Guide des Vins du Monde

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dimanche 7 juin 2009

Le Château de La Rivière

Château de la RIVIÈREFRONSAC Château de la RIVIÈRE

Château de la RIVIÈRE

(FRONSAC)
James Grégoire
Château de la Rivière
33126 La Rivière
Téléphone :05 57 55 56 56
Télécopie : 05 57 24 94 39
Email : info@chateau-de-la-riviere.com
Site : www.chateau-de-la-riviere.com

Superbe Fronsac 2006, intense et corsé, de couleur grenat, d’une belle charpente, riche, aux arômes délicats où dominent les fruits cuits et les sous-bois, aux tanins fermes mais soyeux, de bouche agréablement poivrée. Le 2005, de couleur profonde, tout en nuances d’arômes (griotte, cannelle, grillé), dense, aux tanins mûrs, à la fois riche et souple, très équilibré, un vin de bouche intense avec des notes de sous-bois et de cerise mûre, bien élevé, bien charnu, de très bonne garde, médaille d’Or au Concours Général Agricole de Paris 2007. Remarquable 2004, de teinte soutenue, aux notes de cassis mûr, d’épices et de fumé, très bien élevé, riche et savoureux en bouche, concentré, prometteur. Le 2003, avec ce nez complexe où dominent les groseilles et l’humus, est un vin charnu, aux tanins riches, d’excellente garde. La cuvée Aria 2005, pur Merlot, élevage 18 à 20 mois, 100 % bois neuf, de belle robe pourpre, aux notes de poivre, d’épices et de fumé, aux tanins puissants et savoureux à la fois, complexe, est un vin qu’il faut laisser se faire. À la suite, le Fronsac Sources du Château de la Rivière, bien corsé, riche en couleur comme en matière, au nez de cerise et d’humus. Goûtez le Bordeaux rosé, au bouquet très expressif, rond et intense, à la fraîcheur dominante. Château PUYNARD : un excellent Premières-Côtes-de-Blaye rouge 2006 (16 ha, plateau sableux, coteaux argilo-calcaires et sous-sol calcaire, 70% Merlot et 30% Cabernet-Sauvignon) est de robe grenat soutenu, très aromatique en bouche avec des nuances de fruits cuits et de cannelle, un vin qui allie puissance et souplesse, d’excellente évolution. Beau 2005, un vin gras, corsé, aux tanins puissants et mûrs, qui réunit une belle structure à une grande expression aromatique avec ce goût légèrement fumé, de bouche suave. Château BOIS-NOIR : sur les coteaux de Maransin, au nord de Libourne, se situe ce beau vignoble de 26 ha d’un seul tenant sur un terrain surélevé de 78m, ce qui permet une parfaite maturation des raisins. Cyrille Grégoire élabore les vins du Château Bois Noir dans le respect de la nature et du fruit. Tri sélectif à la vendange, macérations longues, fermentations à froid pour les blancs et clairets... La vinification des vins est menée avec un souci constant de préserver au maximum la qualité des raisins, de leur permettre de s’exprimer pleinement afin d’obtenir des vins fruités, structurés et riches. Beau Bordeaux Supérieur 2006, de couleur intense, de bouche corsée et très parfumée (framboise mûre), de belle charpente, aux tanins fondus, dense et harmonieux, à ouvrir sur un magret grillé. Le 2005, de bouche puissante, très bien corsé et équilibré, parfumé (griotte, humus...), associe concentration aromatique, finesse des tanins et structure en bouche, légèrement épicé en finale. Le 2004 est de couleur pourpre, charnu comme il se doit, aux tanins bien fermes et savoureux à la fois, tout en nuances avec des notes de griotte et d’épices, un vin qui poursuit son évolution. Le 2003 est un vin avec beaucoup de structure, tout en bouche, très équilibré, au nez de cerise confite et d’humus, de charpente très élégante, tout en nuances aromatiques, de robe soutenue.

mercredi 7 janvier 2009

Château de Beauregard


CHATEAU DE BEAUREGARDLe vignoble de 26 hectares appartient à la même famille depuis 4 générations. Ici le souci permanent est de respecter la vigne et le sol, d'où la pratique d'une culture raisonnée. On élève ici cet excellent Saumur rouge, aux notes de mûre, de bonne charpente, de très bonne évolution. Plusieurs autres vins sont remarquables comme le Saumur mœlleux et la cuvée Christine, une cuvée spéciale qui n'est produite que les années où la qualité des vins de base est grande. Elle est issue d'une sélection rigoureuse de vendange, d'une vinification séparée, d'un subtil assemblage de Chenin-Chardonnay. Cette cuvée représente tout le savoir-faire du Château de Beauregard, la série est limitée et représente un rapport qualité/prix exceptionnel. La cuvée Christine est diffusée uniquement chez certains cavistes et sa réservation est établie pour l'année.

COORDONNEES
Nom du propriétaire : Alain Gourdon
Nom du responsable : Alain Gourdon
Adresse : 4, rue Saint-Julien 49260 Le-Puy-Notre-Dame
Téléphone : 02 41 52 25 33 / 06 08 43 43 73
Télécopie : 02 41 52 29 62
E-Mail : chateaubeauregard@vinsdusiecle.com
Site Vins du Siècle : www.vinsdusiecle.com/chateaubeauregard
Site personnel :

mardi 11 novembre 2008

Les meilleures bières

Les origines de la bière sont presque aussi lointaines que celles du vin, et c'est l'une des raisons qui m'ont incité à inclure ce chapitre dans un guide consacré aux vins et spiritueux européens, bien que la bière ne fasse pas partie ni des uns ni des autres.

Tous les peuples en effet ont fait de la bière, à toutes les phases de leur civilisation. Les tribus africaines en fabriquent avec du millet, les Japonais avec du riz, les habitants des Amériques, les Européens, les Australiens et les autres font leur bière avec de l’orge. On en boit dans le monde entier, surtout en Belgique où la consommation annuelle s’élève à quelque 135 litres par tête et par an, ce qui, sur ce plan, constitue un record que nous laissons à nos amis frontaliers.

La bière, c’est le nom général de toutes les espèces de bières blondes ou brunes, légères ou fortes, vendues à la pression, en bouteille ou en boîte de métal, faites avec du malt, du sucre, du houblon, de l’eau et du levain qui fait fermenter ces ingrédients. Bien évidemment, la qualité du breuvage dépend largement de ces matières premières et de leur aptitude à donner la bière souhaitée.

Le malt commence sa vie sous le nom d’orge. Des variétés spéciales de cette céréale sont cultivées soigneusement jusqu’à maturité. Ensuite on imbibe l’orge d’eau et on la laisse germer dans des conditions déterminées et surveillées afin que l’amidon se transforme en sucre soluble. Cela fait, on la sèche et on la fait griller; légèrement, pour obtenir une bière blonde, et plus intensément pour une bière brune.

Les sucres utilisés pour le brassage sont des sucres de canne, traités de diverses manières pour donner des goûts différents et une bière plus ou moins douce.

On cultive des variétés spéciales de houblon pour la brasserie qui n’utilise que la fleur : un cône de pétales d’or contenant résine et huiles. C’est le houblon qui donne à la bière sa pointe d’amertume. L’eau de brasserie est en général traitée avec des sels minéraux convenant au type particulier de bière à fabriquer. Au temps où l’on n’analysait pas encore l’eau, les grands centres de brasserie apparurent, comme en Écosse (voir chapitre Whisky), là où une source ou un ruisseau convenaient particulièrement bien à certains types de bière. La bière de Pilsen, en Tchécoslovaquie, notamment, est brassée à l’eau naturelle et on la reconnaît comme l’une des meilleures du monde.

La levure, qui est composée d’organismes vivants, est l’agent qui fait fermenter la bière. Le brassage n’est pas une opération très compliquée : on écrase le malt dans un moulin et il est versé dans l’eau à une température surveillée attentivement. La solution de sucre est soutirée. Des tambours rotatifs agitent ensuite le mélange pour que chaque grain baigne dans l’eau et que tout le malt soit utilisé. Il ne reste plus que les pellicules qui sont d’ailleurs vendues, comprimées, pour l’alimentation du bétail (on ne sait pas si cela peut avoir une influence sur le lait...).

Le malt non encore fermenté qui s’appelle alors wort (confer chapitre Le whisky) est pompé dans des bouilloires de cuivre où on lui ajoute le houblon et du sucre. On fait bouillir le wort pendant une heure ou deux. C’est à ce moment que le parfum et l’amertume du houblon se combinent à la douceur et au goût du malt et du sucre.

Après ébullition, le houblon est retiré par filtrage, on rafraîchit le mélange, on le transfère dans un autre récipient et on y verse le levain qui agit sur le sucre, comme dans la fermentation du vin : transformation en alcool d’une part et gaz carbonique de l’autre. On conserve le gaz et l’on s’en sert pour rendre plus gazeuses les bières vendues en bouteille ou en boîte. La fermentation prend plusieurs jours au bout desquels la masse de levure tombe au fond de la cuve de fermentation et s’y stabilise s’il s’agit de bière dite lager. S’il s’agit de blonde claire, nommée ale, le levain, au contraire, s’accumule à la surface du liquide. Dans les deux cas, on le recueille. Il y en a alors beaucoup plus qu’à l’origine ; pendant la fermentation, en effet, les levures prolifèrent. La masse recueillie à la fin servira à provoquer d’autres fermentations et pourra être vendue aussi pour le traitement des hommes et des animaux, car c’est un dépuratif et, paraît-il, une source de vitamines.

Dans la plupart des pays où l’on consomme de la bière, le breuvage est conservé dans de grands réservoirs à une température proche de zéro degré, pour le stabiliser et lui assurer des qualités satisfaisantes et durables. Après filtrage, on le gazéifie au gaz carbonique et on l’expédie en barils, bouteilles ou boîtes. Désormais la plupart des bières sont pasteurisées (chauffées à 60°c) pour détruire les plus infimes vestiges de levure qui pourraient subsister après filtrage. Ils pourraient, en effet, fermenter, se multiplier et troubler la couleur de la bière.

Une lapalissade : la qualité de la bière varie considérablement selon la brasserie qui la produit, l’habileté et le savoir-faire du brasseur. Une des plus fameuses est la Tuborg, produite à Copenhague et connue dans le monde entier. D’autres localités sont devenues célèbres grâce à leur bière : Pilsen en Tchécoslovaquie, Carlsberg au Danemark, Heineken en Hollande, la Münchener vient de Munich, l’Angleterre et l’Irlande sont renommées pour leurs bières fortes, blondes ou brunes. Japon, Mexique, Etats-Unis, Australie, Cuba et Canada en produisent aussi d’excellentes, mais nous nous éloignons de l’Europe.

Les principaux types de bières

Lager Une bière fortement chargée de gaz carbonique. Son nom vient du verbe allemand lagern (emmagasiner). La Lager est une bière laissée au repos jusqu’à ce que tous les vestiges de fermentation soient éliminés. Ensuite on la gazéifie et on la met en bouteille.

Ale Une bière qui, autrefois, était faite sans houblon et bue fraîche. Désormais il n’y a plus guère de différence, en Grande-Bretagne, entre l’Ale et les autres bières.

Stout Une bière brune et lourde, souvent un peu sucrée, avec un goût prononcé de malt, en général issue d’un mélange à forte proportion de houblon. J’ai goûté des Stouts d’Irlande exceptionnelles, et l’on comprend qu'elles aient acquis leur célébrité par leur qualité, particulièrement les marques Guinness et Oyster Stout.

Porter Semblable à la Stout, mais moins forte, avec, en général, une lourde mousse crémeuse, trop envahissante à mon avis. Elle devrait son nom au fait que ce fut jadis le breuvage des porteurs londoniens.

Ce que je peux vous affirmer, c’est qu’il est bien difficile de tenter de classer les bières dans un ordre purement logique, tellement il existe de façons différentes de marier les principaux ingrédients qu’on retrouve dans cette boisson qui, comme le vin, remonte à la nuit des temps. Chaque brasserie a donc ses propres recettes de fabrication, jalousement gardées et transmises de génération en génération. Pour moi, les meilleures bières sont les suivantes.

Les bières trappistes

A tout Seigneur tout honneur (mérité). Seules cinq bières sont effectivement aujourd’hui brassées par les moines et ont par conséquent droit à l’appellation Trappiste. Si les ordres religieux de France ont acquis une grande réputation en produisant des liqueurs à base d’herbes sauvages comme la Bénédictine (voir chapitre Les Liqueurs), en Belgique, c’est à la bière qu’ils se sont consacrés. D’abord pour leur usage personnel : on a beau être moine, on n’en est pas moins homme; ensuite (et surtout) pour procurer des fonds à leur communauté, puis alimenter des œuvres de charité.

Toutes les bières trappistes sont à fermentation haute, c’est-à-dire qu’on y ajoute un peu de levure au moment de la mise en bouteille. Elles forment toujours un certain dépôt au fond de la bouteille. Il est donc nécessaire de les laisser reposer couchées avant de les déguster. Elles se conservent parfaitement et s’affinent même en vieillissant (pas plus de quatre ans, quand même). Je vous conseille de les boire à la température ambiante. Il vaut mieux, à la limite, qu’elles soient un tout petit peu plus chaudes que fraîches, et les placer au réfrigérateur avant de les servir serait les gâcher.

Dans la mesure où la production est limitée et l’origine garantie, on dispose d’une bonne assurance que la qualité des trappistes sera maintenue. Les couvents n’ambitionnent d’ailleurs pas d’augmenter leur production et il est fort possible, en raison de l’augmentation de la demande, qu’il y ait des ruptures de stocks. La Chimay est une exception, car sa production se développe, une partie du travail de mise en bouteilles n’est plus faite au couvent même, et le risque est pris de voir sa qualité baisser dans les années à venir si cette politique de quantité se confirme.

La Chimay Produite dans une région de forêts de la Belgique, proche de la frontière française, par des moines venus originellement des Flandres. La Chimay capsule Bleue fait environ 8°. Elle est de couleur cuivrée et mousse beaucoup. Son arôme, bien équilibré, est fort. La capsule Rouge est voisine par le bouquet comme par l’aspect, mais elle ne fait que 6°. La capsule Blanche est plus claire et son bouquet est plus amer. Elle fait environ 7°.

L’Orval C’est aussi une excellente bière dont l’arôme est un peu plus amer que la Chimay. Elle est présentée dans sa célèbre bouteille en forme de quille et fabriquée à Villers-devant-Orval. Cette blonde amère est particulièrement renommée en Belgique.

La Saint-Sixtus Une brune très corsée dont la teneur en alcool peut atteindre 12°. Elles est fabriquée au couvent de Westvleteren.

La Westmalle Cette blonde très parfumée avec un goût relativement sec en fin de bouche pour la Triple Westmalle (densité d’environ 8°). La Double Westmalle est plus foncée et plus légère (6°).

La Rochefort C’est ma préférée. Bien typée, ambrée et corsée, elle se vend en 6°, 8°, et 12°, et ressemble un peu aux capsules Bleue et Rouge de la Chimay.

Les bières d’abbaye

L’appellation Bière d’abbaye est beaucoup plus vague. Une douzaine d’abbayes (en dehors des cinq trappistes déjà citées) se consacrent effectivement à la production de bière. D’autres marques adoptent pourtant ce sigle sans être produites dans des institutions religieuses.

La Cuvée de l’Ermitage, par exemple, est fabriquée par la Brasserie de l’Union, dans le Hainaut. C’est une douce ambrée de 8° qui n’en est pas moins excellente.

La Cuvée de Saint-Amand est une très bonne brune forte, brassée par De Branbandre, en Flandre.

La Saint-Feuillen est une bière douce et dorée à l’arôme parfumé, produite par la brasserie Friard, au nord de Mons.

L’Abbaye de Leffe (une vraie ! ) mérite une réputation comparable à celle des trappistes. Elle produit plusieurs sortes de bières, dont des rouges et ambrées et des brunes. La Leffe Triple dorée, au bouquet puissant, corsée, est une des plus fameuses, onctueuse et persistante en bouche, très caractéristique en réalité.

L’Abbaye des Templiers (une autre abbaye authentique comparable à celle des trappistes et dont les procédés de fabrication sont très anciens). Elle se bonifie si on la conserve pendant plusieurs mois. C’est une blonde cuivrée douce et amère à la fois.

L’Abbaye de Floreffe est, par contre, une production de la Brasserie Het Anker. C’est une boisson pâle, amère et forte qui est également très réputée mais demande peut-être une certaine éducation du palais en raison de son amertume.

Les Gueuses

Ce sont des bières belges qui sont actuellement parmi les plus demandées sur le mini-marché des amateurs raffinés. La particularité des gueuses est qu’elles sont constituées par le mélange de plusieurs lambics de base. Le lambic est une bière dite spontanée à base de froment qui fermente seule sans ajout de levure. La gueuse doit fermenter en tonneaux pendant de longues années et elle continue à fermenter après sa mise en bouteille. La fabrication de la gueuse demande donc beaucoup de temps et de travail. Pour le Guide, il m’a semblé indispensable de retenir deux d’entre elles :

La Kriek, une étonnante et succulente bière rose qui a un parfum très particulier.

La Timmermans, qui est la plus grande brasserie de gueuse et dispose de tonneaux de bois dont certains auront bientôt un siècle !

Une spécialité : les bières aux cerises. En Belgique on les appelle des Krieken-Lambic. On ajoute au lambic de base des cerises à raison de 50 kg environ pour 250 litres de bière. Les cerises entières macèrent dans le lambic pendant plusieurs mois et l’imprègnent de leur goût. La bière fermente ensuite pendant plus d’un an après que les noyaux de cerises ont été laissés en dépôt. On peut conserver en cave les bières aux cerises jusqu’à cinq ans. Elles perdent alors en goût de cerise ce qu’elles gagnent en taux d’alcool. Vous pouvez rechercher tout particulièrement :

La Liefmans, qui est une Kriek délicieuse de 7°, dont la saveur est extrêmement fruitée. C’est une bière qu’il est possible d’apprécier immédiatement, sans éducation particulière (c’était mon cas), et qui convient parfaitement comme apéritif. A goûter au moins une fois. Inimitable.

La Kriek Bruegel n’est pas moins délicieuse, quoique d’une saveur un peu plus acide mais tout aussi fruitée.

Les Ale

L’Ale est une bière britannique qui, à l’origine, était faite sans houblon et bue fraîche. Aujourd’hui, elle a perdu cette particularité. Selon la couleur et la composition, on distingue la Pale Ale, la Brown Ale, la Light Ale, et la Bitter Ale.

L’une des plus célèbres est bien sûr la Guinness, qui a su conserver à mon sens une réputation méritée. A ses côtés, la Thoma Hardy, qui a un goût très particulier et vieillit vingt-cinq ans en fût, et la Prize Old Ale, fabriquée à Portsmouth par Gale, une excellente bière rouge présentée en bouteille bouchonnée (ce qui est rare). Elle a une saveur très particulière et elle fait plus de 10°. Si vous voulez faire goûter une bière originale à vos amis, n’hésitez pas ! Malheureusement, elle est très difficile à trouver de ce côté-ci de la Manche...

Dans un autre style, la Bass Pale Ale, fabriquée par Burton, est une bière qui a un goût de houblon prononcé (environ 5°), légère, agréable, de grande production pour étancher votre soif ou accompagner une choucroute.

La Samuel Smith (une des plus vieilles maisons britanniques) commercialise différentes bières de qualité Pale et Bitter. La Bitter de Smith fait environ 5°, elle est de couleur cuivrée et amère, se sert à la chaleur ambiante et non fraîche, je le répète.

Les spécialités belges et allemandes

Elles sont innombrables et bien souvent de fabrication artisanale : souvent une brasserie ne fournit qu’une région ou un village...

La De Konninck, très répandue dans les bistrots d’Anvers où elle concurrence les bières traditionnelles. Elle est blonde, légèrement cuivrée et douce (4°). C’est donc une excellente bière de soif produite par une des plus vieilles brasseries flamandes.

La Witkap Pater, blonde et claire, elle est également fabriquée dans la région d’Anvers, avec une saveur parfumée légèrement amère. Un autre bonne bière pour se désaltérer.

L’Eku Kulminator. C’est une bière allemande, la bière la plus forte du monde, ses 13,5°, et je ne vous conseille pas de faire un concours avec un habitué. Elle est ambrée et corsée, c’est une véritable liqueur de malt qui convient pour l’apéritif et la dégustation. Réellement exceptionnelle.

L’Adelscott. Une bière française d’Alsace corsée qui fait 8°. Elle se boit aussi en apéritif. Sans rivaliser avec les bières trappistes, c’est néanmoins un excellent produit.

La Gouden Carolus (ou Carolus d’Or). Produite par Het Anker, une brasserie belge de grande réputation dont nous avons déjà parlé. Une brune corsée de près de 8°, qui a un fort goût de malt. Se déguste aussi en apéritif ou, pourquoi pas, sur un fromage à la manière d’un Porto Vintage, comme on me l’a fait savourer à Bruxelles. Pour les amateurs.

La Dortmunder Classic. Blonde et désaltérante, produite par la brasserie Wenker Kronen, est une bière de densité légère particulièrement bienvenue pour étancher la soif.

La Stiftsherren. Une autre Dortmunder pleine de corps et tout aussi désaltérante. A servir à 9 ou 10° avec un bon collier. N’oubliez pas que Dortmund est la plus grande ville de brasserie d’Allemagne et qu’on y fabrique de la bière depuis que l’Empereur lui en accorda le droit en 1293, ce qui est déjà en soi une référence.

L’Europe c’est aussi le Danemark, surtout connu pour ses Pilsener plus douces que les tchèques de Pilzen. Le pays compte pourtant une variété de bières extraordinaires qui n’est comparable qu’à celle des bières belges et allemandes. Carlsberg et Tuborg : les marques les plus connues sur notre marché diffusent elles-mêmes une quinzaine d’autres marques sur le marché intérieur danois. Parmi les productions les plus originales, notons les “Bières Blanches” très légères.

La Let Piner de Carlsberg. Elle est presque d’aussi faible teneur alcoolique que les blanches, mais de couleur blonde cuivrée avec une saveur de malt grillé prononcée.

La Carlsberg 47. Légèrement colorée et un peu plus forte : 4°.

La Tuborg Lager. Une des meilleures danoises de grande diffusion et d’exportation. Relativement forte (4,5°), elle a, elle aussi, un goût de malt soutenu, qu’il faut savoir apprécier.

La Wilbroe Imperial Stout. Fabriquée par une des petites marques qui se partagent les 20% du marché que leur laissent les deux grandes (Tuborg et Carlsberg). C’est une bière faiblement colorée, de 6° environ. Très agréable pour la soif, elle n’est pratiquement pas exportée à ma connaissance...

La Thor Buur. Une bière forte et colorée produite par une petite brasserie indépendante, qui mérite aussi de retenir l’attention.

La Faxe Fad. Une blonde désaltérante au goût de houblon, produite par un autre brasseur indépendant qui se refuse à pasteuriser ses produits pour leur conserver toute leur saveur.

Bien sûr, il y a les hollandaises dont Heineken (rien à dire pour sa qualité), très implantée en France, est la marque la plus connue. A côté du second géant Skol, on compte aussi de nombreuses petites brasseries. La Trappist (la seule bière d’abbaye de Hollande) vous décevra peut-être, car c’est en réalité une Pils courante pour la soif, quoique de bonne qualité.

Je citerais, pour référence, bien qu’elles méritent un plus long développement, les bières irlandaises et les écossaises dont la Campbell’s Scotch, assez forte mais moins alcoolisée, malgré son nom, que les allemandes et les belges les plus corsées.

Dans l’Hexagone, la plupart des petites brasseries ont été absorbées au cours des dix dernières années par la bande des six : BSN (Kronenbourg, Kanterbrau...), Pelforth, Artois, Union des Brasseries, Heineken et Brasseries du Pêcheur. Ce guide n’étant pas spécifiquement un guide de la bière, j’ai fait le choix de ne parler que des bières françaises d’exception. A vous de ne pas me tenir rigueur de ne pas vanter les mérites des produits de ces six grands.

Personnellement, j’aime d’ailleurs bien la Pelforth brune, même si certains la considèrent avec un certain mépris et accordent leurs faveurs aux produits de diffusion plus restreinte. Élitisme, quand tu nous tiens... Nous avons donc quelques bières susceptibles d’égayer les palais les plus difficiles. J’ai déjà cité l’Adelscott d’Alsace, à laquelle il faut ajouter :

La Pastor Ale. Artisanale, produite à Anolin. Ambrée, de 6,5°, présentée en bouteilles champenoises. C’est une bière de garde.

L’Abbaye de Saint-Landelin. Une blonde forte, parfumée et fruitée, qui rivalise, sinon avec les grandes trappistes belges, avec certaines bières d’abbayes.

La Saint-Léonard. Une bière de garde produite à Boulogne-sur-Mer. Dorée et corsée, une autre bière de qualité indiscutable qui vous surprendra agréablement.

La bière du Ch’ti. Issue du nord, comme vous l’avez deviné. Une blonde fabriquée elle aussi élaborée de façon artisanale.

Enfin, il serait injuste, faute de ne s'en tenir qu'à des frontières réellement européennes, de ne pas dire au moins un mot sur quelques autres grandes bières. Il faut souligner, par exemple, la qualité des tchèques, les Pilsen authentiques. Qualités dues aussi bien aux bienfaits du houblon de Bohême qu'à l’eau particulièrement pure qui joue un rôle très important.

dimanche 18 mai 2008

Les vins du Latium

Deux noms symbolisent le Latium : Castelgandolfo, la résidence d’été du Pape, et le Frascati. La région ne badine pas avec les classifications : 17 vins, de 54 typologies différentes, ont obtenu la DOC, et sont issus pour les blancs, du Trebbiano et de la Malvasia, et pour les rouges, des Cesanese, Sangiovese, Montepulciano, Merlot et Barbera.

- Frascati Quatre lieux de production pour ce vin plus connu que réputé : Frascati, Rome Montecompatri, Monteporzio Catone et Grottaferrata. Le vin est issu des cépages Malvasia blanc de Candia et Trebbiano de la Toscane, Malvasia du Latium et Greco. Un vrai et bon Frascati (ce n’est pas si courant) doit avoir cette couleur jaune brillante typique, un délicat parfum de fruits frais, et cette souplesse en bouche toute nuancée de douceur. Les meilleurs sont dans l’index, et se dégustent uniquement très jeunes, au printemps qui suit la récolte, sur place, avec des fruits de mer (la Tyrrhénéienne est à dix minutes de voiture, en roulant à l’italienne) ou à l’apéritif.

- Marino Pour l’anecdote, un blanc correct (Malvasia, Trebbiano de la Toscane, Bonvino et Cacchione de robe jaune paille, dont les meilleurs sont vineux, riches, et je vous les conseille plutôt en demi-secs, plus souples en bouche.

- Cerveteri J’aime bien les rouges issus des Sangiovese, Montepulciano, Cannaiolo noir, Carignano et Barbera, des vins vigoureux et colorés, lents à se faire.

- Velletri Des blancs (cépages Malvasia et Trebbiano majoritaires) et rouges (cépages Sangiovese, Montepulciano, Merlot et Bombino noir), provenant des alentours de Vellitri et Lariano et Cisterna. Les blancs sont typés, secs et vineux, bien fruités, mais je préfère les rouges, de belle couleur rubis plus ou moins foncé, toujours secs, savoureux, souples et charnus à la fois, assez veloutés en bouche au bout de quelques années.

- Est!! Est!! Est!! di Montefiascone Avec un nom pareil, on ne risque pas d’oublier ce blanc sec ou demi-doux, fait de Trebbiano et Malvasia. On raconte qu’au XIIe siècle un évêque allemand du nom de Johann Fugger aurait reçu l’ordre d’aller à Rome pour le couronnement de Henri V. Afin d’être sûr de boire de bons vins au cours de son voyage, il envoya son domestique visiter les auberges le long de la route en lui demandant de marquer celles qui servaient le meilleur vin du mot “Est”, pour “Vinum est bonum”. Arrivé à Montefiascone, celui-ci trouva le vin local tellement bon qu’il nota “Est! Est !! Est !!!”. Dans les faits, c’est vrai que le vin est très amusant, agréable, assez savoureux et persistant en bouche.

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samedi 26 avril 2008

Coups de cœur en Savoie

Maison ANGELOT 01300 Marignieu Tél. 04 79 42 18 84 Fax. 04 79 42 13 61 e-mail : maison.angelot@proveis.com www.maison-angelot.com Domaine familial de 23 ha. Excellent Bugey Reflet de Terroir 2006, assemblage du Gamay et d’un soupçon de Mondeuse, charnu et parfumé (fruits rouges surmûris, cuir, épices), de belle robe, à déguster sur un rôti de porc, par exemple. Le Bugey Pinot noir rouge 2005, où dominent des notes de cassis et de griotte, est riche et long en bouche, de bonne évolution. Excellente Roussette de Bugey blanc 2005, au nez de tilleul, bien fruitée, de jolie bouche, souple et ferme à la fois, tout en rondeur. Goûtez le Bugey Extra brut, méthode traditionnelle, de bouche distinguée où dominent les fruits secs, de robe dorée, savoureux, tout en subtilité aromatique, d’une belle longueur, tout en fraîcheur, parfait à l’apéritif comme sur un saumon grillé. Goûtez aussi le Marc et la Fine du Bugey.

Alain BOSSON Domaine du Véronnet 73310 Serrières-en-Chautagne Tél. et Fax. 04 79 63 73 11 e-mail : alain.bosson@wanadoo.fr www.veronnet.com Un vignoble de 8 ha (3e génération) situé sur des coteaux à fortes pentes exposés sud-ouest, avec des sols pauvres et peu profonds constitués de sable de molasse. Excellente Roussette de Savoie (Altesse), un beau vin très parfumé (fruits secs, fruits blancs), très harmonieux, ample, très distingué, une nouvelle fois très élégant. Le Chautagne rouge Mondeuse 2006, au nez où dominent le pruneau et la framboise, est un vin de bouche flatteuse et riche à la fois, suave, avec des tanins veloutés, tout en bouche. Le Chautagne blanc 2006, bien typé Jacquère, est tout en nuances et fraîcheur, de belle robe, au nez de petits fruits et de fumé.

Denis FORTIN 152, Chemin de la Mairie 73190 Saint-Baldoph Tél. 04 79 28 25 58 Fax. 04 79 28 21 63 Domaine de 6 ha qui s’étend principalement sur les bas coteaux du Granier. Culture raisonnée. On y élève ce savoureux Apremont Prestige 2006, issu de vieilles vignes puis fort bien élevé sur lies fines, légèrement perlant comme il se doit, avec ces nuances subtiles et bien caractéristiques où l’on retrouve la noisette et de petites fleurs fraîches, de belle robe, un vin léger, plaisant, vif mais ferme et suave en bouche, très persistant, tout en harmonie, d’une jolie finesse, parfait à l’apéritif, comme sur une raclette ou une fondue savoyarde. 

Château de LUCEY Michaël Grosjean 73170 Lucey Tél. et Fax. 04 79 44 01 00 Remarquable Roussette-de-Savoie Altesse, un vin très bien vinifié et élevé en fûts de chêne, de robe d’un bel aspect jaune et or, typé, au nez minéral et subtil, un joli vin par sa fraîcheur en bouche et sa persistance aromatique, tout en finesse, parfait sur les poissons de lac. Jolie Mondeuse 2004, Médaille d’Or à Mâcon de bouche ronde et persistante, de jolie robe, tout en arômes (cerise, violette), à la fois fruité, souple et riche, à ouvrir sur un jambon de montagne comme avec un lapin à la broche. Le Pinot élevé et vinifié en Fût de chêne est bien corsé, de bonne bouche avec ces notes très caractéristiques et persistantes de fumé et de fruits rouges (griotte, mûre), aux tanins harmonieux. Très beau rapport qualité-prix-plaisir.

Jean PERRIER et Fils Gilbert Perrier BP 3 73800 Saint-André-Les-Marches Tél. 04 79 28 11 45 Fax. 04 79 28 09 91 e-mail : vperrier@vins-perrier.com www.vins-perrier.com Au sommet. Belle maison dirigée par le chaleureux Gilbert Perrier, chevalier de l’ordre du Mérite agricole. Superbe Chignin-Bergeron Fleur de Roussane 2006, de belle robe, au parfum d’amande fraîche et d’agrumes mûrs, très frais, intense et ample, au nez complexe, ferme et suave en bouche, très persistant. L’Apremont cuvée Gastronomie 2006, alliant rondeur et fraîcheur, au nez envoûtant, est un vin riche au nez comme en bouche. La Roussette de Savoie Château de Monterminod 2005, d’une grande typicité grâce à son terroir et son cépage Altesse, est d’une belle harmonie, tout en finesse, ample, aux nuances subtiles de pomme et de fruits secs. Belle Mondeuse d’Arbin Graine de Terroir 2005, un vin élevé en fûts de chêne, au nez de cerise confite, riche en bouche, aux tanins bien souples et savoureux, toujours très abordable. Le Gamay Chautagne cuvée Réserve 2006 est très agréable, friand comme il se doit. La Roussette-de-Savoie Cru Monthoux cuvée Prestige 2006, médaille d’Argent au Concours des Grands Vins de France Mâcon 2007, est de belle robe brillante et limpide, de bouche savoureuse et intense, au nez délicat de noisette et de fruits frais. Goûtez la Méthode Traditionnelle Brut, bien équilibrée, de mousse fine et persistante, d’une belle harmonie au nez comme en bouche, aux arômes de fleurs blanches, alliant saveur et distinction. Très nombreuses récompenses obtenues et largement méritées.

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jeudi 6 mars 2008

La France a du talent : les meilleurs vignerons de l'année

Cette année, avec ce millésime 2007, nous allons avoir l’occasion de voir l’art des vignerons, la force des terroirs et de revenir vers des vins plus classiques, mieux équilibrés, plus élégants. Il faut comprendre que la force de nos vins, c’est justement d’apporter une finesse qu’un bon nombre de concurrents ne peuvent s’offrir. Qu’est-ce qui différencie en effet un vin français d’un autre ? On a les mêmes cépages, les mêmes techniques de viticulture et d’œnologie... Il y a trois paramètres qui font la différence :

- les sols. À l’exception de l’Italie, aucun autre pays ne possède une aussi grande palette de terroirs, dans lesquels on a su planter -c’étaient souvent des moines- les cépages adéquats. Les exemples pullulent, partout : à Chablis (sols kimméridgiens), en Champagne (la craie, le calcaire), en Bourgogne (pierrosité, marnes rouges ferrugineuses, marnes blanches, sols bruns calcaires...), dans la Vallée du Rhône (molasses, quartz roulés, argiles rouges...), dans la Loire (terres argilo-siliceuses -les fameux”silex”, schistes, plateau calcaire -le “‘tuffeau”, craie marneuse...), à Bordeaux (sols graveleux, graviers, croupe de graves garonnaises...), etc.

- les climats. Quels sont les autres vignobles qui possèdent autant de variations climatiques ? Faut-il rappeler l’influence du mistral en Provence et dans le Rhône, de la forêt en Champagne, de l’océan ou des fleuves à Bordeaux, des positions des vignes sur les versants en Bourgogne comme leur altitude en Alsace, de la méditerranée et du vent en Languedoc, etc.

- les hommes. On a des vignerons dont les ancêtres faisaient du vin il y a plus de 500 ans ! On a des hommes et des femmes qui parviennent -malgré les modes et les appels des “sirènes”- à rester au plus haut niveau depuis des décennies, bien avant que l’on imagine même de pouvoir planter des vignes en Australie ou en Californie, bien avant que l’on nous chante les louanges des vignobles de Nouvelle-Zélande, d’Argentine ou de Roumanie.

Bref, on sait non seulement faire du bon vin, ce que tout le monde peut faire, je vous l’accorde, mais on sait surtout faire des vins racés, reconnaissables entre mille, qui sentent ce “fumé” bourguignon, déploient ce “velours” libournais, cette “chair” en Médoc ou à Châteauneuf, cette “minéralité” à Pouilly ou à Meursault, cette fraîcheur en Champagne comme dans nos grands liquoreux. C’est cela notre force : la différence, la variété, l’originalité... La typicité, ce n’est rien d’autre que l’association d’un sol, d’un micro-climat, d’une plante et d’un homme.

Vous comprendrez que l’on est loin des producteurs qui se disent “modernes”, “révolutionnaires”, “découvreurs”, trop imbus d’eux-mêmes... et nous abreuvent de produits standardisés, au goût régulier chaque année, confondant le principe de se servir des techniques modernes pour “coller” à la nature et celui de les utiliser à outrance (surmaturation, surconcentration...). Nous, on aime les vins qui ont une âme, qu’ils valent 7 € ou 100 fois plus, élevés par des vignerons conviviaux, passionnés et humbles face à la nature. Ces vignerons ont du talent et sont dans ce numéro.

Merci de votre fidélité.

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dimanche 2 mars 2008

Nos coups de cœur à Châteauneuf-du-Pape

Domaine Juliette AVRIL Marie-Lucile et Stéphan Brun 8, avenue Pasteur 84230 Châteauneuf-du-Pape Tél. 04 90 83 72 69 Fax. 04 90 83 53 08 e-mail : domainejulietteavril@vinsdusiecle.com www.vinsdusiecle.com/domainejulietteavril Un vignoble de 22 ha, dont la moitié des vignes a plus de 50 ans. Très beau Châteauneuf-du-Pape rouge 2004 (75% Grenache, 10% Syrah et 15% Cinsault, Mourvèdre, Counoise et Vaccarèse, vendanges manuelles, cuvaison longue et vieillissement en fûts de chêne), riche, coloré et bouqueté, aux notes de cerise confite et d’humus, avec cette bouche chaleureuse et puissante, un vin ferme et fruité, finement épicé. Le Châteauneuf blanc (45% Grenache blanc, 25% Roussane, 15% Clairette et 15% Bourboulenc sur sol de marne, vendanges manuelles avec tris), de jolie robe dorée, est de bouche parfumée et persistante, avec ces notes de fruits frais, de tilleul et de miel, un grand vin dense et savoureux. Goûtez le Côtes-du-Ventoux rouge 2004, 60% Grenache, 30% Syrah et 10% Carignan sur sols argilo-calcaires, aux notes de mûre et d’humus, coloré et ferme, un vin de bouche bien charnue. 

Cuvée du VATICAN Sarl Vignobles Diffonty Jean-Marc Diffonty Route de Courthézon BP 33 84230 Châteauneuf-du-Pape Tél. 04 90 83 70 51 Fax. 04 90 83 50 36 e-mail : vignoblesdiffonty@free.fr Monte en grade dans le Classement. Le vignoble s’étend sur 28,5 ha (terroir de terres graveleuses, de sols sablonneux ou argilo-calcaires). Beau Châteauneuf-du-Pape rouge cuvée du Vatican 2005, de robe pourpre, un vin volumineux, au nez dense avec des notes de violette, de réglisse et de pruneau, classique et concentré, alliant finesse et structure.  Le Châteauneuf-du-Pape rouge Réserve Sixtine 2006 est encore jeune, de jolie robe intense, puissant en bouche, aux tanins fermes et bien équilibrés, aux notes de fruits rouges mûrs caractéristiques (pruneau, myrtille), un vin parfait sur un canard. Le Châteauneuf-du-Pape cuvée du Vatican blanc 2005 est très bien élevé, alliant nervosité et gras, au nez envoûtant et persistant, marqué par ces notes de fleurs blanches et de pain grillé, à déboucher sur une volaille rôtie ou un sandre.

Château FORTIA MM. Pastre et Le Roy de Boiseaumarié BP 13 84230 Châteauneuf-du-Pape Tél. 04 90 83 72 25 Fax. 04 90 83 51 03 e-mail : chateaufortia@vinsdusiecle.com www.vinsdusiecle.com/chateaufortia À la tête des Premiers Grands Vins Classés. “Les vendanges 2007 ont commencé avec une semaine d’avance, nous prtécise Pierre Pastre. Nous avons eu un été très sec contrairement à certaines autres régions et avons donc vendangé des raisins très sains. Les teneurs en sucre étaient élevées et les vins s’annoncent puissants, la couleur rouge foncé est profonde, cela est dû à la maturité parfaite. Nous nous situons encore entre une très bonne année et une année exceptionnelle dans la lignée des 2006 et 2005. Les blancs sont d’une belle fraîcheur, nous les avons récoltés assez tôt pour préserver leur délicatesse aromatique. Pour les rouges, les fermentations ont été vigoureuses, ce qui est très bon signe. Les rendements sont excessivement bas, volontairement limités à 35 hl/ha.” On se fait plaisir avec ce Châteauneuf-du-Pape rouge cuvée du Baron 2005 (45% Grenache, 40% Syrah, 15% Mourvèdre), un grand vin charnu et très parfumé, de robe pourpre sombre, aux arômes de fruits noirs avec des notes de grillé et charpenté, de belle garde. Le 2004 est très riche au nez comme en bouche, de grande structure, de couleur intense, au nez complexe où dominent les épices et la vanille. Le Châteauneuf-du-Pape rouge Tradition 2005 (95% Grenache, 5% Syrah) est typé, au nez de griotte et de cassis mûrs, un vin dense et complexe, très parfumé, dominé par les fruits macérés, de robe pourpre soutenu, un vin riche et bien en bouche, à apprécier sur un filet de bœuf en croûte. Le 2004 associe couleur et matière, au nez à dominante de fruits frais et d’humus, riche et subtil, de bouche dense. Remarquable Châteauneuf-du-Pape blanc 2005, de belle robe dorée, gras et suave, un vin d’une grande séduction, aux arômes de fruits blancs mûrs, d’une grande richesse aromatique en finale. Le 2004 se goûte aussi très bien, aux nuances de coing et de pain grillé, , riche en arômes comme en charpente. 

Château de HUSSON Bernard et Jérôme Granget 2031, Chemin des Saintes Vierges BP 56 84350 Courthezon Tél. 04 90 33 02 96 Fax. 04 90 33 16 82 e-mail : granget.bernard@wanadoo.fr La cinquième génération est aux commandes. Savoureux Châteauneuf-du-Pape rouge cuvée Melchior de Joanis 2003, un vin de bouche charnue, coloré, au nez concentré (violette et cassis), aux tanins bien fondus mais bien présents. Le Châteauneuf-du-Pape blanc 2005, au nez fleuri, suave et puissant, d’une très belle persistance aromatique en bouche, avec des nuances de pêche et de tilleul, très bien équilibré en finale, est tout en bouche.

Domaine MATHIEU Scea André et Jérôme Mathieu Route de Courthézon BP 32 84231 Châteauneuf-du-Pape Cedex Tél. 04 90 83 72 09 Fax. 04 90 83 50 55 e-mail : dnemathieu@aol.com Au sommet. Exploitation familiale de 22 ha, transmise de père en fils depuis 4 siècles. Superbe Châteauneuf-du-Pape rouge Marquis d’Anselme 2005, issu de vignes centenaires, goûté brut de foudre, ni collé, ni filtré, aux notes de pruneau et de sous-bois, de bouche pleine et généreuse, aux tanins fermes, de garde. Beau Châteauneuf rouge Tradition 2005, issu de vieilles vignes et d’une longue macération, coloré, de belle charpente, alliant finesse et concentration, avec ces nuances de groseille, finement tannique. Remarquable Châteauneuf blanc 2006, aux arômes de fruits et de fleurs, avec des notes subtiles de miel, d’une grande persistance aromatique, associant charme et puissance, de belle évolution. Le 2005, de robe jaune aux reflets verts, dense et floral en bouche, harmonieux, est complexe avec ces notes de citron et de tilleul, tout en arômes, d’une finale persistante. Goûtez leur Côtes-du-Rhône rouge 2005, de robe rubis, au nez de petits fruits rouges mûrs, très parfumé, ample, de bonne charpente, généreux et persistant, et le très joli CDR rosé 2006, tout en fruits.

Château MONT-REDON Jean Abeille et Didier Fabre 84230 Châteauneuf-du-Pape Tél. 04 90 83 72 75 Fax. 04 90 83 77 20 e-mail : montredon@vinsdusiecle.com www.vinsdusiecle.com/montredon Incontestablement à la tête des Premiers Grands Vins Classés avec ce Châteauneuf-du-Pape rouge 2005, issu majoritairement du Grenache (60 %), de la Syrah (19 %) et du Cinsault (15 %), dense en bouche, charpenté, un vin de couleur pourpre intense, au nez puissant et subtil à la fois, aux notes de fruits mûrs (cassis, griotte) et de truffe. Chaleureux 2004, où dominent des notes de groseille et de garrigue, de couleur pourpre, aux nuances de fruits surmûris (framboise, griotte) et d’humus en bouche, un grand vin typé comme nous les aimons. Superbe 2003, de charpente à la fois puissante et souple, avec beaucoup de matière, des arômes de fruits rouges complexes (cassis, mûre), des nuances de griotte, de cannelle et de fumé, un vin dense. Le 2001 est vraiment remarquable, un vin de bouche puissante et dense, aux tanins bien fondus, au bouquet complexe où s’entremêlent des notes de petits fruits rouges bien mûrs et de réglisse, de grande évolution comme le 2000. Remarquable Châteauneuf blanc 2005, d’une couleur aux reflets verts, au nez très aromatique, onctueux avec beaucoup de fraîcheur et de vivacité, très bien élevé, dense et parfumé, tout en bouche, fleurant bon les amandes, la pêche et les fleurs, très classique, puissant et subtil à la fois. Beau Lirac Mont-Redon blanc 2005, de bouche soyeuse, un vin ample, gras et vif à la fois, parfait sur des gambas grillées. de bouche florale et subtile, aux arômes de noisette et d’amande grillée, une belle réussite. Le blanc 2004 sent les fruits frais et l’amande, de bouche onctueuse et vive, avec des notes subtiles de coing et de noisette, un joli vin, fin et dense à la fois, tout en charme comme le Lirac rouge 2004, de belle couleur grenat, au nez de sous-bois et de griotte, associant finesse et charpente. Goûtez le CDR rouge 2005, de couleur profonde, bien corsé, où dominent les fruits mûrs, aux tanins fondus, bien en bouche, vraiment très abordable, et l’excellent CDR blanc 2006 (cépage Viognier), très onctueux, de bouche subtile à dominante de fruits frais et de fleurs. Tout en fruité et finesse, le Côtes-de-Provence Château Rio-Tord rosé 2006, provenant de leur autre domaine familial, et le Marc de Châteauneuf-du-Pape blanc, un régal, à boire frais en digestif. Exceptionnel rapport qualité-prix-typicité.

SAINT-BENOÎT Gérard Jacumin Route de Sorgues 84230 Châteauneuf-du-Pape Tél. 04 90 83 51 36 Fax. 04 90 83 51 37 e-mail : saint.benoit@wanadoo.fr www.saintbenoitvins.com Un remarquable Châteauneuf-du-Pape cuvée XIII 2005, avec des notes intenses de petits fruits rouges surmûris et d'épices, charnu, coloré et parfumé, charpenté, aux tanins amples. Le Châteauneuf-du-Pape Soleil et Festins 2005 (80% Grenache, 10% Syrah et 10% Mourvèdre) a des arômes puissants de griotte, des tanins bien présents, un vin volumineux et persistant en bouche. Le Châteauneuf-du-Pape Saint-Benoît Grande Garde, avec des nuances de cassis et de violette, allie charpente et souplesse en bouche, un vin de garde. Vous aimerez aussi ce Châteauneuf blanc La Gardiole 2005, issu d’une des rares vieilles Roussane du terroir de Châteauneuf-du-Pape (parcelle de 25 ares qui date de 1949), très savoureux, aux nuances de coing et de pain grillé, un beau vin tout en bouche, riche en arômes comme en charpente.

Domaine du VIEUX-LAZARET Vignobles Jérôme Quiot Avenue Baron-le-Roy, BP 38 84230 Châteauneuf-du-Pape Tél. 04 90 83 73 55 Fax. 04 90 83 78 48 e-mail : vignobles@jeromequiot.com www.jeromequiot.com À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Exceptionnel Châteauneuf-du-Pape rouge Domaine du Vieux-Lazaret 2005 (67% Grenache noir, 22% Syrah, 5% Mourvèdre, 4% Cinsault et 2% autres cépages sur des sols de galets, de terrasses caillouteuses et des sols argileux, vignes de 40 ans en moyenne), tout en bouche, avec des nuances de fumé, parfumé (cassis, griotte), aux tanins très équilibrés, à la fois puissant et souple. Le 2004 est dense et complexe, dominé par les fruits macérés, de robe pourpre soutenu, un vin riche et bien en bouche. Le Châteauneuf blanc 2004 (45% Grenache blanc, 30% Clairette, 20% Bourboulenc et 5% Roussane, sur des sols argileux, vignes de 30 ans en moyenne) est tout en finesse d’arômes, un vin très équilibré en acidité, dense et floral, très harmonieux, un vin ample sentant bon les noisettes et la pêche, à ouvrir sur un poisson au four. Splendide Châteauneuf-du-Pape cuvée Exceptionnelle (60% Grenache et 40% Syrah), avec ce nez de kirsch très spécifique, de couleur profonde, un vin riche et parfumé, de bouche fondue et puissante à la fois, de grande évolution. Le Châteauneuf-du-Pape Domaine Duclaux rouge 2004 (cépages dominants 70% Grenache, 20% Mourvèdre, sur des sols de galets roulés, d’alluvions, de sable, de cailloux et des sols argilo-calcaires, vignes de plus de 50 ans en moyenne) est de couleur intense, charnu, aux notes de pruneau, dense et puissant, coloré et parfumé, alliant charpente et rondeur, de garde. Goûtez aussi le Côtes-du-Ventoux Domaine du Vieux-Lazaret (65% Grenache noir, 30% Syrah et 5% de Cinsault et de Carignan, vignes de 30 ans en moyenne), au nez dominé par les petits fruits rouges (cassis, framboise), aux tanins très équilibrés, et ce CDR rouge Château du Trignon 2005 Plan de Dieu. Le Plan de Dieu est un nouveau CDR Villages reconnu pour la typicité de sa terrasse alluviale riche en galets, cépages Grenache et Syrah élevé pour 20 % en fûts de chêne, dense au nez comme en bouche (cassis, garrigue), aux tanins enrobés, de couleur cerise soutenue, régulièrement réussi. Très beau rapport qualité-prix-typicité.

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vendredi 15 février 2008

La vérité sur la qualité du millésime 2007 en Médoc

Dans la presqu’île du Médoc, il y a de tout, et notamment des appellations très différentes, sur le plan de la géographie, de l’influence du fleuve, des sols, des croupes... cette différence s’exacerbant même dans une appellation comme Margaux où les terroirs ne sont pas du tout homogènes.

Prenons trois exemples de sols qui, à mon sens, ont très bien réagi aux conditions climatiques d’année 2007 :

- À Margaux prédominent les graves garonnaises, sur un plateau central de 6 km de long sur 2 km de large. Au sud-est, le vignoble domine les terres basses de l’estuaire. Son versant oriental est légèrement échancré par des vallons secs qui le festonnent en croupes successives. Les graves de Margaux ont été étalées en nappe par une ancienne Garonne au Quaternaire ancien. De belle taille, elles sont associées à des galets de dimension moyenne qui constituent le plus bel ensemble günzien du haut-Médoc. C’est sur cette nappe ancienne, qui repose sur un soubassement tertiaire calcaire ou argilo-marneux, que sont installés les meilleurs crus médocains. Beaucoup de graviers et de cailloux, des sols pauvres retenant mal l’eau, une vigne profondément enracinée, toutes les conditions de réussite sont réunies dans ces terroirs pour favoriser la qualité d’un millésime comme le 2007.

- À Saint-Julien, le terrain est pratiquement le même sur l’ensemble de la commune. Seule la proximité plus ou moins grande du fleuve peut entraîner quelques variations climatiques. En fait, la nappe de graves de Saint-Julien-Beychevelle prend la forme d’un grand rectangle de près de 5 km de longueur sur 3,5 km de largeur. Et la nappe alluviale est particulièrement bien disséquée en croupes de graves garonnaises du quaternaire ancien.

- À Saint-Estèphe, le sol est caractérisé par la diversité remarquable de la composition de ses couches, conséquence de son modelé accidenté, et un excellent drainage naturel. Partout il est semé de quartz et de cailloux roulés, mêlés à une terre légère et sableuse en surface qui confère aux vins une finesse toute particulière. Quant au sous-sol, il est constitué du fameux calcaire qui affleure à l’ouest de la commune.

Eh bien, ces sols ont parfaitement joué leur rôle cette année.

lundi 31 décembre 2007

VinoVox, c'est parti !

Le voilà, le résultat de notre force sur Internet. Le 1er vrai magazine du Vin sur le Web, alimenté par des centaines d'articles, de liens, de flux, de reportages, de présence sur le terrain... C'est -une nouvelle fois- du jamais vu, gratuit et unique ! Le mieux, c'est que vous alliez voir : Vinovox

samedi 29 décembre 2007

My Space

J'ai ouvert mon espace sur My Space en Novembre. Il est personnel, c'est-à-dire que j'y aborde mes passions, notamment l'art contemporain (mon épouse Brigitte et moi projettons l'ouverture d'un "espace" d'art moderne à Auros), la musique, le cinéma et la littérature. Plus d'une centaine d'ami(e)s (112, à ce jour) sont déjà venus me rejoindre, français, italiens, américains, canadiens, belges, artistes, compositeurs, peintres..., j'ai déjà réservé des tableaux, hésite sur une sculpture, ai promis d'aller voir un concert... On se doute que c'est un média exceptionnel pour tisser des liens et partager son expérience. Très agréable, très enrichissant. Le Net, c'est cela, avant tout.

jeudi 8 novembre 2007

Bordeaux : coups de cœur et de bluff...

Comme en Bourgogne, on ne peut que regretter que beaucoup de crus bordelais, réputés ou non, “classés” (en 1855..., merci pour l’actualisation) ou non, “classés” à Saint-Émilion ou en “Crus Bourgeois” du Médoc (les 2 classements étant juridiquement obsolètes, ce qui la fout bien) atteignent des prix qui ne sont plus conformes au plaisir qu’ils procurent. 

J’aime les vrais vins de Bordeaux, du plus grand au plus modeste, et les consommateurs comme les producteurs savent que je défends ce qui les intéresse, et les distingue : le rapport qualité-prix-typicité. Si l’on fait un grand Margaux ou un Pomerol racé à 40 ou 80 e, il les vaut bien. Idem pour une gamme plus abordable, en Graves, dans les Satellites, les Côtes ou en Bordeaux Supérieurs, où les progrès sont exceptionnels.

En-dehors de quelques crus mythiques pour lesquels le prix n’est plus un facteur estimatif (on entre alors dans le monde du luxe), ce qui n’est pas du tout justifié aujourd’hui, et on l’a vu -hélas- avec les augmentations de prix du millésime 2005, c’est un Saint-Émilion “fardé” comme un acteur du carnaval de Venise à 80 e (voire bien plus), un “simple” Médoc à 25 e, un “bon” machin à 20 e ou un Bordeaux Supérieur ultra-barriqué à 15 e. À force de prendre les consommateurs pour des gogos (demain, les Russes ou les Chinois le comprendront aussi), certains vont s’en mordre les doigts...

Pour mémoire, il existe deux “crises” actuellement, très différentes, voire opposées, dans beaucoup de vignobles : celle, désastreuse pour ceux qui la subissent, qui touche certains viticulteurs, la plupart étant dépendants des prix trop bas du tonneau, qui ont du mal à se faire rémunérer correctement. Les causes sont complexes (un certain négoce peu solidaire parfois, une politique de plantation trop importante, des barrières étatiques…). Ils méritent d’être soutenus, et l’on fera ce que nous pouvons pour les aider. C’est une crise sociale.

L’autre crise concerne un bon nombre de vins, à Bordeaux, notamment : trop chers ou trop sensibles à la mode (“vins de garage”), trop endormis sur leurs lauriers, trop imbus d’eux-mêmes, alors que le respect des consommateurs (proposer un vrai rapport qualité-prix cohérent) est impératif. Les acheteurs se sont sentis lésés. On parle beaucoup trop d’argent, de prix, de bonnes notes glanées chez un “gourou” quelconque, et c’est ce que le consommateur retient, alors que, bien sûr, ceci ne concerne qu’une petite minorité. C’est une crise de confiance, et, en même temps, une crise d’identité, tant un bon nombre de vins ont perdu leur spécificité.

Les “primeurs” (depuis 2000, et surtout 2005 où certains crus ont sorti des prix déments et incautionnables) font des vins bien trop chers, et cela commence à créer un sérieux malaise à Bordeaux, tant il y a de différence entre 2 vins d’une même appellation. Pourquoi payer une bouteille à 50 ou 200 e quand on peut trouver du plaisir dans une bouteille 4 à 10 fois moins chère (même si, et je le sais, que les vins ne sont pas “comparables”) ? Je n’ai jamais soutenu ces vins “parvenus” qui se moquent bien du marché français (et de ses consommateurs).

Je ne suis pas non plus intéressé par les vins “confiturés”, sans âme ni vertu, qui font tort à la grande spécificité bordelaise. Pour faire ces “vins”, on récolte des raisins surmaturés, on concentre à outrance (avec des concentrateurs) lors des vinifications, on met le tout dans des barriques où le bois peut, sur demande auprès des tonneliers, vous donner le goût que vous recherchez (de la vanille, du sirop, de la confiture…), et on vous sert un vin à la limite de l’écœurement, noir comme de l’encre, gras comme de l’huile et parfumé comme votre bureau en bois.

Si les vins du Médoc (le dernier Classement “Officiel” des Crus Bourgeois est passé à la trappe sur le plan juridique, comme celui de Saint-Émilion, et on le comprend) sont réputés, ce n’est pas pour être des vins intouchables à cause de leur prix ou “putassiers”, ces vins ou micro-cuvées qui n’existent que pour rafler de bonnes notes à des concours et ne correspondent plus à la grande tradition médocaine. Ces pratiques sont une honte pour la majorité des grands vins de la région, qui sont des vins fermés dans leur jeunesse, typés par leur terroir, et qui demandent d’évoluer dans le temps pour s’exprimer, en fonction de chaque millésime, respectant ainsi la nature. La force du terroir est la base de tout. Les autres sont sans intérêt, et les prix sont souvent déments.

À Pomerol, il y a des vins splendides, très typés par le Merlot qui se plaît à merveille dans ces territoires diversifiés. Il faut noter que, les exceptions et les excès confirmant la règle, les vins bénéficient d’un rapport qualité-prix-typicité justifié par la rareté comme par la convivialité et l’amour du vin.

À Saint-Émilion, on revient dans les histoires de clochers, et à beaucoup trop de frime. Outre un Classement “officiel” qui fait plutôt sourire, faisant “monter” certains crus pour le moins incongrument et discréditant d’autres (Guadet, Faurie, Cadet-Bon, Lamarzelle, Petit Faurie de Soutard, La Tour du Pin Figeac...) qui ne le méritent vraiment pas (le Classement est d’ailleurs annulé par un jugement actuellement), on ne peut aussi qu’être déçu par des vins totalement “fabriqués”, vinifiés par ceux qui croient avoir la “science infuse” et veulent nous faire croire qu’en mettant un vin “200 % en barriques neuves” ou en multipliant les manipulations œnologiques, les concentrations et des “essais”, on sait faire du vin ! Ceux-là se moquent des amateurs et des autres vignerons de l’appellation que nous défendons,qui savent très bien s’il faut mettre 10 %, 20 %, 30 %, 50 % de leurs vins en barriques neuves, ou moins, ou plus, selon la force du millésime et la structure du vin. On ne fait du bon vin, et a fortiori un grand cru, que sur des terroirs propices, de la “crasse de fer” aux argiles profondes, assortis de dépôts marins ou d’alios. Gare à certains prix, totalement injustifiés.

Les meilleurs vins de Montagne, Puisseguin, Lussac ou Saint-Georges se retrouvent dans le Classement des “Satellites” de Saint-Émilion, et proviennent de terroirs spécifiques, limitrophes ou rapprochables d’autres sols d’appellations plus prestigieuses, ce qui leur permet de devenir de grands vins à part entière.

Bien que certains tentent de les mélanger, les deux appellations Canon-Fronsac et Fronsac partagent à la fois des différences et des similitudes. Là aussi, des vins sont surcotés et beaucoup plus marqués par leurs vinifications que par un terroir.

Pour les Graves, il existe une variété importante de styles de vins. Cela va des crus réellement (et historiquement) exceptionnels, issus des territoires de Pessac, Martillac ou Léognan, mais aussi ceux de Podensac ou Portets, certains d’entre eux, dans les appellations Pessac-Léognan (quelques-unes des plus belles bouteilles de la région dans les millésimes 2005 et 2004) comme dans celle des Graves, bénéficiant d’un remarquable rapport qualité-prix-plaisir, d’autres crus atteignant des prix difficilement cautionnables. C’est évidemment le berceau des grands vins blancs de la région bordelaise.

Dans les appellations de Côtes, qui se cherchent toujours, il s’agit de choisir entre les vins typés comme nous les aimons, et d’autres cuvées très spéciales, dépersonnalisées (à ne pas confondre avec les cuvées de prestige retenues), faisant la part belle à des vinifications trop sophistiquées, peu propices à mettre un terroir en avant, s’il existe.

Dans les Bordeaux Supérieurs, les progrès sont constants depuis plus de dix ans, et, loin de la démence des prix de certains autres “cuvées Spéciales”, on savoure de nombreux vins remarquables pour leur rapport qualité-prix-plaisir. La plupart des propriétaires retenus élèvent aussi de jolis Bordeaux blancs qui ont du mal à se faire une image.

À Sauternes (et Barsac), l’équilibre géologique et climatique de la région en fait un milieu naturel idéal pour cette fascinante biologie qu’est le Botrytis cinerea. L’appellation a connu une série de millésimes très différents, du plus exceptionnel (2004, 2001, 99…) au plus difficile (2002). Attention au passerillage, qui n’a rien à voir avec le Botrytis...

En liquoreux, les appellations situées face à Sauternes, recèlent des vins onctueux, qui ont du mal à se faire un nom, pourtant d’un très bon rapport qualité-prix-plaisir.

Mes Classements 2008 sont la garantie de ne pas vous faire avoir. Gare au bluff, donc.

jeudi 18 octobre 2007

20 sur 20 ? mon blog perso qui note mes coups de cœur...

Je me fais plaisir, et j'y aborde pratiquement tous les sujets : la Boxe (regardez attentivement le jeu de jambes d'Ali, et Bretonnel), Sarkozy (je soutiens plus que jamais), Dido (et des vidéos superbes de Clapton, des Stones, de Dylan, Lou Reed, Brian Ferry, Amstrong, ou Callas), Rugby (de Bernard "Madrange" aux Blacks), ce qui nous met mal à l'aise (dont la précarité et cette pauvreté stagnante dans notre pays riche), Villepin (et sa rancœur), une rubrique houlala (de Catherine Breillat à Paris Hilton, du Japon à Jean-Claude Van Damme), le FMI (Strauss-Kahn, pas mal payé), Goldman (Là-bas), de quoi rire ou pleurer, mais aussi le génie des hommes avec les montres à complications (et un Planétarium époustouflant), les voitures à Paris, les vins Californiens, le scandale d'EADS (info ou intox ?), la Poste, mais encore Kouchner (j'aime bien), Lawrence d'Arabie, Rothko (et Soulages, et Warhol, et Tal-Coat, et Krémègne...), Ségolène Royal, BHL, Clearstream, la TVA des restaurateurs, les ministres, l'iPhone, Vuitton, les Echecs, quelques tacles à Fabius (mais aussi à Royal, Copé, Santini, Juppé, Bayrou ou Jospin), Ibiza, de quoi avoir honte, des conseils pour bien acheter (et éviter des vins à prix incautionnables), un peu de technique (du vin soda aux cavernes de Mars), de beaux vins..., des coups de chapeau (Google, Dominique Ferrandez, Cervantes, Imagine et My Sweet Lord en live...), les vins de Toscane, pas mal de coups de gueule ou tout comme (Toupie, Bollinger, les vins de cépages, Parker, Citadelles du Vin...), mes infos préférées (Europe 1, Guillaume Durand), les livres (Alamut, Vargas Llosa, Tourbillon...), bien sûr, puis la crise américaine, ce qui nous fait sourire (dont des articles sur le vin parus dans Le Figaro et Le Monde), les stocks-options (il est bien, Seguin), Brad Pitt, les copeaux de bois, le Champagne, l'astronomie, les grèves, voir et revoir Keyser Soze... le tout noté de 1 à 20, avec humour (quelques vidéos top de Nicolas Canteloup, Gad Elmaled, Florence Foresti), ironie ou conviction. De quoi se divertir mais surtout s'informer sur 20 sur 20 ?

mercredi 17 octobre 2007

Aromatique, cela veut dire quoi ?

Odeur intense, fraîche et franche, typique des vins jeunes. Plusieurs caractères d’arômes sont présents : floral (violette, œillet, rose, jasmin, pivoine, miel…), fruité (cassis, prune, coing, framboise, cerise, noix, figue sèche, châtaigne, amande douce ou amère…), végétal (fougère, sous-bois, myrte, foin frais ou sec, anis, réglisse, menthe, poivre vert, vanille, eucalyptus…), animal (musc, cuir, ambre, graisse, venaison…), minéral (pierre à fusil, silex, iode, craie, poussière…) et synthétique (bonbon anglais, esters, phénols, goudron, matière plastique…). Les vrais vins possèdent toutes les nuances, intimement liées : un vin ne sent pas la framboise ou la cerise, il doit sentir le vin et vous faire penser à des arômes de framboise ou de cerise, nuance…

Voir le vocabulaire du vin

samedi 13 octobre 2007

La force du terroir

Chaque semaine, les meilleurs vins de France, du plus grand au plus modeste.

Voir le site

La France a du talent

Pour Patrick Dussert-Gerber, depuis 28 ans, le vin est une entité à part entière qui associe l’inné et l’acquit, le talent et la passion, le ciel et la terre, l’homme et la science, le matériel et l’irrationnel, la poésie et le savoir, le plaisir et la mesure (si l’on a soif, on boit autre chose)… Il faut respecter à la fois une culture et une éthique. Il faut rester humble devant les dégustations, sincère face à ses convictions, défendre tous ceux qui s’attachent à élever un vin digne de ce nom avec passion et convivialité. Dans cette optique, il y a peu de place pour la frime ou l’arrogance. Le vin, c’est donc le reflet d’un état d’esprit, et d’une éthique, technique et morale. Le reste, l’osmose inverse à outrance, les concentrateurs, le surboisage… c’est du dopage, et du blabla.

Brigitte Dussert : vous aimez beaucoup l’Alsace et ses vignerons. Les vins ont-ils évolué ?

Patrick Dussert-Gerber : l’Alsace est une région toujours aussi forte qui ne rencontre pas de difficulté particulière. Il faut quand même dire que, depuis quelques années, on dégustait des vins plus douceatres avec beaucoup moins d’acidité. Deux paramètres pour l’expliquer : soit c’est l’évolution climatique qui donne des vins plus doux et moins acides et là c’est logique dans des millésimes comme 2003 ou 2005, soit c’est une volonté délibérée ou une mode. Si c’est le cas, attention au risque de dépersonnaliser ces crus. Un Riesling ne doit pas être suave mais, au contraire, bien sec, et l’acidité est nécessaire pour l’équilibre et la typicité de ces vins. J’affectionne particulièrement l’Alsace (quelques origines d’Andlau), la bonne humeur des vignerons, le plaisir de pousser la porte d’un winstub, bref, celui de partager l’amour du vin. Je connais parfaitement le vignoble et il y a un bon nombre de producteurs que j’estime et soutiens depuis mon premier Guide, ce qui ne nous rajeunit pas (Gresser, Schléret, Hauller, Berger, Klein, Jung, Schaeffer-Woerly, Haegi, Rolli, Dussourt, Reinhart, Materne Haegelin…) et d’autres, découverts il y a une dizaine d’années comme Odile Weber, Ruhlmann, Beck, Engel, l’exemplaire Cave de Hunawihr…

Lire le point sur les autres régions

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samedi 29 septembre 2007

Unique, le Champagne

Mon Classement 2008 est un vrai coup de cœur, entièrement actualisé, et vous montre le véritable visage de la Champagne, qui tient compte de la qualité, du prix, de la régularité, de l’accueil et de la passion des hommes. C’est ce qui fait tout son intérêt ; récompenser les meilleurs, les plus connus comme les autres, ceux qui respectent les consommateurs. L’image de marque n’est plus suffisante, c’est la régularité qualitative et des prix justifiés (ou pas) qui comptent.

Il faut considérer le Champagne comme un vin à part entière : les très grandes cuvées de prestige (celles que l’on retrouve dans le Classement dans la catégorie des Premiers Grands Vins Classés, puis dans une bonne partie des Deuxièmes Grands Vins Classés) sont des cuvées de Champagne que l’on boit comme un grand vin, en les associant à des moments du repas, sur des plats appropriés. On a la chance d’accéder ainsi aussi bien au summum de la finesse qu’à celui de la complexité et de la vinosité. Bien que l’on en parle moins (à tort), le terroir, les sols ont toute leur importance en Champagne, apportant une spécificité réelle et différente selon que l’on se trouve à Cramant ou à Épernay, à Ay ou à Bouzy, dans l’Aube ou la Marne. À cela s’ajoute la proportion des cépages, et chaque maison, cave ou vigneron, possède alors les facultés de créer véritablement une cuvée légère ou puissante. Et puis, ce qu’il ne faut pas occulter pour comprendre la différence entre une grande cuvée et une autre, ce sont, outre l’art fondamental de l’assemblage que signe la main de l’homme, les incontournables vins de réserve, que l’on ajoute à des vins plus jeunes. On ne fait un grand vin que si l’on a du stock, l’exception confirmant la règle.

Comme partout également, on trouve aussi des cuvées bas de gamme, qui changent de nom et d’étiquette selon leurs distributeurs, et des cuvées de concours qui masquent l’ensemble de la production, faute de savoir-faire ou d’approvisionnements adéquats. Certaines négociants sont dans ce cas, de plus en plus de producteurs se réservant leurs meilleures cuves ou raisins pour vendre en direct (on les comprend). Il y a aussi des cuvées bien trop chères, difficilement cautionnables, donc.

Attention aussi aux nombreuses marques qui appartiennent à certains “faiseurs”. Ai-je besoin de souligner que, autant que je puisse le savoir (certaines marques – caves coopératives ou négociants – cachant bien leur véritable identité), ceux qui ne sont plus que des noms sur une étiquette ne font pas partie de cette hiérarchie, comme d’autres marques de négoce, dont la qualité n’est pas en cause, qui sont dirigées par des responsables de groupes qui vendent du Champagne aujourd’hui comme demain de la lessive… À quoi bon les soutenir ?

Voir :

dimanche 23 septembre 2007

Acheter Millésimes en direct

http://www.guidedesvins.com/acheter.php

http://www.millesimes.fr/images/couv.jpg

Et nos "concurrents", ils sont où...

Vous savez que je suis peu soucieux des critiques, mais, à des moments, il faut remettre les choses et certains à leur place. On est donc vraiment désolé pour les "concurrents", qui n'arrêtent pas de gloser et ne se gênent pas -eux- pour nous critiquer, même si, on le sait, on ne peut être jaloux que des réussites ou des "institutions".

Bref, sur le 1er et unique réseau mondial d'informations, Internet, il n'y en a que pour Patrick Dussert-Gerber et nos sites qui ramènent au Guide Dussert-Gerber des Vins de France (Albin Michel).

AUCUN AUTRE GUIDE REEL "PAPIER" est avant nous ! En plus, tous nos sites renvoient à MILLESIMES ou aux CLASSEMENTS, directement consultables sur le Net.

Quand un internaute veut acheter ou consulter un guide sur les vins, il tape instinctivement "guide des vins" ou "guide du vin". Pas de Hachette ni de Parker, ni de Bettane, ni de machin ou de truc. On a fait le test, et cela devrait calmer certains :

1/. Google (le 1er, de très loin, plus de 89% du marché, voir : http://barometre.secrets2moteurs.com) - Quand on tape "guide des vins", sur Google, c'est pire pour nos amis, on est en pole position sur 2,7 millions de liens - Avec "guide du vin", on est en 8e position sur plus de 4,2 millions de résultats

2/. Yahoo - Avec "guide des vins", on est en 2e, 3e et 7e positions, sur plus de 4,3 millions de liens - Quand on tape "guide du vin", nous sommes présents 4 fois sur la 1ère page devant plus de 7,1 millions de sites : 2e, 4e, 8e et 10e

3/. Live Search/msn (Microsoft) - Avec "guide des vins", on est en 1ère position sur près de 388.000 résultats - Quand on tape "guide du vin", on est en 2e, 7e et 8e positions sur plus de 540 000 résultats

4/.Vo ila (Orange) - Avec "guide des vins", on est en 1ère, 4e et 7e positions sur près de 1,3 millions de résultats - Quand on tape "guide du vin", on est en 7e et 8e positions sur plus de 1 million de liens

5/. Altavista - Avec "guide des vins", on est en 1ère, 4e et 6e positions sur plus de 4.3 millions de liens - Quand on tape "guide du vin", on est en 2, 3e, et 3e positions sur plus de 7,3 millions de résultats

Evidemment, je ne me suis contenté que des résultats de la 1ère page des moteurs de recherche, mais qui va consulter la 3e ou la 1500e ?

Au top sur le Net

Vous savez que je suis peu soucieux des critiques, mais, à des moments, il faut remettre les choses et certains à leur place. On est donc vraiment désolé pour les "concurrents", qui n'arrêtent pas de gloser et ne se gênent pas -eux- pour nous critiquer, même si, on le sait, on ne peut être jaloux que des réussites ou des "institutions".

Bref, sur le 1er et unique réseau mondial d'informations, Internet, il n'y en a que pour Patrick Dussert-Gerber et nos sites qui ramènent au Guide Dussert-Gerber des Vins de France (Albin Michel).

AUCUN AUTRE GUIDE REEL "PAPIER" est avant nous ! En plus, tous nos sites renvoient à MILLESIMES ou aux CLASSEMENTS, directement consultables sur le Net.

Quand un internaute veut acheter ou consulter un guide sur les vins, il tape instinctivement "guide des vins" ou "guide du vin". Pas de Hachette ni de Parker, ni de Bettane, ni de machin ou de truc. On a fait le test, et cela devrait calmer certains :

1/. Google (le 1er, de très loin, plus de 89% du marché, voir : http://barometre.secrets2moteurs.com) - Quand on tape "guide des vins", sur Google, c'est pire pour nos amis, on est en pole position sur 2,7 millions de liens - Avec "guide du vin", on est en 8e position sur plus de 4,2 millions de résultats

2/. Yahoo - Avec "guide des vins", on est en 2e, 3e et 7e positions, sur plus de 4,3 millions de liens - Quand on tape "guide du vin", nous sommes présents 4 fois sur la 1ère page devant plus de 7,1 millions de sites : 2e, 4e, 8e et 10e

3/. Live Search/msn (Microsoft) - Avec "guide des vins", on est en 1ère position sur près de 388.000 résultats - Quand on tape "guide du vin", on est en 2e, 7e et 8e positions sur plus de 540 000 résultats

4/.Vo ila (Orange) - Avec "guide des vins", on est en 1ère, 4e et 7e positions sur près de 1,3 millions de résultats - Quand on tape "guide du vin", on est en 7e et 8e positions sur plus de 1 million de liens

5/. Altavista - Avec "guide des vins", on est en 1ère, 4e et 6e positions sur plus de 4.3 millions de liens - Quand on tape "guide du vin", on est en 2, 3e, et 3e positions sur plus de 7,3 millions de résultats

Evidemment, je ne me suis contenté que des résultats de la 1ère page des moteurs de recherche, mais qui va consulter la 3e ou la 1500e ?

samedi 22 septembre 2007

Dans Millésimes, les 1000 vins de l'année !

Acheter en direct : http://www.guidedesvins.com/acheter.php

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