est de bouche onctueuse, idéal à l’apéritif comme sur un gratin de fruits frais. Joli rosé 2007, de teinte rose pâle, au nez de fraise, avec beaucoup de fraîcheur et de fruité en bouche. Le Gaillac rouge 2006 Fût de ChêneSyrahmajoritaire, bien élevé 12 mois en fûts de Chêne, dont 1/3 de barriques neuves afin d’obtenir un boisé le plus fondu possible, est très réussi avec des notes de fraise des bois, d’humus et d’épices, un vin charpentécharnu, aux tanins enrobés.

Château PLAISANCE

Château PLAISANCE 

(FRONTON)
Eurl de Plaisance Louis et Marc Penavayre
Place de la Mairie
31340 Vacquiers
Téléphone :05 61 84 97 41 
Télécopie : 05 61 84 11 26 
Email : chateau-plaisance@wanadoo.fr 
Site : www.vinsdusiecle.coateauplaisance 
Site : www.chateau-plaisance.fr 

La valeur sûre de l’appellation. Un vignoble de 30 ha de vignes où la Négrette, prédominante (60%) apporte une typicité certaine (le reste en SyrahCabernet franc,Cabernet-Sauvignon, et Gamay). La famille cultive la vigne sur Vacquiers depuis plusieurs générations. En 1991, l'association de Louis Penavayre et de son fils Marc, donne un nouvel élan au domaine, les surfaces passant de 7 à 16 ha, et au fil des ans jusqu'à 30 ha. Le domaine se recentre au début des années 2000 sur un travail de la vigne au plus proche du terroir, sans engrais ni désherbants, en privilégiant les produits naturels. Les vins ne sont ni collés, ni filtrés. On retrouve ces efforts dans ce Fronton 2006 (issu d’un élevage de 12 à 18 mois et trois soutirages), marqué par des notes de fruits noirs très mûrs et des touches finement boisées, de bouchesuave, qui développe des tanins fondus mais bien structurés. Le Fronton rouge Thibault de Plaisance 2006, de couleursoutenue, aux tanins fermes mais bien soyeux, intense en couleur et en arômes, demande un peu de patience pour développer tout son potentiel (très beau 2005). Savoureux Fronton Tot Çò Que Cal (Tout ce qu’il faut) 2006, très classique, de couleur grenat soutenu, tout en richesse aromatique, un vin de bouche charnue, parfumé (griotte, humus...), avec destanins ronds et puissants à la fois.

Château du SOULEILLOU

Château du SOULEILLOU 

(CAHORS)
Jean-Pierre Raynal

46140 Douelle
Téléphone :05 65 20 01 88 
Télécopie : 05 65 20 01 88 

Typé comme on les aime, le Cahors Château Souleillou 2007 est bien charnu, ample, aux tanins fermes mais bien enrobés, de couleur grenat, un vin qui fleure lesframboises et les sous-bois, encore jeune, très prometteur. Le 2006 est dense et puissant au nez comme en bouche, très équilibré avec des tanins savoureux, au nezde fruits mûrs (myrtille) légèrement épicé comme il se doit. Savoureux 2005, aux tanins très élégants mais très riches également, d'une belle harmonie avec ces notes de fruits rouges mûrs, de bonne garde, à prévoir sur un gigot de mouton. Le Cahors cuvée Diane (issu de vieilles vignes des Auxerrois et Tannat), très bien élevé en barriques de chêne, est decouleur intense, au nez puissant marqué par des notes de fruits très mûrs (groseille, griotte) et de truffe, d’un grand équilibre, de garde.

Domaine de POUYPARDIN

Domaine de POUYPARDIN 

(CÔTES DE GASCOGNE)
Sci Les Pouy Antonin Nicollier
Grazimis
32100 Condom
Téléphone :05 62 68 34 77 
Télécopie : 05 62 28 27 18 
Site : www.pouypardin-vin-gers.com 

Vignoble de 6,5 ha, où Antonin Nicollier et son épouse accomplissent la totalité des travaux. Exclusion depuis 2001 de tout antibotrytis et depuis 2004 de tout acaricide, vendanges entièrement manuelles. On se fait plaisir avec ce Vin de Pays du GersCôte de Pouypardin rouge 2006 (Merlot), très bien élevé en barriques, de robegrenat, un Vin structuré et savoureux, aux tanins riches et mûrs, au bouquet subtil et intense à la fois, (cassis, griotte), bien ferme en bouche, très réussi. Le 2005 est riche, coloré et bouqueté, aux notes de cerise confite et d’humus, avec cette bouche puissante. Excellent Vin de Pays du Gers rosé Podio Pardino 2005, rond, et trèsfruité, parfait sur des crevettes et ce séduisant Vin de Pays du Gers blanc secMessire Géraud (Ugni Blanc, au nez de fleurs, tout en arômes (coing, narcisse).

Clos La CROIX BLANCHE

Clos La CROIX BLANCHE 

(SAUSSIGNAC)
Mme Brouilleau

24240 Monestier
Téléphone :05 53 58 45 82 
Télécopie : 05 53 58 45 82 

On ne peut qu’apprécier ce Saussignac 2004, riche, aux senteurs persistantes de fruitscompotés et de pain grillé, avec des notes florales caractéristiques de rose, un vin très agréable, très bien vinifié, d’évolution parfaite comme en atteste le très savoureux 2003, tout en douceur, d’une belle persistance d’arômes au palais. Le Bergerac rouge, issu de vieillesvignes, est de bouche charnue et généreuse, un vin qui est riche en couleur comme en structure, les tanins sont mûrs et bien fondus à apprécier sur un magret grillé.

   
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dimanche 7 juin 2009

Le Château de La Rivière

Château de la RIVIÈREFRONSAC Château de la RIVIÈRE

Château de la RIVIÈRE

(FRONSAC)
James Grégoire
Château de la Rivière
33126 La Rivière
Téléphone :05 57 55 56 56
Télécopie : 05 57 24 94 39
Email : info@chateau-de-la-riviere.com
Site : www.chateau-de-la-riviere.com

Superbe Fronsac 2006, intense et corsé, de couleur grenat, d’une belle charpente, riche, aux arômes délicats où dominent les fruits cuits et les sous-bois, aux tanins fermes mais soyeux, de bouche agréablement poivrée. Le 2005, de couleur profonde, tout en nuances d’arômes (griotte, cannelle, grillé), dense, aux tanins mûrs, à la fois riche et souple, très équilibré, un vin de bouche intense avec des notes de sous-bois et de cerise mûre, bien élevé, bien charnu, de très bonne garde, médaille d’Or au Concours Général Agricole de Paris 2007. Remarquable 2004, de teinte soutenue, aux notes de cassis mûr, d’épices et de fumé, très bien élevé, riche et savoureux en bouche, concentré, prometteur. Le 2003, avec ce nez complexe où dominent les groseilles et l’humus, est un vin charnu, aux tanins riches, d’excellente garde. La cuvée Aria 2005, pur Merlot, élevage 18 à 20 mois, 100 % bois neuf, de belle robe pourpre, aux notes de poivre, d’épices et de fumé, aux tanins puissants et savoureux à la fois, complexe, est un vin qu’il faut laisser se faire. À la suite, le Fronsac Sources du Château de la Rivière, bien corsé, riche en couleur comme en matière, au nez de cerise et d’humus. Goûtez le Bordeaux rosé, au bouquet très expressif, rond et intense, à la fraîcheur dominante. Château PUYNARD : un excellent Premières-Côtes-de-Blaye rouge 2006 (16 ha, plateau sableux, coteaux argilo-calcaires et sous-sol calcaire, 70% Merlot et 30% Cabernet-Sauvignon) est de robe grenat soutenu, très aromatique en bouche avec des nuances de fruits cuits et de cannelle, un vin qui allie puissance et souplesse, d’excellente évolution. Beau 2005, un vin gras, corsé, aux tanins puissants et mûrs, qui réunit une belle structure à une grande expression aromatique avec ce goût légèrement fumé, de bouche suave. Château BOIS-NOIR : sur les coteaux de Maransin, au nord de Libourne, se situe ce beau vignoble de 26 ha d’un seul tenant sur un terrain surélevé de 78m, ce qui permet une parfaite maturation des raisins. Cyrille Grégoire élabore les vins du Château Bois Noir dans le respect de la nature et du fruit. Tri sélectif à la vendange, macérations longues, fermentations à froid pour les blancs et clairets... La vinification des vins est menée avec un souci constant de préserver au maximum la qualité des raisins, de leur permettre de s’exprimer pleinement afin d’obtenir des vins fruités, structurés et riches. Beau Bordeaux Supérieur 2006, de couleur intense, de bouche corsée et très parfumée (framboise mûre), de belle charpente, aux tanins fondus, dense et harmonieux, à ouvrir sur un magret grillé. Le 2005, de bouche puissante, très bien corsé et équilibré, parfumé (griotte, humus...), associe concentration aromatique, finesse des tanins et structure en bouche, légèrement épicé en finale. Le 2004 est de couleur pourpre, charnu comme il se doit, aux tanins bien fermes et savoureux à la fois, tout en nuances avec des notes de griotte et d’épices, un vin qui poursuit son évolution. Le 2003 est un vin avec beaucoup de structure, tout en bouche, très équilibré, au nez de cerise confite et d’humus, de charpente très élégante, tout en nuances aromatiques, de robe soutenue.

mercredi 7 janvier 2009

Château de Beauregard


CHATEAU DE BEAUREGARDLe vignoble de 26 hectares appartient à la même famille depuis 4 générations. Ici le souci permanent est de respecter la vigne et le sol, d'où la pratique d'une culture raisonnée. On élève ici cet excellent Saumur rouge, aux notes de mûre, de bonne charpente, de très bonne évolution. Plusieurs autres vins sont remarquables comme le Saumur mœlleux et la cuvée Christine, une cuvée spéciale qui n'est produite que les années où la qualité des vins de base est grande. Elle est issue d'une sélection rigoureuse de vendange, d'une vinification séparée, d'un subtil assemblage de Chenin-Chardonnay. Cette cuvée représente tout le savoir-faire du Château de Beauregard, la série est limitée et représente un rapport qualité/prix exceptionnel. La cuvée Christine est diffusée uniquement chez certains cavistes et sa réservation est établie pour l'année.

COORDONNEES
Nom du propriétaire : Alain Gourdon
Nom du responsable : Alain Gourdon
Adresse : 4, rue Saint-Julien 49260 Le-Puy-Notre-Dame
Téléphone : 02 41 52 25 33 / 06 08 43 43 73
Télécopie : 02 41 52 29 62
E-Mail : chateaubeauregard@vinsdusiecle.com
Site Vins du Siècle : www.vinsdusiecle.com/chateaubeauregard
Site personnel :

mardi 11 novembre 2008

Les meilleures bières

Les origines de la bière sont presque aussi lointaines que celles du vin, et c'est l'une des raisons qui m'ont incité à inclure ce chapitre dans un guide consacré aux vins et spiritueux européens, bien que la bière ne fasse pas partie ni des uns ni des autres.

Tous les peuples en effet ont fait de la bière, à toutes les phases de leur civilisation. Les tribus africaines en fabriquent avec du millet, les Japonais avec du riz, les habitants des Amériques, les Européens, les Australiens et les autres font leur bière avec de l’orge. On en boit dans le monde entier, surtout en Belgique où la consommation annuelle s’élève à quelque 135 litres par tête et par an, ce qui, sur ce plan, constitue un record que nous laissons à nos amis frontaliers.

La bière, c’est le nom général de toutes les espèces de bières blondes ou brunes, légères ou fortes, vendues à la pression, en bouteille ou en boîte de métal, faites avec du malt, du sucre, du houblon, de l’eau et du levain qui fait fermenter ces ingrédients. Bien évidemment, la qualité du breuvage dépend largement de ces matières premières et de leur aptitude à donner la bière souhaitée.

Le malt commence sa vie sous le nom d’orge. Des variétés spéciales de cette céréale sont cultivées soigneusement jusqu’à maturité. Ensuite on imbibe l’orge d’eau et on la laisse germer dans des conditions déterminées et surveillées afin que l’amidon se transforme en sucre soluble. Cela fait, on la sèche et on la fait griller; légèrement, pour obtenir une bière blonde, et plus intensément pour une bière brune.

Les sucres utilisés pour le brassage sont des sucres de canne, traités de diverses manières pour donner des goûts différents et une bière plus ou moins douce.

On cultive des variétés spéciales de houblon pour la brasserie qui n’utilise que la fleur : un cône de pétales d’or contenant résine et huiles. C’est le houblon qui donne à la bière sa pointe d’amertume. L’eau de brasserie est en général traitée avec des sels minéraux convenant au type particulier de bière à fabriquer. Au temps où l’on n’analysait pas encore l’eau, les grands centres de brasserie apparurent, comme en Écosse (voir chapitre Whisky), là où une source ou un ruisseau convenaient particulièrement bien à certains types de bière. La bière de Pilsen, en Tchécoslovaquie, notamment, est brassée à l’eau naturelle et on la reconnaît comme l’une des meilleures du monde.

La levure, qui est composée d’organismes vivants, est l’agent qui fait fermenter la bière. Le brassage n’est pas une opération très compliquée : on écrase le malt dans un moulin et il est versé dans l’eau à une température surveillée attentivement. La solution de sucre est soutirée. Des tambours rotatifs agitent ensuite le mélange pour que chaque grain baigne dans l’eau et que tout le malt soit utilisé. Il ne reste plus que les pellicules qui sont d’ailleurs vendues, comprimées, pour l’alimentation du bétail (on ne sait pas si cela peut avoir une influence sur le lait...).

Le malt non encore fermenté qui s’appelle alors wort (confer chapitre Le whisky) est pompé dans des bouilloires de cuivre où on lui ajoute le houblon et du sucre. On fait bouillir le wort pendant une heure ou deux. C’est à ce moment que le parfum et l’amertume du houblon se combinent à la douceur et au goût du malt et du sucre.

Après ébullition, le houblon est retiré par filtrage, on rafraîchit le mélange, on le transfère dans un autre récipient et on y verse le levain qui agit sur le sucre, comme dans la fermentation du vin : transformation en alcool d’une part et gaz carbonique de l’autre. On conserve le gaz et l’on s’en sert pour rendre plus gazeuses les bières vendues en bouteille ou en boîte. La fermentation prend plusieurs jours au bout desquels la masse de levure tombe au fond de la cuve de fermentation et s’y stabilise s’il s’agit de bière dite lager. S’il s’agit de blonde claire, nommée ale, le levain, au contraire, s’accumule à la surface du liquide. Dans les deux cas, on le recueille. Il y en a alors beaucoup plus qu’à l’origine ; pendant la fermentation, en effet, les levures prolifèrent. La masse recueillie à la fin servira à provoquer d’autres fermentations et pourra être vendue aussi pour le traitement des hommes et des animaux, car c’est un dépuratif et, paraît-il, une source de vitamines.

Dans la plupart des pays où l’on consomme de la bière, le breuvage est conservé dans de grands réservoirs à une température proche de zéro degré, pour le stabiliser et lui assurer des qualités satisfaisantes et durables. Après filtrage, on le gazéifie au gaz carbonique et on l’expédie en barils, bouteilles ou boîtes. Désormais la plupart des bières sont pasteurisées (chauffées à 60°c) pour détruire les plus infimes vestiges de levure qui pourraient subsister après filtrage. Ils pourraient, en effet, fermenter, se multiplier et troubler la couleur de la bière.

Une lapalissade : la qualité de la bière varie considérablement selon la brasserie qui la produit, l’habileté et le savoir-faire du brasseur. Une des plus fameuses est la Tuborg, produite à Copenhague et connue dans le monde entier. D’autres localités sont devenues célèbres grâce à leur bière : Pilsen en Tchécoslovaquie, Carlsberg au Danemark, Heineken en Hollande, la Münchener vient de Munich, l’Angleterre et l’Irlande sont renommées pour leurs bières fortes, blondes ou brunes. Japon, Mexique, Etats-Unis, Australie, Cuba et Canada en produisent aussi d’excellentes, mais nous nous éloignons de l’Europe.

Les principaux types de bières

Lager Une bière fortement chargée de gaz carbonique. Son nom vient du verbe allemand lagern (emmagasiner). La Lager est une bière laissée au repos jusqu’à ce que tous les vestiges de fermentation soient éliminés. Ensuite on la gazéifie et on la met en bouteille.

Ale Une bière qui, autrefois, était faite sans houblon et bue fraîche. Désormais il n’y a plus guère de différence, en Grande-Bretagne, entre l’Ale et les autres bières.

Stout Une bière brune et lourde, souvent un peu sucrée, avec un goût prononcé de malt, en général issue d’un mélange à forte proportion de houblon. J’ai goûté des Stouts d’Irlande exceptionnelles, et l’on comprend qu'elles aient acquis leur célébrité par leur qualité, particulièrement les marques Guinness et Oyster Stout.

Porter Semblable à la Stout, mais moins forte, avec, en général, une lourde mousse crémeuse, trop envahissante à mon avis. Elle devrait son nom au fait que ce fut jadis le breuvage des porteurs londoniens.

Ce que je peux vous affirmer, c’est qu’il est bien difficile de tenter de classer les bières dans un ordre purement logique, tellement il existe de façons différentes de marier les principaux ingrédients qu’on retrouve dans cette boisson qui, comme le vin, remonte à la nuit des temps. Chaque brasserie a donc ses propres recettes de fabrication, jalousement gardées et transmises de génération en génération. Pour moi, les meilleures bières sont les suivantes.

Les bières trappistes

A tout Seigneur tout honneur (mérité). Seules cinq bières sont effectivement aujourd’hui brassées par les moines et ont par conséquent droit à l’appellation Trappiste. Si les ordres religieux de France ont acquis une grande réputation en produisant des liqueurs à base d’herbes sauvages comme la Bénédictine (voir chapitre Les Liqueurs), en Belgique, c’est à la bière qu’ils se sont consacrés. D’abord pour leur usage personnel : on a beau être moine, on n’en est pas moins homme; ensuite (et surtout) pour procurer des fonds à leur communauté, puis alimenter des œuvres de charité.

Toutes les bières trappistes sont à fermentation haute, c’est-à-dire qu’on y ajoute un peu de levure au moment de la mise en bouteille. Elles forment toujours un certain dépôt au fond de la bouteille. Il est donc nécessaire de les laisser reposer couchées avant de les déguster. Elles se conservent parfaitement et s’affinent même en vieillissant (pas plus de quatre ans, quand même). Je vous conseille de les boire à la température ambiante. Il vaut mieux, à la limite, qu’elles soient un tout petit peu plus chaudes que fraîches, et les placer au réfrigérateur avant de les servir serait les gâcher.

Dans la mesure où la production est limitée et l’origine garantie, on dispose d’une bonne assurance que la qualité des trappistes sera maintenue. Les couvents n’ambitionnent d’ailleurs pas d’augmenter leur production et il est fort possible, en raison de l’augmentation de la demande, qu’il y ait des ruptures de stocks. La Chimay est une exception, car sa production se développe, une partie du travail de mise en bouteilles n’est plus faite au couvent même, et le risque est pris de voir sa qualité baisser dans les années à venir si cette politique de quantité se confirme.

La Chimay Produite dans une région de forêts de la Belgique, proche de la frontière française, par des moines venus originellement des Flandres. La Chimay capsule Bleue fait environ 8°. Elle est de couleur cuivrée et mousse beaucoup. Son arôme, bien équilibré, est fort. La capsule Rouge est voisine par le bouquet comme par l’aspect, mais elle ne fait que 6°. La capsule Blanche est plus claire et son bouquet est plus amer. Elle fait environ 7°.

L’Orval C’est aussi une excellente bière dont l’arôme est un peu plus amer que la Chimay. Elle est présentée dans sa célèbre bouteille en forme de quille et fabriquée à Villers-devant-Orval. Cette blonde amère est particulièrement renommée en Belgique.

La Saint-Sixtus Une brune très corsée dont la teneur en alcool peut atteindre 12°. Elles est fabriquée au couvent de Westvleteren.

La Westmalle Cette blonde très parfumée avec un goût relativement sec en fin de bouche pour la Triple Westmalle (densité d’environ 8°). La Double Westmalle est plus foncée et plus légère (6°).

La Rochefort C’est ma préférée. Bien typée, ambrée et corsée, elle se vend en 6°, 8°, et 12°, et ressemble un peu aux capsules Bleue et Rouge de la Chimay.

Les bières d’abbaye

L’appellation Bière d’abbaye est beaucoup plus vague. Une douzaine d’abbayes (en dehors des cinq trappistes déjà citées) se consacrent effectivement à la production de bière. D’autres marques adoptent pourtant ce sigle sans être produites dans des institutions religieuses.

La Cuvée de l’Ermitage, par exemple, est fabriquée par la Brasserie de l’Union, dans le Hainaut. C’est une douce ambrée de 8° qui n’en est pas moins excellente.

La Cuvée de Saint-Amand est une très bonne brune forte, brassée par De Branbandre, en Flandre.

La Saint-Feuillen est une bière douce et dorée à l’arôme parfumé, produite par la brasserie Friard, au nord de Mons.

L’Abbaye de Leffe (une vraie ! ) mérite une réputation comparable à celle des trappistes. Elle produit plusieurs sortes de bières, dont des rouges et ambrées et des brunes. La Leffe Triple dorée, au bouquet puissant, corsée, est une des plus fameuses, onctueuse et persistante en bouche, très caractéristique en réalité.

L’Abbaye des Templiers (une autre abbaye authentique comparable à celle des trappistes et dont les procédés de fabrication sont très anciens). Elle se bonifie si on la conserve pendant plusieurs mois. C’est une blonde cuivrée douce et amère à la fois.

L’Abbaye de Floreffe est, par contre, une production de la Brasserie Het Anker. C’est une boisson pâle, amère et forte qui est également très réputée mais demande peut-être une certaine éducation du palais en raison de son amertume.

Les Gueuses

Ce sont des bières belges qui sont actuellement parmi les plus demandées sur le mini-marché des amateurs raffinés. La particularité des gueuses est qu’elles sont constituées par le mélange de plusieurs lambics de base. Le lambic est une bière dite spontanée à base de froment qui fermente seule sans ajout de levure. La gueuse doit fermenter en tonneaux pendant de longues années et elle continue à fermenter après sa mise en bouteille. La fabrication de la gueuse demande donc beaucoup de temps et de travail. Pour le Guide, il m’a semblé indispensable de retenir deux d’entre elles :

La Kriek, une étonnante et succulente bière rose qui a un parfum très particulier.

La Timmermans, qui est la plus grande brasserie de gueuse et dispose de tonneaux de bois dont certains auront bientôt un siècle !

Une spécialité : les bières aux cerises. En Belgique on les appelle des Krieken-Lambic. On ajoute au lambic de base des cerises à raison de 50 kg environ pour 250 litres de bière. Les cerises entières macèrent dans le lambic pendant plusieurs mois et l’imprègnent de leur goût. La bière fermente ensuite pendant plus d’un an après que les noyaux de cerises ont été laissés en dépôt. On peut conserver en cave les bières aux cerises jusqu’à cinq ans. Elles perdent alors en goût de cerise ce qu’elles gagnent en taux d’alcool. Vous pouvez rechercher tout particulièrement :

La Liefmans, qui est une Kriek délicieuse de 7°, dont la saveur est extrêmement fruitée. C’est une bière qu’il est possible d’apprécier immédiatement, sans éducation particulière (c’était mon cas), et qui convient parfaitement comme apéritif. A goûter au moins une fois. Inimitable.

La Kriek Bruegel n’est pas moins délicieuse, quoique d’une saveur un peu plus acide mais tout aussi fruitée.

Les Ale

L’Ale est une bière britannique qui, à l’origine, était faite sans houblon et bue fraîche. Aujourd’hui, elle a perdu cette particularité. Selon la couleur et la composition, on distingue la Pale Ale, la Brown Ale, la Light Ale, et la Bitter Ale.

L’une des plus célèbres est bien sûr la Guinness, qui a su conserver à mon sens une réputation méritée. A ses côtés, la Thoma Hardy, qui a un goût très particulier et vieillit vingt-cinq ans en fût, et la Prize Old Ale, fabriquée à Portsmouth par Gale, une excellente bière rouge présentée en bouteille bouchonnée (ce qui est rare). Elle a une saveur très particulière et elle fait plus de 10°. Si vous voulez faire goûter une bière originale à vos amis, n’hésitez pas ! Malheureusement, elle est très difficile à trouver de ce côté-ci de la Manche...

Dans un autre style, la Bass Pale Ale, fabriquée par Burton, est une bière qui a un goût de houblon prononcé (environ 5°), légère, agréable, de grande production pour étancher votre soif ou accompagner une choucroute.

La Samuel Smith (une des plus vieilles maisons britanniques) commercialise différentes bières de qualité Pale et Bitter. La Bitter de Smith fait environ 5°, elle est de couleur cuivrée et amère, se sert à la chaleur ambiante et non fraîche, je le répète.

Les spécialités belges et allemandes

Elles sont innombrables et bien souvent de fabrication artisanale : souvent une brasserie ne fournit qu’une région ou un village...

La De Konninck, très répandue dans les bistrots d’Anvers où elle concurrence les bières traditionnelles. Elle est blonde, légèrement cuivrée et douce (4°). C’est donc une excellente bière de soif produite par une des plus vieilles brasseries flamandes.

La Witkap Pater, blonde et claire, elle est également fabriquée dans la région d’Anvers, avec une saveur parfumée légèrement amère. Un autre bonne bière pour se désaltérer.

L’Eku Kulminator. C’est une bière allemande, la bière la plus forte du monde, ses 13,5°, et je ne vous conseille pas de faire un concours avec un habitué. Elle est ambrée et corsée, c’est une véritable liqueur de malt qui convient pour l’apéritif et la dégustation. Réellement exceptionnelle.

L’Adelscott. Une bière française d’Alsace corsée qui fait 8°. Elle se boit aussi en apéritif. Sans rivaliser avec les bières trappistes, c’est néanmoins un excellent produit.

La Gouden Carolus (ou Carolus d’Or). Produite par Het Anker, une brasserie belge de grande réputation dont nous avons déjà parlé. Une brune corsée de près de 8°, qui a un fort goût de malt. Se déguste aussi en apéritif ou, pourquoi pas, sur un fromage à la manière d’un Porto Vintage, comme on me l’a fait savourer à Bruxelles. Pour les amateurs.

La Dortmunder Classic. Blonde et désaltérante, produite par la brasserie Wenker Kronen, est une bière de densité légère particulièrement bienvenue pour étancher la soif.

La Stiftsherren. Une autre Dortmunder pleine de corps et tout aussi désaltérante. A servir à 9 ou 10° avec un bon collier. N’oubliez pas que Dortmund est la plus grande ville de brasserie d’Allemagne et qu’on y fabrique de la bière depuis que l’Empereur lui en accorda le droit en 1293, ce qui est déjà en soi une référence.

L’Europe c’est aussi le Danemark, surtout connu pour ses Pilsener plus douces que les tchèques de Pilzen. Le pays compte pourtant une variété de bières extraordinaires qui n’est comparable qu’à celle des bières belges et allemandes. Carlsberg et Tuborg : les marques les plus connues sur notre marché diffusent elles-mêmes une quinzaine d’autres marques sur le marché intérieur danois. Parmi les productions les plus originales, notons les “Bières Blanches” très légères.

La Let Piner de Carlsberg. Elle est presque d’aussi faible teneur alcoolique que les blanches, mais de couleur blonde cuivrée avec une saveur de malt grillé prononcée.

La Carlsberg 47. Légèrement colorée et un peu plus forte : 4°.

La Tuborg Lager. Une des meilleures danoises de grande diffusion et d’exportation. Relativement forte (4,5°), elle a, elle aussi, un goût de malt soutenu, qu’il faut savoir apprécier.

La Wilbroe Imperial Stout. Fabriquée par une des petites marques qui se partagent les 20% du marché que leur laissent les deux grandes (Tuborg et Carlsberg). C’est une bière faiblement colorée, de 6° environ. Très agréable pour la soif, elle n’est pratiquement pas exportée à ma connaissance...

La Thor Buur. Une bière forte et colorée produite par une petite brasserie indépendante, qui mérite aussi de retenir l’attention.

La Faxe Fad. Une blonde désaltérante au goût de houblon, produite par un autre brasseur indépendant qui se refuse à pasteuriser ses produits pour leur conserver toute leur saveur.

Bien sûr, il y a les hollandaises dont Heineken (rien à dire pour sa qualité), très implantée en France, est la marque la plus connue. A côté du second géant Skol, on compte aussi de nombreuses petites brasseries. La Trappist (la seule bière d’abbaye de Hollande) vous décevra peut-être, car c’est en réalité une Pils courante pour la soif, quoique de bonne qualité.

Je citerais, pour référence, bien qu’elles méritent un plus long développement, les bières irlandaises et les écossaises dont la Campbell’s Scotch, assez forte mais moins alcoolisée, malgré son nom, que les allemandes et les belges les plus corsées.

Dans l’Hexagone, la plupart des petites brasseries ont été absorbées au cours des dix dernières années par la bande des six : BSN (Kronenbourg, Kanterbrau...), Pelforth, Artois, Union des Brasseries, Heineken et Brasseries du Pêcheur. Ce guide n’étant pas spécifiquement un guide de la bière, j’ai fait le choix de ne parler que des bières françaises d’exception. A vous de ne pas me tenir rigueur de ne pas vanter les mérites des produits de ces six grands.

Personnellement, j’aime d’ailleurs bien la Pelforth brune, même si certains la considèrent avec un certain mépris et accordent leurs faveurs aux produits de diffusion plus restreinte. Élitisme, quand tu nous tiens... Nous avons donc quelques bières susceptibles d’égayer les palais les plus difficiles. J’ai déjà cité l’Adelscott d’Alsace, à laquelle il faut ajouter :

La Pastor Ale. Artisanale, produite à Anolin. Ambrée, de 6,5°, présentée en bouteilles champenoises. C’est une bière de garde.

L’Abbaye de Saint-Landelin. Une blonde forte, parfumée et fruitée, qui rivalise, sinon avec les grandes trappistes belges, avec certaines bières d’abbayes.

La Saint-Léonard. Une bière de garde produite à Boulogne-sur-Mer. Dorée et corsée, une autre bière de qualité indiscutable qui vous surprendra agréablement.

La bière du Ch’ti. Issue du nord, comme vous l’avez deviné. Une blonde fabriquée elle aussi élaborée de façon artisanale.

Enfin, il serait injuste, faute de ne s'en tenir qu'à des frontières réellement européennes, de ne pas dire au moins un mot sur quelques autres grandes bières. Il faut souligner, par exemple, la qualité des tchèques, les Pilsen authentiques. Qualités dues aussi bien aux bienfaits du houblon de Bohême qu'à l’eau particulièrement pure qui joue un rôle très important.

dimanche 18 mai 2008

Les vins du Latium

Deux noms symbolisent le Latium : Castelgandolfo, la résidence d’été du Pape, et le Frascati. La région ne badine pas avec les classifications : 17 vins, de 54 typologies différentes, ont obtenu la DOC, et sont issus pour les blancs, du Trebbiano et de la Malvasia, et pour les rouges, des Cesanese, Sangiovese, Montepulciano, Merlot et Barbera.

- Frascati Quatre lieux de production pour ce vin plus connu que réputé : Frascati, Rome Montecompatri, Monteporzio Catone et Grottaferrata. Le vin est issu des cépages Malvasia blanc de Candia et Trebbiano de la Toscane, Malvasia du Latium et Greco. Un vrai et bon Frascati (ce n’est pas si courant) doit avoir cette couleur jaune brillante typique, un délicat parfum de fruits frais, et cette souplesse en bouche toute nuancée de douceur. Les meilleurs sont dans l’index, et se dégustent uniquement très jeunes, au printemps qui suit la récolte, sur place, avec des fruits de mer (la Tyrrhénéienne est à dix minutes de voiture, en roulant à l’italienne) ou à l’apéritif.

- Marino Pour l’anecdote, un blanc correct (Malvasia, Trebbiano de la Toscane, Bonvino et Cacchione de robe jaune paille, dont les meilleurs sont vineux, riches, et je vous les conseille plutôt en demi-secs, plus souples en bouche.

- Cerveteri J’aime bien les rouges issus des Sangiovese, Montepulciano, Cannaiolo noir, Carignano et Barbera, des vins vigoureux et colorés, lents à se faire.

- Velletri Des blancs (cépages Malvasia et Trebbiano majoritaires) et rouges (cépages Sangiovese, Montepulciano, Merlot et Bombino noir), provenant des alentours de Vellitri et Lariano et Cisterna. Les blancs sont typés, secs et vineux, bien fruités, mais je préfère les rouges, de belle couleur rubis plus ou moins foncé, toujours secs, savoureux, souples et charnus à la fois, assez veloutés en bouche au bout de quelques années.

- Est!! Est!! Est!! di Montefiascone Avec un nom pareil, on ne risque pas d’oublier ce blanc sec ou demi-doux, fait de Trebbiano et Malvasia. On raconte qu’au XIIe siècle un évêque allemand du nom de Johann Fugger aurait reçu l’ordre d’aller à Rome pour le couronnement de Henri V. Afin d’être sûr de boire de bons vins au cours de son voyage, il envoya son domestique visiter les auberges le long de la route en lui demandant de marquer celles qui servaient le meilleur vin du mot “Est”, pour “Vinum est bonum”. Arrivé à Montefiascone, celui-ci trouva le vin local tellement bon qu’il nota “Est! Est !! Est !!!”. Dans les faits, c’est vrai que le vin est très amusant, agréable, assez savoureux et persistant en bouche.

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samedi 26 avril 2008

Coups de cœur en Savoie

Maison ANGELOT 01300 Marignieu Tél. 04 79 42 18 84 Fax. 04 79 42 13 61 e-mail : maison.angelot@proveis.com www.maison-angelot.com Domaine familial de 23 ha. Excellent Bugey Reflet de Terroir 2006, assemblage du Gamay et d’un soupçon de Mondeuse, charnu et parfumé (fruits rouges surmûris, cuir, épices), de belle robe, à déguster sur un rôti de porc, par exemple. Le Bugey Pinot noir rouge 2005, où dominent des notes de cassis et de griotte, est riche et long en bouche, de bonne évolution. Excellente Roussette de Bugey blanc 2005, au nez de tilleul, bien fruitée, de jolie bouche, souple et ferme à la fois, tout en rondeur. Goûtez le Bugey Extra brut, méthode traditionnelle, de bouche distinguée où dominent les fruits secs, de robe dorée, savoureux, tout en subtilité aromatique, d’une belle longueur, tout en fraîcheur, parfait à l’apéritif comme sur un saumon grillé. Goûtez aussi le Marc et la Fine du Bugey.

Alain BOSSON Domaine du Véronnet 73310 Serrières-en-Chautagne Tél. et Fax. 04 79 63 73 11 e-mail : alain.bosson@wanadoo.fr www.veronnet.com Un vignoble de 8 ha (3e génération) situé sur des coteaux à fortes pentes exposés sud-ouest, avec des sols pauvres et peu profonds constitués de sable de molasse. Excellente Roussette de Savoie (Altesse), un beau vin très parfumé (fruits secs, fruits blancs), très harmonieux, ample, très distingué, une nouvelle fois très élégant. Le Chautagne rouge Mondeuse 2006, au nez où dominent le pruneau et la framboise, est un vin de bouche flatteuse et riche à la fois, suave, avec des tanins veloutés, tout en bouche. Le Chautagne blanc 2006, bien typé Jacquère, est tout en nuances et fraîcheur, de belle robe, au nez de petits fruits et de fumé.

Denis FORTIN 152, Chemin de la Mairie 73190 Saint-Baldoph Tél. 04 79 28 25 58 Fax. 04 79 28 21 63 Domaine de 6 ha qui s’étend principalement sur les bas coteaux du Granier. Culture raisonnée. On y élève ce savoureux Apremont Prestige 2006, issu de vieilles vignes puis fort bien élevé sur lies fines, légèrement perlant comme il se doit, avec ces nuances subtiles et bien caractéristiques où l’on retrouve la noisette et de petites fleurs fraîches, de belle robe, un vin léger, plaisant, vif mais ferme et suave en bouche, très persistant, tout en harmonie, d’une jolie finesse, parfait à l’apéritif, comme sur une raclette ou une fondue savoyarde. 

Château de LUCEY Michaël Grosjean 73170 Lucey Tél. et Fax. 04 79 44 01 00 Remarquable Roussette-de-Savoie Altesse, un vin très bien vinifié et élevé en fûts de chêne, de robe d’un bel aspect jaune et or, typé, au nez minéral et subtil, un joli vin par sa fraîcheur en bouche et sa persistance aromatique, tout en finesse, parfait sur les poissons de lac. Jolie Mondeuse 2004, Médaille d’Or à Mâcon de bouche ronde et persistante, de jolie robe, tout en arômes (cerise, violette), à la fois fruité, souple et riche, à ouvrir sur un jambon de montagne comme avec un lapin à la broche. Le Pinot élevé et vinifié en Fût de chêne est bien corsé, de bonne bouche avec ces notes très caractéristiques et persistantes de fumé et de fruits rouges (griotte, mûre), aux tanins harmonieux. Très beau rapport qualité-prix-plaisir.

Jean PERRIER et Fils Gilbert Perrier BP 3 73800 Saint-André-Les-Marches Tél. 04 79 28 11 45 Fax. 04 79 28 09 91 e-mail : vperrier@vins-perrier.com www.vins-perrier.com Au sommet. Belle maison dirigée par le chaleureux Gilbert Perrier, chevalier de l’ordre du Mérite agricole. Superbe Chignin-Bergeron Fleur de Roussane 2006, de belle robe, au parfum d’amande fraîche et d’agrumes mûrs, très frais, intense et ample, au nez complexe, ferme et suave en bouche, très persistant. L’Apremont cuvée Gastronomie 2006, alliant rondeur et fraîcheur, au nez envoûtant, est un vin riche au nez comme en bouche. La Roussette de Savoie Château de Monterminod 2005, d’une grande typicité grâce à son terroir et son cépage Altesse, est d’une belle harmonie, tout en finesse, ample, aux nuances subtiles de pomme et de fruits secs. Belle Mondeuse d’Arbin Graine de Terroir 2005, un vin élevé en fûts de chêne, au nez de cerise confite, riche en bouche, aux tanins bien souples et savoureux, toujours très abordable. Le Gamay Chautagne cuvée Réserve 2006 est très agréable, friand comme il se doit. La Roussette-de-Savoie Cru Monthoux cuvée Prestige 2006, médaille d’Argent au Concours des Grands Vins de France Mâcon 2007, est de belle robe brillante et limpide, de bouche savoureuse et intense, au nez délicat de noisette et de fruits frais. Goûtez la Méthode Traditionnelle Brut, bien équilibrée, de mousse fine et persistante, d’une belle harmonie au nez comme en bouche, aux arômes de fleurs blanches, alliant saveur et distinction. Très nombreuses récompenses obtenues et largement méritées.

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jeudi 6 mars 2008

La France a du talent : les meilleurs vignerons de l'année

Cette année, avec ce millésime 2007, nous allons avoir l’occasion de voir l’art des vignerons, la force des terroirs et de revenir vers des vins plus classiques, mieux équilibrés, plus élégants. Il faut comprendre que la force de nos vins, c’est justement d’apporter une finesse qu’un bon nombre de concurrents ne peuvent s’offrir. Qu’est-ce qui différencie en effet un vin français d’un autre ? On a les mêmes cépages, les mêmes techniques de viticulture et d’œnologie... Il y a trois paramètres qui font la différence :

- les sols. À l’exception de l’Italie, aucun autre pays ne possède une aussi grande palette de terroirs, dans lesquels on a su planter -c’étaient souvent des moines- les cépages adéquats. Les exemples pullulent, partout : à Chablis (sols kimméridgiens), en Champagne (la craie, le calcaire), en Bourgogne (pierrosité, marnes rouges ferrugineuses, marnes blanches, sols bruns calcaires...), dans la Vallée du Rhône (molasses, quartz roulés, argiles rouges...), dans la Loire (terres argilo-siliceuses -les fameux”silex”, schistes, plateau calcaire -le “‘tuffeau”, craie marneuse...), à Bordeaux (sols graveleux, graviers, croupe de graves garonnaises...), etc.

- les climats. Quels sont les autres vignobles qui possèdent autant de variations climatiques ? Faut-il rappeler l’influence du mistral en Provence et dans le Rhône, de la forêt en Champagne, de l’océan ou des fleuves à Bordeaux, des positions des vignes sur les versants en Bourgogne comme leur altitude en Alsace, de la méditerranée et du vent en Languedoc, etc.

- les hommes. On a des vignerons dont les ancêtres faisaient du vin il y a plus de 500 ans ! On a des hommes et des femmes qui parviennent -malgré les modes et les appels des “sirènes”- à rester au plus haut niveau depuis des décennies, bien avant que l’on imagine même de pouvoir planter des vignes en Australie ou en Californie, bien avant que l’on nous chante les louanges des vignobles de Nouvelle-Zélande, d’Argentine ou de Roumanie.

Bref, on sait non seulement faire du bon vin, ce que tout le monde peut faire, je vous l’accorde, mais on sait surtout faire des vins racés, reconnaissables entre mille, qui sentent ce “fumé” bourguignon, déploient ce “velours” libournais, cette “chair” en Médoc ou à Châteauneuf, cette “minéralité” à Pouilly ou à Meursault, cette fraîcheur en Champagne comme dans nos grands liquoreux. C’est cela notre force : la différence, la variété, l’originalité... La typicité, ce n’est rien d’autre que l’association d’un sol, d’un micro-climat, d’une plante et d’un homme.

Vous comprendrez que l’on est loin des producteurs qui se disent “modernes”, “révolutionnaires”, “découvreurs”, trop imbus d’eux-mêmes... et nous abreuvent de produits standardisés, au goût régulier chaque année, confondant le principe de se servir des techniques modernes pour “coller” à la nature et celui de les utiliser à outrance (surmaturation, surconcentration...). Nous, on aime les vins qui ont une âme, qu’ils valent 7 € ou 100 fois plus, élevés par des vignerons conviviaux, passionnés et humbles face à la nature. Ces vignerons ont du talent et sont dans ce numéro.

Merci de votre fidélité.

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dimanche 2 mars 2008

Nos coups de cœur à Châteauneuf-du-Pape

Domaine Juliette AVRIL Marie-Lucile et Stéphan Brun 8, avenue Pasteur 84230 Châteauneuf-du-Pape Tél. 04 90 83 72 69 Fax. 04 90 83 53 08 e-mail : domainejulietteavril@vinsdusiecle.com www.vinsdusiecle.com/domainejulietteavril Un vignoble de 22 ha, dont la moitié des vignes a plus de 50 ans. Très beau Châteauneuf-du-Pape rouge 2004 (75% Grenache, 10% Syrah et 15% Cinsault, Mourvèdre, Counoise et Vaccarèse, vendanges manuelles, cuvaison longue et vieillissement en fûts de chêne), riche, coloré et bouqueté, aux notes de cerise confite et d’humus, avec cette bouche chaleureuse et puissante, un vin ferme et fruité, finement épicé. Le Châteauneuf blanc (45% Grenache blanc, 25% Roussane, 15% Clairette et 15% Bourboulenc sur sol de marne, vendanges manuelles avec tris), de jolie robe dorée, est de bouche parfumée et persistante, avec ces notes de fruits frais, de tilleul et de miel, un grand vin dense et savoureux. Goûtez le Côtes-du-Ventoux rouge 2004, 60% Grenache, 30% Syrah et 10% Carignan sur sols argilo-calcaires, aux notes de mûre et d’humus, coloré et ferme, un vin de bouche bien charnue. 

Cuvée du VATICAN Sarl Vignobles Diffonty Jean-Marc Diffonty Route de Courthézon BP 33 84230 Châteauneuf-du-Pape Tél. 04 90 83 70 51 Fax. 04 90 83 50 36 e-mail : vignoblesdiffonty@free.fr Monte en grade dans le Classement. Le vignoble s’étend sur 28,5 ha (terroir de terres graveleuses, de sols sablonneux ou argilo-calcaires). Beau Châteauneuf-du-Pape rouge cuvée du Vatican 2005, de robe pourpre, un vin volumineux, au nez dense avec des notes de violette, de réglisse et de pruneau, classique et concentré, alliant finesse et structure.  Le Châteauneuf-du-Pape rouge Réserve Sixtine 2006 est encore jeune, de jolie robe intense, puissant en bouche, aux tanins fermes et bien équilibrés, aux notes de fruits rouges mûrs caractéristiques (pruneau, myrtille), un vin parfait sur un canard. Le Châteauneuf-du-Pape cuvée du Vatican blanc 2005 est très bien élevé, alliant nervosité et gras, au nez envoûtant et persistant, marqué par ces notes de fleurs blanches et de pain grillé, à déboucher sur une volaille rôtie ou un sandre.

Château FORTIA MM. Pastre et Le Roy de Boiseaumarié BP 13 84230 Châteauneuf-du-Pape Tél. 04 90 83 72 25 Fax. 04 90 83 51 03 e-mail : chateaufortia@vinsdusiecle.com www.vinsdusiecle.com/chateaufortia À la tête des Premiers Grands Vins Classés. “Les vendanges 2007 ont commencé avec une semaine d’avance, nous prtécise Pierre Pastre. Nous avons eu un été très sec contrairement à certaines autres régions et avons donc vendangé des raisins très sains. Les teneurs en sucre étaient élevées et les vins s’annoncent puissants, la couleur rouge foncé est profonde, cela est dû à la maturité parfaite. Nous nous situons encore entre une très bonne année et une année exceptionnelle dans la lignée des 2006 et 2005. Les blancs sont d’une belle fraîcheur, nous les avons récoltés assez tôt pour préserver leur délicatesse aromatique. Pour les rouges, les fermentations ont été vigoureuses, ce qui est très bon signe. Les rendements sont excessivement bas, volontairement limités à 35 hl/ha.” On se fait plaisir avec ce Châteauneuf-du-Pape rouge cuvée du Baron 2005 (45% Grenache, 40% Syrah, 15% Mourvèdre), un grand vin charnu et très parfumé, de robe pourpre sombre, aux arômes de fruits noirs avec des notes de grillé et charpenté, de belle garde. Le 2004 est très riche au nez comme en bouche, de grande structure, de couleur intense, au nez complexe où dominent les épices et la vanille. Le Châteauneuf-du-Pape rouge Tradition 2005 (95% Grenache, 5% Syrah) est typé, au nez de griotte et de cassis mûrs, un vin dense et complexe, très parfumé, dominé par les fruits macérés, de robe pourpre soutenu, un vin riche et bien en bouche, à apprécier sur un filet de bœuf en croûte. Le 2004 associe couleur et matière, au nez à dominante de fruits frais et d’humus, riche et subtil, de bouche dense. Remarquable Châteauneuf-du-Pape blanc 2005, de belle robe dorée, gras et suave, un vin d’une grande séduction, aux arômes de fruits blancs mûrs, d’une grande richesse aromatique en finale. Le 2004 se goûte aussi très bien, aux nuances de coing et de pain grillé, , riche en arômes comme en charpente. 

Château de HUSSON Bernard et Jérôme Granget 2031, Chemin des Saintes Vierges BP 56 84350 Courthezon Tél. 04 90 33 02 96 Fax. 04 90 33 16 82 e-mail : granget.bernard@wanadoo.fr La cinquième génération est aux commandes. Savoureux Châteauneuf-du-Pape rouge cuvée Melchior de Joanis 2003, un vin de bouche charnue, coloré, au nez concentré (violette et cassis), aux tanins bien fondus mais bien présents. Le Châteauneuf-du-Pape blanc 2005, au nez fleuri, suave et puissant, d’une très belle persistance aromatique en bouche, avec des nuances de pêche et de tilleul, très bien équilibré en finale, est tout en bouche.

Domaine MATHIEU Scea André et Jérôme Mathieu Route de Courthézon BP 32 84231 Châteauneuf-du-Pape Cedex Tél. 04 90 83 72 09 Fax. 04 90 83 50 55 e-mail : dnemathieu@aol.com Au sommet. Exploitation familiale de 22 ha, transmise de père en fils depuis 4 siècles. Superbe Châteauneuf-du-Pape rouge Marquis d’Anselme 2005, issu de vignes centenaires, goûté brut de foudre, ni collé, ni filtré, aux notes de pruneau et de sous-bois, de bouche pleine et généreuse, aux tanins fermes, de garde. Beau Châteauneuf rouge Tradition 2005, issu de vieilles vignes et d’une longue macération, coloré, de belle charpente, alliant finesse et concentration, avec ces nuances de groseille, finement tannique. Remarquable Châteauneuf blanc 2006, aux arômes de fruits et de fleurs, avec des notes subtiles de miel, d’une grande persistance aromatique, associant charme et puissance, de belle évolution. Le 2005, de robe jaune aux reflets verts, dense et floral en bouche, harmonieux, est complexe avec ces notes de citron et de tilleul, tout en arômes, d’une finale persistante. Goûtez leur Côtes-du-Rhône rouge 2005, de robe rubis, au nez de petits fruits rouges mûrs, très parfumé, ample, de bonne charpente, généreux et persistant, et le très joli CDR rosé 2006, tout en fruits.

Château MONT-REDON Jean Abeille et Didier Fabre 84230 Châteauneuf-du-Pape Tél. 04 90 83 72 75 Fax. 04 90 83 77 20 e-mail : montredon@vinsdusiecle.com www.vinsdusiecle.com/montredon Incontestablement à la tête des Premiers Grands Vins Classés avec ce Châteauneuf-du-Pape rouge 2005, issu majoritairement du Grenache (60 %), de la Syrah (19 %) et du Cinsault (15 %), dense en bouche, charpenté, un vin de couleur pourpre intense, au nez puissant et subtil à la fois, aux notes de fruits mûrs (cassis, griotte) et de truffe. Chaleureux 2004, où dominent des notes de groseille et de garrigue, de couleur pourpre, aux nuances de fruits surmûris (framboise, griotte) et d’humus en bouche, un grand vin typé comme nous les aimons. Superbe 2003, de charpente à la fois puissante et souple, avec beaucoup de matière, des arômes de fruits rouges complexes (cassis, mûre), des nuances de griotte, de cannelle et de fumé, un vin dense. Le 2001 est vraiment remarquable, un vin de bouche puissante et dense, aux tanins bien fondus, au bouquet complexe où s’entremêlent des notes de petits fruits rouges bien mûrs et de réglisse, de grande évolution comme le 2000. Remarquable Châteauneuf blanc 2005, d’une couleur aux reflets verts, au nez très aromatique, onctueux avec beaucoup de fraîcheur et de vivacité, très bien élevé, dense et parfumé, tout en bouche, fleurant bon les amandes, la pêche et les fleurs, très classique, puissant et subtil à la fois. Beau Lirac Mont-Redon blanc 2005, de bouche soyeuse, un vin ample, gras et vif à la fois, parfait sur des gambas grillées. de bouche florale et subtile, aux arômes de noisette et d’amande grillée, une belle réussite. Le blanc 2004 sent les fruits frais et l’amande, de bouche onctueuse et vive, avec des notes subtiles de coing et de noisette, un joli vin, fin et dense à la fois, tout en charme comme le Lirac rouge 2004, de belle couleur grenat, au nez de sous-bois et de griotte, associant finesse et charpente. Goûtez le CDR rouge 2005, de couleur profonde, bien corsé, où dominent les fruits mûrs, aux tanins fondus, bien en bouche, vraiment très abordable, et l’excellent CDR blanc 2006 (cépage Viognier), très onctueux, de bouche subtile à dominante de fruits frais et de fleurs. Tout en fruité et finesse, le Côtes-de-Provence Château Rio-Tord rosé 2006, provenant de leur autre domaine familial, et le Marc de Châteauneuf-du-Pape blanc, un régal, à boire frais en digestif. Exceptionnel rapport qualité-prix-typicité.

SAINT-BENOÎT Gérard Jacumin Route de Sorgues 84230 Châteauneuf-du-Pape Tél. 04 90 83 51 36 Fax. 04 90 83 51 37 e-mail : saint.benoit@wanadoo.fr www.saintbenoitvins.com Un remarquable Châteauneuf-du-Pape cuvée XIII 2005, avec des notes intenses de petits fruits rouges surmûris et d'épices, charnu, coloré et parfumé, charpenté, aux tanins amples. Le Châteauneuf-du-Pape Soleil et Festins 2005 (80% Grenache, 10% Syrah et 10% Mourvèdre) a des arômes puissants de griotte, des tanins bien présents, un vin volumineux et persistant en bouche. Le Châteauneuf-du-Pape Saint-Benoît Grande Garde, avec des nuances de cassis et de violette, allie charpente et souplesse en bouche, un vin de garde. Vous aimerez aussi ce Châteauneuf blanc La Gardiole 2005, issu d’une des rares vieilles Roussane du terroir de Châteauneuf-du-Pape (parcelle de 25 ares qui date de 1949), très savoureux, aux nuances de coing et de pain grillé, un beau vin tout en bouche, riche en arômes comme en charpente.

Domaine du VIEUX-LAZARET Vignobles Jérôme Quiot Avenue Baron-le-Roy, BP 38 84230 Châteauneuf-du-Pape Tél. 04 90 83 73 55 Fax. 04 90 83 78 48 e-mail : vignobles@jeromequiot.com www.jeromequiot.com À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Exceptionnel Châteauneuf-du-Pape rouge Domaine du Vieux-Lazaret 2005 (67% Grenache noir, 22% Syrah, 5% Mourvèdre, 4% Cinsault et 2% autres cépages sur des sols de galets, de terrasses caillouteuses et des sols argileux, vignes de 40 ans en moyenne), tout en bouche, avec des nuances de fumé, parfumé (cassis, griotte), aux tanins très équilibrés, à la fois puissant et souple. Le 2004 est dense et complexe, dominé par les fruits macérés, de robe pourpre soutenu, un vin riche et bien en bouche. Le Châteauneuf blanc 2004 (45% Grenache blanc, 30% Clairette, 20% Bourboulenc et 5% Roussane, sur des sols argileux, vignes de 30 ans en moyenne) est tout en finesse d’arômes, un vin très équilibré en acidité, dense et floral, très harmonieux, un vin ample sentant bon les noisettes et la pêche, à ouvrir sur un poisson au four. Splendide Châteauneuf-du-Pape cuvée Exceptionnelle (60% Grenache et 40% Syrah), avec ce nez de kirsch très spécifique, de couleur profonde, un vin riche et parfumé, de bouche fondue et puissante à la fois, de grande évolution. Le Châteauneuf-du-Pape Domaine Duclaux rouge 2004 (cépages dominants 70% Grenache, 20% Mourvèdre, sur des sols de galets roulés, d’alluvions, de sable, de cailloux et des sols argilo-calcaires, vignes de plus de 50 ans en moyenne) est de couleur intense, charnu, aux notes de pruneau, dense et puissant, coloré et parfumé, alliant charpente et rondeur, de garde. Goûtez aussi le Côtes-du-Ventoux Domaine du Vieux-Lazaret (65% Grenache noir, 30% Syrah et 5% de Cinsault et de Carignan, vignes de 30 ans en moyenne), au nez dominé par les petits fruits rouges (cassis, framboise), aux tanins très équilibrés, et ce CDR rouge Château du Trignon 2005 Plan de Dieu. Le Plan de Dieu est un nouveau CDR Villages reconnu pour la typicité de sa terrasse alluviale riche en galets, cépages Grenache et Syrah élevé pour 20 % en fûts de chêne, dense au nez comme en bouche (cassis, garrigue), aux tanins enrobés, de couleur cerise soutenue, régulièrement réussi. Très beau rapport qualité-prix-typicité.

Voir le Classement 2008

vendredi 15 février 2008

La vérité sur la qualité du millésime 2007 en Médoc

Dans la presqu’île du Médoc, il y a de tout, et notamment des appellations très différentes, sur le plan de la géographie, de l’influence du fleuve, des sols, des croupes... cette différence s’exacerbant même dans une appellation comme Margaux où les terroirs ne sont pas du tout homogènes.

Prenons trois exemples de sols qui, à mon sens, ont très bien réagi aux conditions climatiques d’année 2007 :

- À Margaux prédominent les graves garonnaises, sur un plateau central de 6 km de long sur 2 km de large. Au sud-est, le vignoble domine les terres basses de l’estuaire. Son versant oriental est légèrement échancré par des vallons secs qui le festonnent en croupes successives. Les graves de Margaux ont été étalées en nappe par une ancienne Garonne au Quaternaire ancien. De belle taille, elles sont associées à des galets de dimension moyenne qui constituent le plus bel ensemble günzien du haut-Médoc. C’est sur cette nappe ancienne, qui repose sur un soubassement tertiaire calcaire ou argilo-marneux, que sont installés les meilleurs crus médocains. Beaucoup de graviers et de cailloux, des sols pauvres retenant mal l’eau, une vigne profondément enracinée, toutes les conditions de réussite sont réunies dans ces terroirs pour favoriser la qualité d’un millésime comme le 2007.

- À Saint-Julien, le terrain est pratiquement le même sur l’ensemble de la commune. Seule la proximité plus ou moins grande du fleuve peut entraîner quelques variations climatiques. En fait, la nappe de graves de Saint-Julien-Beychevelle prend la forme d’un grand rectangle de près de 5 km de longueur sur 3,5 km de largeur. Et la nappe alluviale est particulièrement bien disséquée en croupes de graves garonnaises du quaternaire ancien.

- À Saint-Estèphe, le sol est caractérisé par la diversité remarquable de la composition de ses couches, conséquence de son modelé accidenté, et un excellent drainage naturel. Partout il est semé de quartz et de cailloux roulés, mêlés à une terre légère et sableuse en surface qui confère aux vins une finesse toute particulière. Quant au sous-sol, il est constitué du fameux calcaire qui affleure à l’ouest de la commune.

Eh bien, ces sols ont parfaitement joué leur rôle cette année.

lundi 31 décembre 2007

VinoVox, c'est parti !

Le voilà, le résultat de notre force sur Internet. Le 1er vrai magazine du Vin sur le Web, alimenté par des centaines d'articles, de liens, de flux, de reportages, de présence sur le terrain... C'est -une nouvelle fois- du jamais vu, gratuit et unique ! Le mieux, c'est que vous alliez voir : Vinovox

samedi 29 décembre 2007

My Space

J'ai ouvert mon espace sur My Space en Novembre. Il est personnel, c'est-à-dire que j'y aborde mes passions, notamment l'art contemporain (mon épouse Brigitte et moi projettons l'ouverture d'un "espace" d'art moderne à Auros), la musique, le cinéma et la littérature. Plus d'une centaine d'ami(e)s (112, à ce jour) sont déjà venus me rejoindre, français, italiens, américains, canadiens, belges, artistes, compositeurs, peintres..., j'ai déjà réservé des tableaux, hésite sur une sculpture, ai promis d'aller voir un concert... On se doute que c'est un média exceptionnel pour tisser des liens et partager son expérience. Très agréable, très enrichissant. Le Net, c'est cela, avant tout.

jeudi 8 novembre 2007

Bordeaux : coups de cœur et de bluff...

Comme en Bourgogne, on ne peut que regretter que beaucoup de crus bordelais, réputés ou non, “classés” (en 1855..., merci pour l’actualisation) ou non, “classés” à Saint-Émilion ou en “Crus Bourgeois” du Médoc (les 2 classements étant juridiquement obsolètes, ce qui la fout bien) atteignent des prix qui ne sont plus conformes au plaisir qu’ils procurent. 

J’aime les vrais vins de Bordeaux, du plus grand au plus modeste, et les consommateurs comme les producteurs savent que je défends ce qui les intéresse, et les distingue : le rapport qualité-prix-typicité. Si l’on fait un grand Margaux ou un Pomerol racé à 40 ou 80 e, il les vaut bien. Idem pour une gamme plus abordable, en Graves, dans les Satellites, les Côtes ou en Bordeaux Supérieurs, où les progrès sont exceptionnels.

En-dehors de quelques crus mythiques pour lesquels le prix n’est plus un facteur estimatif (on entre alors dans le monde du luxe), ce qui n’est pas du tout justifié aujourd’hui, et on l’a vu -hélas- avec les augmentations de prix du millésime 2005, c’est un Saint-Émilion “fardé” comme un acteur du carnaval de Venise à 80 e (voire bien plus), un “simple” Médoc à 25 e, un “bon” machin à 20 e ou un Bordeaux Supérieur ultra-barriqué à 15 e. À force de prendre les consommateurs pour des gogos (demain, les Russes ou les Chinois le comprendront aussi), certains vont s’en mordre les doigts...

Pour mémoire, il existe deux “crises” actuellement, très différentes, voire opposées, dans beaucoup de vignobles : celle, désastreuse pour ceux qui la subissent, qui touche certains viticulteurs, la plupart étant dépendants des prix trop bas du tonneau, qui ont du mal à se faire rémunérer correctement. Les causes sont complexes (un certain négoce peu solidaire parfois, une politique de plantation trop importante, des barrières étatiques…). Ils méritent d’être soutenus, et l’on fera ce que nous pouvons pour les aider. C’est une crise sociale.

L’autre crise concerne un bon nombre de vins, à Bordeaux, notamment : trop chers ou trop sensibles à la mode (“vins de garage”), trop endormis sur leurs lauriers, trop imbus d’eux-mêmes, alors que le respect des consommateurs (proposer un vrai rapport qualité-prix cohérent) est impératif. Les acheteurs se sont sentis lésés. On parle beaucoup trop d’argent, de prix, de bonnes notes glanées chez un “gourou” quelconque, et c’est ce que le consommateur retient, alors que, bien sûr, ceci ne concerne qu’une petite minorité. C’est une crise de confiance, et, en même temps, une crise d’identité, tant un bon nombre de vins ont perdu leur spécificité.

Les “primeurs” (depuis 2000, et surtout 2005 où certains crus ont sorti des prix déments et incautionnables) font des vins bien trop chers, et cela commence à créer un sérieux malaise à Bordeaux, tant il y a de différence entre 2 vins d’une même appellation. Pourquoi payer une bouteille à 50 ou 200 e quand on peut trouver du plaisir dans une bouteille 4 à 10 fois moins chère (même si, et je le sais, que les vins ne sont pas “comparables”) ? Je n’ai jamais soutenu ces vins “parvenus” qui se moquent bien du marché français (et de ses consommateurs).

Je ne suis pas non plus intéressé par les vins “confiturés”, sans âme ni vertu, qui font tort à la grande spécificité bordelaise. Pour faire ces “vins”, on récolte des raisins surmaturés, on concentre à outrance (avec des concentrateurs) lors des vinifications, on met le tout dans des barriques où le bois peut, sur demande auprès des tonneliers, vous donner le goût que vous recherchez (de la vanille, du sirop, de la confiture…), et on vous sert un vin à la limite de l’écœurement, noir comme de l’encre, gras comme de l’huile et parfumé comme votre bureau en bois.

Si les vins du Médoc (le dernier Classement “Officiel” des Crus Bourgeois est passé à la trappe sur le plan juridique, comme celui de Saint-Émilion, et on le comprend) sont réputés, ce n’est pas pour être des vins intouchables à cause de leur prix ou “putassiers”, ces vins ou micro-cuvées qui n’existent que pour rafler de bonnes notes à des concours et ne correspondent plus à la grande tradition médocaine. Ces pratiques sont une honte pour la majorité des grands vins de la région, qui sont des vins fermés dans leur jeunesse, typés par leur terroir, et qui demandent d’évoluer dans le temps pour s’exprimer, en fonction de chaque millésime, respectant ainsi la nature. La force du terroir est la base de tout. Les autres sont sans intérêt, et les prix sont souvent déments.

À Pomerol, il y a des vins splendides, très typés par le Merlot qui se plaît à merveille dans ces territoires diversifiés. Il faut noter que, les exceptions et les excès confirmant la règle, les vins bénéficient d’un rapport qualité-prix-typicité justifié par la rareté comme par la convivialité et l’amour du vin.

À Saint-Émilion, on revient dans les histoires de clochers, et à beaucoup trop de frime. Outre un Classement “officiel” qui fait plutôt sourire, faisant “monter” certains crus pour le moins incongrument et discréditant d’autres (Guadet, Faurie, Cadet-Bon, Lamarzelle, Petit Faurie de Soutard, La Tour du Pin Figeac...) qui ne le méritent vraiment pas (le Classement est d’ailleurs annulé par un jugement actuellement), on ne peut aussi qu’être déçu par des vins totalement “fabriqués”, vinifiés par ceux qui croient avoir la “science infuse” et veulent nous faire croire qu’en mettant un vin “200 % en barriques neuves” ou en multipliant les manipulations œnologiques, les concentrations et des “essais”, on sait faire du vin ! Ceux-là se moquent des amateurs et des autres vignerons de l’appellation que nous défendons,qui savent très bien s’il faut mettre 10 %, 20 %, 30 %, 50 % de leurs vins en barriques neuves, ou moins, ou plus, selon la force du millésime et la structure du vin. On ne fait du bon vin, et a fortiori un grand cru, que sur des terroirs propices, de la “crasse de fer” aux argiles profondes, assortis de dépôts marins ou d’alios. Gare à certains prix, totalement injustifiés.

Les meilleurs vins de Montagne, Puisseguin, Lussac ou Saint-Georges se retrouvent dans le Classement des “Satellites” de Saint-Émilion, et proviennent de terroirs spécifiques, limitrophes ou rapprochables d’autres sols d’appellations plus prestigieuses, ce qui leur permet de devenir de grands vins à part entière.

Bien que certains tentent de les mélanger, les deux appellations Canon-Fronsac et Fronsac partagent à la fois des différences et des similitudes. Là aussi, des vins sont surcotés et beaucoup plus marqués par leurs vinifications que par un terroir.

Pour les Graves, il existe une variété importante de styles de vins. Cela va des crus réellement (et historiquement) exceptionnels, issus des territoires de Pessac, Martillac ou Léognan, mais aussi ceux de Podensac ou Portets, certains d’entre eux, dans les appellations Pessac-Léognan (quelques-unes des plus belles bouteilles de la région dans les millésimes 2005 et 2004) comme dans celle des Graves, bénéficiant d’un remarquable rapport qualité-prix-plaisir, d’autres crus atteignant des prix difficilement cautionnables. C’est évidemment le berceau des grands vins blancs de la région bordelaise.

Dans les appellations de Côtes, qui se cherchent toujours, il s’agit de choisir entre les vins typés comme nous les aimons, et d’autres cuvées très spéciales, dépersonnalisées (à ne pas confondre avec les cuvées de prestige retenues), faisant la part belle à des vinifications trop sophistiquées, peu propices à mettre un terroir en avant, s’il existe.

Dans les Bordeaux Supérieurs, les progrès sont constants depuis plus de dix ans, et, loin de la démence des prix de certains autres “cuvées Spéciales”, on savoure de nombreux vins remarquables pour leur rapport qualité-prix-plaisir. La plupart des propriétaires retenus élèvent aussi de jolis Bordeaux blancs qui ont du mal à se faire une image.

À Sauternes (et Barsac), l’équilibre géologique et climatique de la région en fait un milieu naturel idéal pour cette fascinante biologie qu’est le Botrytis cinerea. L’appellation a connu une série de millésimes très différents, du plus exceptionnel (2004, 2001, 99…) au plus difficile (2002). Attention au passerillage, qui n’a rien à voir avec le Botrytis...

En liquoreux, les appellations situées face à Sauternes, recèlent des vins onctueux, qui ont du mal à se faire un nom, pourtant d’un très bon rapport qualité-prix-plaisir.

Mes Classements 2008 sont la garantie de ne pas vous faire avoir. Gare au bluff, donc.

jeudi 18 octobre 2007

20 sur 20 ? mon blog perso qui note mes coups de cœur...

Je me fais plaisir, et j'y aborde pratiquement tous les sujets : la Boxe (regardez attentivement le jeu de jambes d'Ali, et Bretonnel), Sarkozy (je soutiens plus que jamais), Dido (et des vidéos superbes de Clapton, des Stones, de Dylan, Lou Reed, Brian Ferry, Amstrong, ou Callas), Rugby (de Bernard "Madrange" aux Blacks), ce qui nous met mal à l'aise (dont la précarité et cette pauvreté stagnante dans notre pays riche), Villepin (et sa rancœur), une rubrique houlala (de Catherine Breillat à Paris Hilton, du Japon à Jean-Claude Van Damme), le FMI (Strauss-Kahn, pas mal payé), Goldman (Là-bas), de quoi rire ou pleurer, mais aussi le génie des hommes avec les montres à complications (et un Planétarium époustouflant), les voitures à Paris, les vins Californiens, le scandale d'EADS (info ou intox ?), la Poste, mais encore Kouchner (j'aime bien), Lawrence d'Arabie, Rothko (et Soulages, et Warhol, et Tal-Coat, et Krémègne...), Ségolène Royal, BHL, Clearstream, la TVA des restaurateurs, les ministres, l'iPhone, Vuitton, les Echecs, quelques tacles à Fabius (mais aussi à Royal, Copé, Santini, Juppé, Bayrou ou Jospin), Ibiza, de quoi avoir honte, des conseils pour bien acheter (et éviter des vins à prix incautionnables), un peu de technique (du vin soda aux cavernes de Mars), de beaux vins..., des coups de chapeau (Google, Dominique Ferrandez, Cervantes, Imagine et My Sweet Lord en live...), les vins de Toscane, pas mal de coups de gueule ou tout comme (Toupie, Bollinger, les vins de cépages, Parker, Citadelles du Vin...), mes infos préférées (Europe 1, Guillaume Durand), les livres (Alamut, Vargas Llosa, Tourbillon...), bien sûr, puis la crise américaine, ce qui nous fait sourire (dont des articles sur le vin parus dans Le Figaro et Le Monde), les stocks-options (il est bien, Seguin), Brad Pitt, les copeaux de bois, le Champagne, l'astronomie, les grèves, voir et revoir Keyser Soze... le tout noté de 1 à 20, avec humour (quelques vidéos top de Nicolas Canteloup, Gad Elmaled, Florence Foresti), ironie ou conviction. De quoi se divertir mais surtout s'informer sur 20 sur 20 ?

mercredi 17 octobre 2007

Aromatique, cela veut dire quoi ?

Odeur intense, fraîche et franche, typique des vins jeunes. Plusieurs caractères d’arômes sont présents : floral (violette, œillet, rose, jasmin, pivoine, miel…), fruité (cassis, prune, coing, framboise, cerise, noix, figue sèche, châtaigne, amande douce ou amère…), végétal (fougère, sous-bois, myrte, foin frais ou sec, anis, réglisse, menthe, poivre vert, vanille, eucalyptus…), animal (musc, cuir, ambre, graisse, venaison…), minéral (pierre à fusil, silex, iode, craie, poussière…) et synthétique (bonbon anglais, esters, phénols, goudron, matière plastique…). Les vrais vins possèdent toutes les nuances, intimement liées : un vin ne sent pas la framboise ou la cerise, il doit sentir le vin et vous faire penser à des arômes de framboise ou de cerise, nuance…

Voir le vocabulaire du vin

samedi 13 octobre 2007

La force du terroir

Chaque semaine, les meilleurs vins de France, du plus grand au plus modeste.

Voir le site

La France a du talent

Pour Patrick Dussert-Gerber, depuis 28 ans, le vin est une entité à part entière qui associe l’inné et l’acquit, le talent et la passion, le ciel et la terre, l’homme et la science, le matériel et l’irrationnel, la poésie et le savoir, le plaisir et la mesure (si l’on a soif, on boit autre chose)… Il faut respecter à la fois une culture et une éthique. Il faut rester humble devant les dégustations, sincère face à ses convictions, défendre tous ceux qui s’attachent à élever un vin digne de ce nom avec passion et convivialité. Dans cette optique, il y a peu de place pour la frime ou l’arrogance. Le vin, c’est donc le reflet d’un état d’esprit, et d’une éthique, technique et morale. Le reste, l’osmose inverse à outrance, les concentrateurs, le surboisage… c’est du dopage, et du blabla.

Brigitte Dussert : vous aimez beaucoup l’Alsace et ses vignerons. Les vins ont-ils évolué ?

Patrick Dussert-Gerber : l’Alsace est une région toujours aussi forte qui ne rencontre pas de difficulté particulière. Il faut quand même dire que, depuis quelques années, on dégustait des vins plus douceatres avec beaucoup moins d’acidité. Deux paramètres pour l’expliquer : soit c’est l’évolution climatique qui donne des vins plus doux et moins acides et là c’est logique dans des millésimes comme 2003 ou 2005, soit c’est une volonté délibérée ou une mode. Si c’est le cas, attention au risque de dépersonnaliser ces crus. Un Riesling ne doit pas être suave mais, au contraire, bien sec, et l’acidité est nécessaire pour l’équilibre et la typicité de ces vins. J’affectionne particulièrement l’Alsace (quelques origines d’Andlau), la bonne humeur des vignerons, le plaisir de pousser la porte d’un winstub, bref, celui de partager l’amour du vin. Je connais parfaitement le vignoble et il y a un bon nombre de producteurs que j’estime et soutiens depuis mon premier Guide, ce qui ne nous rajeunit pas (Gresser, Schléret, Hauller, Berger, Klein, Jung, Schaeffer-Woerly, Haegi, Rolli, Dussourt, Reinhart, Materne Haegelin…) et d’autres, découverts il y a une dizaine d’années comme Odile Weber, Ruhlmann, Beck, Engel, l’exemplaire Cave de Hunawihr…

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samedi 29 septembre 2007

Unique, le Champagne

Mon Classement 2008 est un vrai coup de cœur, entièrement actualisé, et vous montre le véritable visage de la Champagne, qui tient compte de la qualité, du prix, de la régularité, de l’accueil et de la passion des hommes. C’est ce qui fait tout son intérêt ; récompenser les meilleurs, les plus connus comme les autres, ceux qui respectent les consommateurs. L’image de marque n’est plus suffisante, c’est la régularité qualitative et des prix justifiés (ou pas) qui comptent.

Il faut considérer le Champagne comme un vin à part entière : les très grandes cuvées de prestige (celles que l’on retrouve dans le Classement dans la catégorie des Premiers Grands Vins Classés, puis dans une bonne partie des Deuxièmes Grands Vins Classés) sont des cuvées de Champagne que l’on boit comme un grand vin, en les associant à des moments du repas, sur des plats appropriés. On a la chance d’accéder ainsi aussi bien au summum de la finesse qu’à celui de la complexité et de la vinosité. Bien que l’on en parle moins (à tort), le terroir, les sols ont toute leur importance en Champagne, apportant une spécificité réelle et différente selon que l’on se trouve à Cramant ou à Épernay, à Ay ou à Bouzy, dans l’Aube ou la Marne. À cela s’ajoute la proportion des cépages, et chaque maison, cave ou vigneron, possède alors les facultés de créer véritablement une cuvée légère ou puissante. Et puis, ce qu’il ne faut pas occulter pour comprendre la différence entre une grande cuvée et une autre, ce sont, outre l’art fondamental de l’assemblage que signe la main de l’homme, les incontournables vins de réserve, que l’on ajoute à des vins plus jeunes. On ne fait un grand vin que si l’on a du stock, l’exception confirmant la règle.

Comme partout également, on trouve aussi des cuvées bas de gamme, qui changent de nom et d’étiquette selon leurs distributeurs, et des cuvées de concours qui masquent l’ensemble de la production, faute de savoir-faire ou d’approvisionnements adéquats. Certaines négociants sont dans ce cas, de plus en plus de producteurs se réservant leurs meilleures cuves ou raisins pour vendre en direct (on les comprend). Il y a aussi des cuvées bien trop chères, difficilement cautionnables, donc.

Attention aussi aux nombreuses marques qui appartiennent à certains “faiseurs”. Ai-je besoin de souligner que, autant que je puisse le savoir (certaines marques – caves coopératives ou négociants – cachant bien leur véritable identité), ceux qui ne sont plus que des noms sur une étiquette ne font pas partie de cette hiérarchie, comme d’autres marques de négoce, dont la qualité n’est pas en cause, qui sont dirigées par des responsables de groupes qui vendent du Champagne aujourd’hui comme demain de la lessive… À quoi bon les soutenir ?

Voir :

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